SCAPE est le concept d’une activité définie comme :
L’ART d’OBSERVER et d’IMMORTALISER des SCÈNES DE VIES SAUVAGES.
Un concept est la représentation mentale abstraite et générale d’une idée, d’un principe ou d’une activité.
Dans le cas de la SCAPE, le concept est la définition intellectuelle et le cadre philosophique qui précède et fonde la pratique.
Il n’est pas l’activité elle-même, mais l’idée claire et structurée de cette activité, qui permet de la penser, de l’expliquer, de la distinguer des autres concept, comme la science, l’écologie, la peinture etc et de la faire reconnaître.
Le concept de SCAPE, repose sur trois piliers abstraits :
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Une finalité : Observer et immortaliser (vs. chasser ou détruire).
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Un objet : Des scènes de vies sauvages (vs. l’animal ou le trophée).
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Un statut : Un art (ce qui l’inscrit dans une tradition culturelle et créative).
Avant d’être un loisir pratiqué, la SCAPE est donc d’abord une idée-force.
La nommer (« SCAPE ») permet de faire exister ce concept dans le débat public et d’ exgiger un espace politique et juridique légitime face à d’autres concepts, comme celui de la « cynégétique ».
Baptême
Nommer cette activité ancestrale, lui permettra d’être connue du public et des médias et être reconnue par les autorités politique et judiciaire, comme une entité légitime pour concurrencer la gestion partisane de la faune sauvage par la cynégétique.
L’Association Française de Scape fait la promotion de cette activité et défend les droits des personnes qui préfèrent observer des animaux libres que les chasser. L’association encadre ce loisir pour interdire les dérives nuisibles à l’environnement. Elle soutient toutes les initiatives de rétablissement des équilibres de la biodiversité.
Tuer ne doit plus être un loisir privilégié par la classe dirigeante. L’observation de la faune sauvage est une activité respectable. Elle est préférée par une grande majorité de personnes et par de nombreux artistes et philosophes, comme Léonard de Vinci, depuis la préhistoire, comme en témoignent les gravures rupestres.
C’est un art, au même titre que la musique ou la peinture, qui s’exprime de multiples façons, mais qui se trouve en conflit avec d’autres usages, coutumes ou loisirs qui exploitent, transforment ou détruisent la biodiversité.
L’art d’observer et d’immortaliser des scènes de vies sauvages est un concept qui n’avait jamais eu besoin d’être nommé, ni officiellement reconnu. Bien qu’elle soit passionnée par la biodiversité et ses biotopes, elle est exclue du code de l’environnement.
Chaque jour, des études éthologiques et les observations d’amateurs sur les réseaux sociaux apportent de nouvelles connaissances sur le comportement animal. Si le législateur protège de plus en plus les animaux domestiques, la faune sauvage, elle, est toujours traitée de « chose sans maître ».
Cette évolution des connaissances rend la scape bien plus compétente, objective et légitime pour gérer scientifiquement la biodiversité et la faune sauvage, à la place des dogmes cynégétiques obsolètes.
En l’absence d’organisation concurrente, c’est à la chasse que le législateur a confié la gestion de la faune sauvage, avec les conséquences dramatiques qu’on lui connaît.
Elle utilisera tous les moyens en sa possession pour concurrencer et remplacer la chasse (cynégétique) dans la gestion de la faune sauvage et le code de l’environnement. Cette substitution profitera à tous les naturalistes, professionnels ou amateurs, quelles que soient leurs activités dans la nature.
Un Art du Vivant
La SCAPE est un art. Alors que les sociétés ont souvent glorifié l’art de la guerre ou de la chasse, la SCAPE revendique le statut d’un art de vivre pacifique. Elle transfigure l’acte vital d’observer en une pratique esthétique et éthique, cultivant l’art de voir et de comprendre, par opposition à un loisir qui ne cultiverait que l’art de tuer.
Son essence artistique ne réside pas seulement dans la beauté formelle des œuvres produites, mais dans l’intention profonde : capter et partager l’émotion unique née de la rencontre furtive avec le vivant libre.
