la scape

Observer &
Immortaliser

SCAPE

L’alternative
à la chasse

la scape

La SCAPE : Définition

La SCAPE est le concept d’une activité définie comme :

L’ART d’OBSERVER et d’IMMORTALISER des SCÈNES DE VIES SAUVAGES.

Nommer cette activité ancestrale, lui permettra d’être connue du public et des médias et être reconnue par les autorités politique et judiciaire, comme une entité légitime pour concurrencer la gestion partisane de la faune sauvage par la cynégétique.

L’Association Française de Scape fait la promotion de cette activité et défend les droits des personnes qui préfèrent observer des animaux libres que les chasser. L’association encadre ce loisir pour interdire les dérives nuisibles à l’environnement. Elle soutient toutes les initiatives de rétablissement des équilibres de la biodiversité.

Tuer ne doit plus être un loisir privilégié par la classe dirigeante. L’observation de la faune sauvage est une activité respectable. Elle est préférée par une grande majorité de personnes et par de nombreux artistes et philosophes, comme Léonard de Vinci, depuis la préhistoire, comme en témoignent les gravures rupestres.

C’est un art, au même titre que la musique ou la peinture, qui s’exprime de multiples façons, mais qui se trouve en conflit avec d’autres usages, coutumes ou loisirs qui exploitent, transforment ou détruisent la biodiversité.

L’art d’observer et d’immortaliser des scènes de vies sauvages est un concept qui n’avait jamais eu besoin d’être nommé, ni officiellement reconnu. Bien qu’elle soit passionnée par la biodiversité et ses biotopes, elle est exclue du code de l’environnement.

Chaque jour, des études éthologiques et les observations d’amateurs sur les réseaux sociaux apportent de nouvelles connaissances sur le comportement animal. Si le législateur protège de plus en plus les animaux domestiques, la faune sauvage, elle, est toujours traitée de « chose sans maître ».

Cette évolution des connaissances rend la scape bien plus compétente, objective et légitime pour gérer scientifiquement la biodiversité et la faune sauvage, à la place des dogmes cynégétiques obsolètes.

En l’absence d’organisation concurrente, c’est à la chasse que le législateur a confié la gestion de la faune sauvage, avec les conséquences dramatiques qu’on lui connaît.

Elle utilisera tous les moyens en sa possession pour concurrencer et remplacer la chasse (cynégétique) dans la gestion de la faune sauvage et le code de l’environnement. Cette substitution profitera à tous les naturalistes, professionnels ou amateurs, quelles que soient leurs activités dans la nature.

Un Art du Vivant

La SCAPE est un art. Alors que les sociétés ont souvent glorifié l’art de la guerre ou de la chasse, la SCAPE revendique le statut d’un art de vivre pacifique. Elle transfigure l’acte vital d’observer en une pratique esthétique et éthique, cultivant l’art de voir et de comprendre, par opposition à un loisir qui ne cultiverait que l’art de tuer.

Son essence artistique ne réside pas seulement dans la beauté formelle des œuvres produites, mais dans l’intention profonde : capter et partager l’émotion unique née de la rencontre furtive avec le vivant libre.

L’Observation, Acte Fondateur et Philosophique

L’observation authentique de la vie des animaux libres est une immersion totale, une quête de compréhension profonde de son mode de vie à « hauteur de l’animal ». Elle se pratique dans la solitude, condition sine qua non de son authenticité, car le groupe est perçu comme une menace par la faune. Sa discrétion est inversement proportionnelle au carré du nombre d’individus qui le compose.

Cette pratique va bien au-delà de la technique. C’est une philosophie et un acte de résistance dans un monde où la nature est de plus en plus contrôlée. Elle affirme la valeur intrinsèque de la vie libre et pose les bases d’une cohabitation fondée sur le respect et l’émerveillement, proposant une alternative concrète à la vision prédatrice.

L’émotion qui en découle est une reconnexion fondamentale à notre propre nature et à notre environnement.

L’Immortalisation, de l’Émotion au Témoignage

L’immortalisation fixe l’éphémère. De la photo à la vidéo, en passant par la peinture ou l’écriture, elle transforme une émotion personnelle en un témoignage durable et transmissible. Contrairement au trophée cynégétique qui immortalise une mort, les « trophées » de la SCAPE immortalisent la vie.

Si l’esthétique a son importance, la primauté est donnée à la véracité éthologique et au comportement. L’œuvre doit servir la compréhension du vivant. C’est pourquoi chaque production est un acte collectif de contribution aux connaissances et à la sensibilisation du public, toujours soumis à une exigence de rigueur et de véracité.