L’Observation, Acte Fondateur et Philosophique
L’observation authentique de la vie des animaux libres est une immersion totale, une quête de compréhension profonde de son mode de vie à « hauteur de l’animal ». Elle se pratique dans la solitude, condition sine qua non de son authenticité, car le groupe est perçu comme une menace par la faune. Sa discrétion est inversement proportionnelle au carré du nombre d’individus qui le compose.
Cette pratique va bien au-delà de la technique. C’est une philosophie et un acte de résistance dans un monde où la nature est de plus en plus contrôlée. Elle affirme la valeur intrinsèque de la vie libre et pose les bases d’une cohabitation fondée sur le respect et l’émerveillement, proposant une alternative concrète à la vision prédatrice.
L’émotion qui en découle est une reconnexion fondamentale à notre propre nature et à notre environnement.
L’Immortalisation, de l’Émotion au Témoignage
L’immortalisation fixe l’éphémère. De la photo à la vidéo, en passant par la peinture ou l’écriture, elle transforme une émotion personnelle en un témoignage durable et transmissible. Contrairement au trophée cynégétique qui immortalise une mort, les « trophées » de la SCAPE immortalisent la vie.
Si l’esthétique a son importance, la primauté est donnée à la véracité éthologique et au comportement. L’œuvre doit servir la compréhension du vivant. C’est pourquoi chaque production est un acte collectif de contribution aux connaissances et à la sensibilisation du public, toujours soumis à une exigence de rigueur et de véracité.
Le Cœur de la Pratique : les Scènes de Vies Sauvages
L’objet n’est pas l’animal, mais son comportement dans son intégrité. La SCAPE s’intéresse aux scènes de vies sauvages, ce qui la distingue d’une simple collecte d’images. Elle nécessite une approche si discrète que l’animal, paisible, ignore ou accepte la présence de l’observateur, dans l’intimité de sa vie.
Cette recherche d’authenticité rend la SCAPE fondamentalement incompatible avec toute activité qui trouble ou terrorise la faune, comme la chasse-loisir. Elle se pratique dans des biotopes préservés ou restaurés, où la biodiversité tend vers un équilibre naturel et où la faune peut être apaisée.
C’est une activité aux dimensions Multiples :
La SCAPE synthétise plusieurs dimensions :
- Scientifique : par les connaissances éthologiques et écologiques qu’elle mobilise et auxquelles elle contribue.
- Artistique : par les techniques de représentation et de narration qu’elle emploie.
- Politique et législative : par la nécessité de faire reconnaître et de défendre un cadre pour une relation non-violente à la faune sauvage.
Cette multiplicité n’est pas une simple accumulation d’aspects. Elle est la matrice de sa crédibilité et de sa puissance en tant qu’alternative à la chasse-loisir.
Dimension sportive
- Par l’endurance, la furtivité et la maîtrise des techniques de progression en milieu naturel.
- La pratique peut exiger une bonne maîtrise physique :
- Endurance pour les affûts prolongés de -30° à +50°
- progression silencieuse en terrain ardu,
- maîtrise des techniques de camouflage.
La dimension sportive de la scape n’est pas une performance sportive Narcissique, mais un moyen d’approche discrète et d’immersion sans perturbation.
Dimension scientifique : La contribution à la connaissance du vivant.
Le scapeur est un observateur actif de l’éthologie et de l’écologie. Ses données de terrain, rigoureusement collectées, alimentent les sciences participatives. Cette contribution objective et désintéressée contraste radicalement avec les « données » de gestion cynégétique, souvent biaisées par l’objectif de prélèvement. La SCAPE se positionne ainsi comme un acteur légitime de la gestion fondée sur la preuve.
Dimension artistique : La création qui témoigne et émeut.
L’immortalisation (photo, vidéo, dessin) transcende le documentaire. Elle est un acte de création qui capture l’émotion de la rencontre, valorise l’esthétique du sauvage et produit des récits puissants. Cet art-là, qui célèbre la vie, s’oppose frontalement à l’« art » cynégétique qui ne célèbre que la mise à mort et le trophée. Il façonne l’imaginaire collectif et réenchante notre rapport au vivant.
Dimension politique et législative : Le combat pour la reconnaissance et l’égalité des droits.
Face au monopole institutionnel de la chasse, la SCAPE mène un combat politique pour son existence juridique. Elle revendique un cadre légal neutre, la fin des privilèges exorbitants et la reconnaissance du droit d’observer. Cette dimension est indispensable pour transformer une pratique individuelle en une force collective capable de réformer le droit et les politiques publiques de la faune sauvage.
Synergie stratégique :
Ces dimensions ne sont pas cloisonnées. Elles se renforcent mutuellement dans une dynamique vertueuse :
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La rigueur scientifique donne du poids aux revendications politiques.
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La création artistique sensibilise l’opinion et légitime la cause.
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L’engagement sportif et scientifique fonde l’éthique et la crédibilité sur le terrain.
Cette synthèse fait de la SCAPE bien plus qu’un loisir. Elle en fait un projet de société intégral qui répond sur tous les fronts – culturel, écologique, juridique – à l’hégémonie d’un système fondé sur la prédation. C’est cette cohérence globale qui lui permet de prétendre non pas à une simple coexistence, mais à un remplacement légitime.
- Scientifique : Par la contribution à la connaissance du vivant via l’observation rigoureuse et les sciences participatives.
- Artistique : Par la création de témoignages (photo, vidéo, écriture) qui immortalisent la vie et sensibilisent.
- Sportive : Par la maîtrise des techniques de progression silencieuse et d’endurance en milieu naturel, au service de la discrétion.
- Politique et législative : Par le combat pour la reconnaissance juridique de l’activité et son intégration dans le code de l’environnement.
La SCAPE : une philosophie de la nature pour refondre sa gestion
La SCAPE n’est pas qu’une nouveauté, c’est la reconnaissance formelle d’un rapport au vivant aussi ancien que l’humanité.
Son existence remonte aux premières observations contemplatives figurées sur les parois des grottes, bien avant que la chasse ne devienne la cynégétique et s’érige en un système de gestion.
La scape n’a pas eu besoin, pendant des millénaires, d’être nommée ou officiellement reconnue. Sa légitimité est ancrée dans un fait immuable : l’être humain a d’abord cherché à comprendre et à représenter la vie sauvage avant de prétendre pouvoir la gérer par la régulation violente.
L’objectif de son officialisation contemporaine est politique et juridique.
Il s’agit de faire connaître cette posture au grand public et, surtout, de la faire reconnaître par toutes les autorités pour qu’elle soit intégrée de droit dans la législation sur la biodiversité. C’est une question d’égalité devant la loi et de démocratie : La pratique de la chasse ne doit être plus protégée que celle de la scape. Ses partisans sont probablement dix fois plus nombreux dans la population. Mais sans doute dix fois moins chez les ‘représentants’ de cette même population.
Son ambition est de transformer la gestion même de la biodiversité.
Il faut faire évoluer le modèle actuel – une gestion partisane, largement confisquée par et pour les intérêts de la chasse – vers une supervision scientifique et impartiale de la biodiversité globale. L’objectif final n’est pas de seulement de substituants une administration humaine à une autre, mais de rendre la nature la plus autonome possible, en restaurant ses équilibres et en limitant les interventions au strict nécessaire pour une cohabitation harmonieuse.
Le scapeur « exploite » la faune sans l’exploiter, par l’observation et la documentation. Il souhaite l’administrer pour ne plus l’administrer, en créant les conditions de son autorégulation. La philosophie de la SCAPE est de rendre la nature à elle-même. Cette éthique de la retenue, n’est pas moins valable ni respectable que le « plaisir de tuer » qui demeure, in fine, le moteur principal de la chasse-loisir.
Cette pensée possède des racines philosophiques et spirituelles profondes et universelles.
Elle a été prônée par des philosophes, incarnée par des mouvements comme les Cathares, et elle fonde le rapport au vivant dans plusieurs civilisations.
Qu’elle ait été marginalisée dans le récit dominant des sociétés judéo-chrétiennes et européennes, marquées par un idéal de domination de la nature, est un fait historique.
Qu’elle doive le rester dans la politique française et européenne du XXIe siècle n’a aucune justification objective. La reconnaissance de la SCAPE est l’étape nécessaire pour faire émerger une politique de la nature qui ne soit plus fondée sur la prédation, mais sur la coexistence.