Le Cœur de la Pratique : les Scènes de Vies Sauvages

L’objet n’est pas l’animal, mais son comportement dans son intégrité. La SCAPE s’intéresse aux scènes de vies sauvages, ce qui la distingue d’une simple collecte d’images. Elle nécessite une approche si discrète que l’animal, paisible, ignore ou accepte la présence de l’observateur, dans l’intimité de sa vie.

Cette recherche d’authenticité rend la SCAPE fondamentalement incompatible avec toute activité qui trouble ou terrorise la faune, comme la chasse-loisir. Elle se pratique dans des biotopes préservés ou restaurés, où la biodiversité tend vers un équilibre naturel et où la faune peut être apaisée.

C’est une activité aux dimensions Multiples :

La SCAPE synthétise plusieurs dimensions :

  • Scientifique : par les connaissances éthologiques et écologiques qu’elle mobilise et auxquelles elle contribue.
  • Artistique : par les techniques de représentation et de narration qu’elle emploie.
  • Politique et législative : par la nécessité de faire reconnaître et de défendre un cadre pour une relation non-violente à la faune sauvage.

 

Cette multiplicité n’est pas une simple accumulation d’aspects. Elle est la matrice de sa crédibilité et de sa puissance en tant qu’alternative à la chasse-loisir.

Dimension sportive

  1. Par l’endurance, la furtivité et la maîtrise des techniques de progression en milieu naturel.
  2. La pratique peut exiger une bonne maîtrise physique :
    1. Endurance pour les affûts prolongés de -30° à +50°
    2. progression silencieuse en terrain ardu,
    3. maîtrise des techniques de camouflage.

La dimension sportive de la scape n’est pas une performance sportive Narcissique, mais un moyen d’approche discrète et d’immersion sans perturbation.

Dimension scientifique : La contribution à la connaissance du vivant.
Le scapeur est un observateur actif de l’éthologie et de l’écologie. Ses données de terrain, rigoureusement collectées, alimentent les sciences participatives. Cette contribution objective et désintéressée contraste radicalement avec les « données » de gestion cynégétique, souvent biaisées par l’objectif de prélèvement. La SCAPE se positionne ainsi comme un acteur légitime de la gestion fondée sur la preuve.

Dimension artistique : La création qui témoigne et émeut.
L’immortalisation (photo, vidéo, dessin) transcende le documentaire. Elle est un acte de création qui capture l’émotion de la rencontre, valorise l’esthétique du sauvage et produit des récits puissants. Cet art-là, qui célèbre la vie, s’oppose frontalement à l’« art » cynégétique qui ne célèbre que la mise à mort et le trophée. Il façonne l’imaginaire collectif et réenchante notre rapport au vivant.

Dimension politique et législative : Le combat pour la reconnaissance et l’égalité des droits.
Face au monopole institutionnel de la chasse, la SCAPE mène un combat politique pour son existence juridique. Elle revendique un cadre légal neutre, la fin des privilèges exorbitants et la reconnaissance du droit d’observer. Cette dimension est indispensable pour transformer une pratique individuelle en une force collective capable de réformer le droit et les politiques publiques de la faune sauvage.

Synergie stratégique :
Ces dimensions ne sont pas cloisonnées. Elles se renforcent mutuellement dans une dynamique vertueuse :

  • La rigueur scientifique donne du poids aux revendications politiques.

  • La création artistique sensibilise l’opinion et légitime la cause.

  • L’engagement sportif et scientifique fonde l’éthique et la crédibilité sur le terrain.

Cette synthèse fait de la SCAPE bien plus qu’un loisir. Elle en fait un projet de société intégral qui répond sur tous les fronts – culturel, écologique, juridique – à l’hégémonie d’un système fondé sur la prédation. C’est cette cohérence globale qui lui permet de prétendre non pas à une simple coexistence, mais à un remplacement légitime.

La SCAPE : une philosophie de la nature pour refondre sa gestion

La SCAPE n’est pas qu’une nouveauté, c’est la reconnaissance formelle d’un rapport au vivant aussi ancien que l’humanité.

Son existence remonte aux premières observations contemplatives figurées sur les parois des grottes, bien avant que la chasse ne devienne la cynégétique et s’érige en un système de gestion.
La scape n’a pas eu besoin, pendant des millénaires, d’être nommée ou officiellement reconnue. Sa légitimité est ancrée dans un fait immuable : l’être humain a d’abord cherché à comprendre et à représenter la vie sauvage avant de prétendre pouvoir la gérer par la régulation violente.

L’objectif de son officialisation contemporaine est politique et juridique.