LIBERTAIRE
La seule différence avec la LPO ou les organisations scientifiques est que la SCAPE défend, avant tout, les intérêts de ses adhérents . Ce qui, en pratique,revient au même que de défendre l’oiseau, puisque l’objectif fondamental de la SCAPE est la protection de la biodiversité.
L’avantage de cette position est de pouvoir s’opposer, sur les plans politique et législatif, d’égal à égal avec le lobby de la chasse, qui défend également ses membres avantson gibier. C’est cette posture qui permet à la chasse d’imposer son propre catalogue d’espèces à abattre.
Par exemple : Les chasseurs ont intérêt à éliminer les renards. Les associations animalistes ont pour intérêt de défendre les renards. La SCAPE, elle, a pour intérêt de protéger les renards. L’État devra alors arbitrer entre les intérêts de deux groupes constitués d’électeurs.
C’est pourquoi il est essentiel de rejoindre la SCAPE : pour que, dans la nature, la chasse cesse de faire la loi.
DURABLE :
La scape s »appuie sur les connaissances scientifiques pour gérer la biodiversité. Son objectif est de changer de paradigme en recherchant les adaptations des activités humaines à la biodiversité naturelle plutôt que de chercher à adapter cette dernière à nos besoins, ou pire en l’ignorant. La catastrophe climatique en cours devrait nous inciter à plus de prudence.
Voire régénératrice, elle peut participer activement à la réparation des écosystèmes.
BAPTEME & GLOSSAIRE
SCAPE est un nom propre sans signification littérale. Sa force réside dans sa capacité à se décliner grammaticalement, à l’instar du mot « chasse », pour désigner l’activité, ses pratiquants et sa philosophie.
SCAPE : Nom de l’activité. (de skopía (σκοπία) = observation, action de regarder)
Scaper : Verbe (ex : « aller scaper »).
Scapeur/scapeuse : Nom des pratiquants.
Scapiste : Adjectif (ex : « éthique scapiste »).
Scapiste : Nom des adèpte de la philosophie, sans pratiquer.
Scapisme : Nom de la philosophie.
Droit d’éden : droit attaché à la propriété. C’est l’équivalent du droit de chasse.
Bail de scape : contrat d’utilisation du droit d’éden.
Un peu d’humour pour singer les prétention pseudoscientifique de la chasse.
Agriotheroskopia (Ἀγριοθηροσκοπία) Nom scientifique de la scape formé du grec : agrios (ἄγριος) = sauvage, thēr/thēros (θήρ/θηρός) = bête sauvage, animal, et skopía (σκοπία) = observation, action de regarder
Littéralement : « l’observation des bêtes sauvages »
Skoposathanatique : synonyme de cynégétique signifie « relatif à un objectif de mort »
Vocabulaire Opérationnel
Immortalisation : Capture durable d’une observation (photo, vidéo, dessin…).
Scène de vie sauvage : Comportement animal authentique, non influencé.
Furtivité scapiste : Technique de déplacement et d’observation non intrusive.
Bail de scape : Convention d’accès à un terrain privé opposable aux baux de chasse.
Club de scape / Apôtres de la scape : Structure locale de pratique et de promotion.
Références Culturelles et Scientifiques
Saint François d’Assise est considéré comme le saint patron de la SCAPE. Il incarne l’idéal de fraternité avec le vivant et de contemplation respectueuse qui anime la pratique.
La SCAPE encourage l’usage de la nomenclature scientifique binominale latine (ex : Vulpes vulpes pour le renard roux) pour identifier les espèces avec précision et universalité, au-delà des noms vernaculaires variables homonyme et parfois issue de la chasse. (bec crochu, puant, nuisible, sauvagine …)
Slogans et Devises
Devise : L’art d’observer et d’immortaliser des scènes de vies sauvages.
Principe : Ne prélever que des souvenirs.
Slogans :
– La SCAPE est à la chasse ce que la paix est à la guerre.
– Rien ne justifie plus la chasse, puisqu’une alternative existe : la SCAPE
– Observer sans détruire, immortaliser sans tuer.
Défendre les droits des observateurs, pOUR Défendre CEUX DE la nature
La SCAPE se distingue des associations environnementales en défendant les droits des personnes qui pratiquent l’observation. Cette approche juridique permet de créer un rapport de force légitime face aux privilèges cynégétiques, là où la défense abstraite de la « nature » échoue.
Un potentiel économique considérable
Le marché de l’écotourisme d’observation représente 12 milliards d’euros par an en Europe, avec une croissance de 8% annuelle. La SCAPE pourrait générer plus de 15 milliards d’euros en France, soit quatre fois plus que la chasse, tout en créant des emplois durables en milieu rural.
Une activité sans danger
Contrairement à la chasse qui cause environ 100 accidents et une dizaine de morts par an, la SCAPE ne présente aucun risque pour les autres usagers de la nature. Elle est accessible à tous, enfants compris.
Abolition de la cynégétique
La stratégie globale pour transformer radicalement la gestion de la faune et le rapport à la chasse est un exercice complexe qui touche au droit, à l’économie et à l’écologie.
Une telle stratégie ne peut réussir que si elle repose sur des bases scientifiques solides et des alternatives viables.
Voici les piliers sur lesquels pourrait s’appuyer une stratégie de transition, comme la SCAPE vers un modèle sans chasse :
1. Restaurer les régulations naturelles (Réensauvagement)
L’argument principal de la chasse est la régulation des populations. Pour le rendre obsolète, il faut restaurer les écosystèmes :
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Réintroduction des grands prédateurs : Favoriser le retour du loup, du lynx et de l’ours pour qu’ils assurent la sélection naturelle et le contrôle des densités d’herbivores.
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Protection des « mésoprédateurs » : Retirer le renard, la belette et la fouine de la liste des ESOD pour qu’ils régulent naturellement les rongeurs, réduisant ainsi les dégâts agricoles sans intervention humaine.
2. Réforme juridique et administrative
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Changement de statut des espèces : Transformer la liste des « espèces chassables » en une liste « d’espèces strictement protégées ».
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Interdiction des pratiques de renforcement : Interdire strictement l’élevage et le lâcher de gibier (faisans, perdrix) ainsi que l’agrainage (nourrissage), qui maintiennent artificiellement des populations élevées.
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Démocratisation de la gestion de la nature : Remplacer les prérogatives des fédérations de chasse par des agences d’État indépendantes (type Office Français de la Biodiversité) composées de scientifiques, d’écologues et de vétérinaires.
3. Transition économique et fiscale
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Redirection des budgets : Réaffecter les subventions publiques actuellement versées aux fédérations de chasse vers des programmes de conservation, de protection des cultures (clôtures, méthodes d’effarouchement) et de formation de gardes-nature professionnels.
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Financement par le « Tourisme de Vision » : Développer l’économie de l’observation animalière (safaris photographiques), qui génère souvent plus de revenus à long terme que la chasse, tout en préservant les animaux vivants.
4. Éducation et changement de paradigme
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Sensibilisation scolaire : Enseigner l’éthologie (étude du comportement animal) et l’écologie des systèmes pour changer la vision de l’animal « ressource » ou « nuisible » vers celle d’un être sensible et indispensable à l’équilibre.
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Lobbying citoyen : Soutenir des initiatives législatives visant à abolir les « chasses traditionnelles » et les méthodes jugées les plus cruelles (chasse à courre, déterrage), souvent perçues comme les plus vulnérables juridiquement.
5. La création de « Zones de Quiétude » massives
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Multiplier les réserves naturelles intégrales où toute intervention humaine est interdite. Ces zones servent de laboratoires pour prouver que la nature se régule seule si on lui en laisse l’espace.
Vers un métier de « Gestionnaire de la Faune » ?
Une alternative à la chasse de loisir serait la professionnalisation totale : si une régulation devient ponctuellement nécessaire (pour des raisons sanitaires graves), elle serait effectuée par des fonctionnaires assermentés, selon des protocoles vétérinaires stricts, sans recherche de plaisir ou de trophée.
Un Projet de Remplacement et de Reconnaissance
La SCAPE ne se contente pas de s’opposer à la chasse-loisir. Elle propose de la remplacer. Son objectif est de constituer une alternative crédible et organisée pour la gestion éthique de la faune sauvage, en se substituant au modèle cynégétique dont le prétexte de « gestion » ne masque plus le plaisir de tuer.