Il s’agit de faire connaître cette posture au grand public et, surtout, de la faire reconnaître par toutes les autorités pour qu’elle soit intégrée de droit dans la législation sur la biodiversité. C’est une question d’égalité devant la loi et de démocratie : La pratique de la chasse ne doit être plus protégée que celle de la scape. Ses partisans sont probablement dix fois plus nombreux dans la population. Mais sans doute dix fois moins chez les ‘représentants’ de cette même population.

Son ambition est de transformer la gestion même de la biodiversité.

Il faut faire évoluer le modèle actuel – une gestion partisane, largement confisquée par et pour les intérêts de la chasse – vers une supervision scientifique et impartiale de la biodiversité globale. L’objectif final n’est pas de seulement de substituants une administration humaine à une autre, mais de rendre la nature la plus autonome possible, en restaurant ses équilibres et en limitant les interventions au strict nécessaire pour une cohabitation harmonieuse.

Le scapeur « exploite » la faune sans l’exploiter, par l’observation et la documentation. Il souhaite l’administrer pour ne plus l’administrer, en créant les conditions de son autorégulation. La philosophie de la SCAPE est de rendre la nature à elle-même. Cette éthique de la retenue, n’est pas moins valable ni respectable que le « plaisir de tuer » qui demeure, in fine, le moteur principal de la chasse-loisir.

Cette pensée possède des racines philosophiques et spirituelles profondes et universelles.
Elle a été prônée par des philosophes, incarnée par des mouvements comme les Cathares, et elle fonde le rapport au vivant dans plusieurs civilisations.
Qu’elle ait été marginalisée dans le récit dominant des sociétés judéo-chrétiennes et européennes, marquées par un idéal de domination de la nature, est un fait historique.
Qu’elle doive le rester dans la politique française et européenne du XXIe siècle n’a aucune justification objective. La reconnaissance de la SCAPE est l’étape nécessaire pour faire émerger une politique de la nature qui ne soit plus fondée sur la prédation, mais sur la coexistence.

LIBERTAIRE

La seule différence avec la LPO ou les organisations scientifiques est que la SCAPE défend, avant tout, les intérêts de ses adhérents . Ce qui, en pratique,revient au même que de défendre l’oiseau, puisque l’objectif fondamental de la SCAPE est la protection de la biodiversité.

L’avantage de cette position est de pouvoir s’opposer, sur les plans politique et législatif, d’égal à égal avec le lobby de la chasse, qui défend également ses membres avantson gibier. C’est cette posture qui permet à la chasse d’imposer son propre catalogue d’espèces à abattre.

Par exemple : Les chasseurs ont intérêt à éliminer les renards. Les associations animalistes ont pour intérêt de défendre les renards. La SCAPE, elle, a pour intérêt de protéger les renards. L’État devra alors arbitrer entre les intérêts de deux groupes constitués d’électeurs.

C’est pourquoi il est essentiel de rejoindre la SCAPE : pour que, dans la nature, la chasse cesse de faire la loi.

DURABLE :

La scape s »appuie sur les connaissances scientifiques pour gérer la biodiversité. Son objectif est de changer de paradigme en recherchant les adaptations des activités humaines à la biodiversité naturelle plutôt que de chercher à adapter cette dernière à nos besoins, ou pire en l’ignorant. La catastrophe climatique en cours devrait nous inciter à plus de prudence.
Voire régénératrice, elle peut participer activement à la réparation des écosystèmes.

Le Nom et sa Signification

SCAPE est un nom propre sans signification littérale. Sa force réside dans sa capacité à se décliner grammaticalement, à l’instar du mot « chasse », pour désigner l’activité, ses pratiquants et sa philosophie.

Lexique Fondamental

SCAPE : Nom de l’activité. (de skopía (σκοπία) = observation, action de regarder)
Scaper : Verbe (ex : « aller scaper »).
Scapeur/scapeuse : Nom des pratiquants.
Scapiste : Adjectif (ex : « éthique scapiste »).
Scapiste : Nom des adèpte de la philosophie, sans pratiquer.
Scapisme : Nom de la philosophie.

Vocabulaire opérationnel :

Droit d’éden : droit attaché à la propriété. C’est l’équivalent du droit de chasse.

Bail de scape : contrat d’utilisation du droit d’éden.

Un peu d’humour pour singer les prétention pseudoscientifique de la chasse.

Agriotheroskopia (Ἀγριοθηροσκοπία) Nom scientifique de la scape formé du grec : agrios (ἄγριος) = sauvage, thēr/thēros (θήρ/θηρός) = bête sauvage, animal, et skopía (σκοπία) = observation, action de regarder
Littéralement : « l’observation des bêtes sauvages »

Skoposathanatique : synonyme de cynégétique signifie « relatif à un objectif de mort »

Vocabulaire Opérationnel

Immortalisation : Capture durable d’une observation (photo, vidéo, dessin…).
Scène de vie sauvage : Comportement animal authentique, non influencé.
Furtivité scapiste : Technique de déplacement et d’observation non intrusive.
Bail de scape : Convention d’accès à un terrain privé oposable aux bail de chasse.
Club de scape / Apôtres de la scape : Structure locale de pratique et de promotion.