Nommer cette pratique est l’acte fondateur de ce projet. Passer de la « non-chasse » à la « SCAPE » permet une affirmation identitaire, une sortie du vide juridique et la revendication légitime d’un droit à observer et à protéger. Cette reconnaissance est le préalable nécessaire pour rééquilibrer un cadre législatif historiquement biaisé en faveur d’une minorité, et pour représenter la majorité silencieuse des citoyens en harmonie avec le vivant.
En cela, la SCAPE est plus qu’un loisir : c’est une révolution silencieuse dans notre rapport au vivant, visant à réinventer notre héritage de chasseurs-cueilleurs en celui d’observateurs-protecteurs.
La charia cynégétique
422-1 du Code de l’environnement, « Nul n’a la faculté de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit ». Cela signifie que vous êtes maître chez vous, et que vous n’avez en principe aucune démarche à effectuer pour interdire la chasse chez vous.
Art. L. 420-1 La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d’intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique.
L’observation développe l’empathie
Observer régulièrement la faune permet de reconnaître l’individualité des animaux, leurs relations sociales, leurs émotions. Cette familiarité transforme la perception : l’animal cesse d’être une cible abstraite pour devenir un être doté d’une vie intérieure digne de respect.
Une alternative démocratique à la chasse
98% des Français ne chassent pas, mais 95% des espaces naturels sont monopolisés par la chasse. La SCAPE propose une alternative respectueuse qui répond aux aspirations de la majorité : observer la vie plutôt que la détruire.
Incompatibilité avec la chasse
La SCAPE et la chasse ne peuvent coexister. La chasse terrorise la faune, qui devient nocturne et invisible. Elle met aussi en danger mortel les observateurs camouflés dans la nature. La SCAPE exige une faune apaisée, observable dans son comportement naturel.
La faune comme patrimoine de l’humanité
Pour la SCAPE, les animaux sauvages ne sont pas des « choses sans maître » (res nullius) mais un patrimoine commun. Cette vision s’oppose à la logique d’appropriation par la mise à mort et propose une gestion partagée, démocratique et respectueuse de la biodiversité.
Glossaire des tueurs
- CHASSE :
- CYNEGETIQUE :
- ESOD : « Espèce Suceptible d’Occasioner des Dégats » expression hypocrite pour remplacer « nuisible » à la demande des écologistes.
C’est maintenant toute une espèce qui peut être condamnée et exterminé.
Le mot « susceptible » permet de condamner une espèce sans prouver sa nuisance.
Mais surtout rien ne précise à qui cette faune peut occasionner des dégâts. Cela permet de condamner tous les petits prédateurs qui s’en prennent au ‘gibier d’élevage’ qui ne savent pas se protéger. - gibier d’élevage :
Oxymore qui désigne un animal élevé dans un élevage qui ne respecte aucune contrainte sanitaire. La viande, toxique est donnée au oeuvres caritatives. - Nuisibles :
- Gibier :
- Chassable :
- Venerie :
- Venerie sous terre
Pollution au plomb : catastrophe silencieuse
La chasse déverse 6 000 à 8 000 tonnes de plomb par an dans la nature française. Ce poison persiste 30 à 200 ans dans les sols et tue un million d’oiseaux annuellement en Europe par saturnisme. Les alternatives existent mais sont refusées par les chasseurs.
Nocturnisation : quand la chasse modifie les comportements
Une étude du CNRS montre que 68% des mammifères chassés deviennent nocturnes pour éviter les périodes de chasse. Ce changement comportemental rend l’observation diurne impossible et perturbe profondément les équilibres écologiques.
Subventions publiques scandaleuses
Entre 2017 et 2021, les subventions à la chasse ont augmenté de 42 000% sous le gouvernement Macron. Plus de 40 millions d’euros d’argent public ont été versés à une activité pratiquée par 1,5% de la population, pendant que les associations de protection animale fonctionnent uniquement par dons.
LE DROIT D’EDEN :
Le « droit d’Éden » est la première conquête législative de la scape. Elle permet aux propriétaires de choisir librement entre l’observation et l’exploitation de la faune sauvage sur leurs terres.
Le droit d’Eden remplace le droit d’opposition au droit de chasse. C’est un droit, pas une faveur ou une entorse à un autre droit.
Actuellement, le droit de chasse est imposé par défaut. Ce nouveau droit offrirait une vraie liberté de choix aux citoyens.
L’opposition au droit de chasse est restreinte et contraignante. Elle est administrativement et dangereusement dissuasive.
Les #gueux préfère se cloîtrer chez eux !
Le soutien législatif de la chasse
Si l’on parle de soutien étatique à la chasse en France, le cadre légal est le levier le plus puissant et le plus structurant, bien plus que les pharaoniques subventions.
Le soutien de l’État s’exprime principalement à travers une législation d’exception qui confère à la chasse un statut particulier et un quasi-monopole sur la gestion de la faune.
1. Le Statut de l’Animal Sauvage
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Le Code Rural et de la Pêche Maritime (CRPM) : Il définit les espèces dites « gibier » et les espèces considérées comme « susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD). Ce classement place l’animal sauvage non pas sous le statut de bien commun (la Res Communis défendu par la SCAPE), mais sous celui de ressource à gérer et à prélever.
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L’Article L420-1 : C’est le fondement de la législation cynégétique. Il définit l’acte de chasse comme la recherche, la poursuite et le prélèvement du gibier, faisant du prélèvement l’objectif légal de cette activité.
2. Le Monopole de la Gestion
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L’Office Français de la Biodiversité (OFB) : Bien qu’organisme de protection de la faune, l’OFB intègre historiquement des missions de police de la chasse. Sa gouvernance et ses actions sont fortement influencées par les représentants du monde cynégétique.
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Les Fédérations de Chasse : La loi leur confère un rôle de service public dans la gestion et l’indemnisation des dégâts de grand gibier, leur assurant une légitimité et une place de partenaires incontournables des pouvoirs publics (Préfets, Directions départementales des territoires).
3. Les Droits de Propriété et la Chasse
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La Loi Verdeille (1964) : Bien que modifiée, cette loi, qui a créé les Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA), oblige encore dans de nombreux départements les propriétaires de terrains d’une certaine taille à adhérer de fait à l’ACCA locale et à tolérer la chasse sur leurs terres, sauf demande d’opposition pour motif éthique, qui reste une procédure dissuasive.
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C’est l’exemple le plus flagrant d’une loi qui contraint la majorité des non-chasseurs à soutenir l’activité d’une minorité.
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La SCAPE, cherche précisément à légaliser le statut de non-chasse (SCAPE) pour que l’État soutienne une autre approche (l’observation scientifique et éthique) avec un cadre légal équivalent, voire prioritaire, à celui du prélèvement.
La Sécurité et l’Usage du Territoire
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La législation en matière de sécurité (distances de tir, signalisation) est souvent jugée insuffisante ou ambiguë et laisse une grande latitude aux chasseurs quant à la manière d’organiser leurs chasses, rendant l’espace naturel incertain pour les autres usages de loisirs ou professionels.
Alternative écologique à la chasse
La scape propose une alternative écologiquement légitime pour gérer la faune sauvage en respectant les équilibres naturels. L’observation permet de comprendre les dynamiques de populations, d’identifier les espèces présentes, de suivre les évolutions des écosystèmes. Ces informations scientifiques surpassent les estimations approximatives des tableaux de chasse.
Les scapeurs développent une connaissance fine des territoires qu’ils fréquentent. Cette expertise locale constitue une ressource précieuse pour la conservation. Les observations documentées alimentent les bases de données naturalistes. Elles contribuent à la recherche scientifique et aux politiques de protection de la biodiversité.
L’approche scapiste favorise la restauration des équilibres naturels. En laissant la faune s’autoréguler, elle permet le retour de dynamiques écologiques complexes. Les prédateurs naturels, souvent éliminés par la chasse, peuvent reprendre leur rôle régulateur. La scape défend une vision systémique où chaque espèce trouve sa place.
Le modèle de Genève : 50 ans sans chasse
Depuis 1974, le canton de Genève gère sa faune sans chasse récréative, avec des professionnels compétents. Résultat : zéro accident lié à la chasse, biodiversité reconstituée, et cerfs observables à 5-12 mètres. La preuve qu’une alternative efficace existe.