Références Culturelles et Scientifiques

Saint François d’Assise est considéré comme le saint patron de la SCAPE. Il incarne l’idéal de fraternité avec le vivant et de contemplation respectueuse qui anime la pratique.

La SCAPE encourage l’usage de la nomenclature scientifique binominale latine (ex : Vulpes vulpes pour le renard roux) pour identifier les espèces avec précision et universalité, au-delà des noms vernaculaires variables homonime et parfois issue de la chasse.

Slogans et Devises

Devise : L’art d’observer et d’immortaliser des scènes de vies sauvages.
Principe : Ne prélever que des souvenirs, ne laisser que des traces de pas.
Slogans : « La SCAPE est à la chasse ce que la paix est à la guerre » ; « Rien ne justifie plus la chasse, puisqu’une alternative existe : la SCAPE » ; « Observer sans détruire, immortaliser sans tuer ».

Défendre les droits des observateurs, pas seulement la nature

La SCAPE se distingue des associations environnementales en défendant les droits des personnes qui pratiquent l’observation. Cette approche juridique permet de créer un rapport de force légitime face aux privilèges cynégétiques, là où la défense abstraite de la « nature » échoue.

Un potentiel économique considérable

Le marché de l’écotourisme d’observation représente 12 milliards d’euros par an en Europe, avec une croissance de 8% annuelle. La SCAPE pourrait générer plus de 15 milliards d’euros en France, soit quatre fois plus que la chasse, tout en créant des emplois durables en milieu rural.

Une activité sans danger

Contrairement à la chasse qui cause environ 100 accidents et une dizaine de morts par an, la SCAPE ne présente aucun risque pour les autres usagers de la nature. Elle est accessible à tous, enfants compris.

Abolition de la cynégétique

La stratégie globale pour transformer radicalement la gestion de la faune et le rapport à la chasse est un exercice complexe qui touche au droit, à l’économie et à l’écologie.
Une telle stratégie ne peut réussir que si elle repose sur des bases scientifiques solides et des alternatives viables.

Voici les piliers sur lesquels pourrait s’appuyer une stratégie de transition, comme la SCAPE vers un modèle sans chasse :


1. Restaurer les régulations naturelles (Réensauvagement)

L’argument principal de la chasse est la régulation des populations. Pour le rendre obsolète, il faut restaurer les écosystèmes :

  • Réintroduction des grands prédateurs : Favoriser le retour du loup, du lynx et de l’ours pour qu’ils assurent la sélection naturelle et le contrôle des densités d’herbivores.

  • Protection des « mésoprédateurs » : Retirer le renard, la belette et la fouine de la liste des ESOD pour qu’ils régulent naturellement les rongeurs, réduisant ainsi les dégâts agricoles sans intervention humaine.

2. Réforme juridique et administrative

  • Changement de statut des espèces : Transformer la liste des « espèces chassables » en une liste « d’espèces strictement protégées ».

  • Interdiction des pratiques de renforcement : Interdire strictement l’élevage et le lâcher de gibier (faisans, perdrix) ainsi que l’agrainage (nourrissage), qui maintiennent artificiellement des populations élevées.

  • Démocratisation de la gestion de la nature : Remplacer les prérogatives des fédérations de chasse par des agences d’État indépendantes (type Office Français de la Biodiversité) composées de scientifiques, d’écologues et de vétérinaires.

3. Transition économique et fiscale

  • Redirection des budgets : Réaffecter les subventions publiques actuellement versées aux fédérations de chasse vers des programmes de conservation, de protection des cultures (clôtures, méthodes d’effarouchement) et de formation de gardes-nature professionnels.

  • Financement par le « Tourisme de Vision » : Développer l’économie de l’observation animalière (safaris photographiques), qui génère souvent plus de revenus à long terme que la chasse, tout en préservant les animaux vivants.

4. Éducation et changement de paradigme

  • Sensibilisation scolaire : Enseigner l’éthologie (étude du comportement animal) et l’écologie des systèmes pour changer la vision de l’animal « ressource » ou « nuisible » vers celle d’un être sensible et indispensable à l’équilibre.

  • Lobbying citoyen : Soutenir des initiatives législatives visant à abolir les « chasses traditionnelles » et les méthodes jugées les plus cruelles (chasse à courre, déterrage), souvent perçues comme les plus vulnérables juridiquement.

5. La création de « Zones de Quiétude » massives

  • Multiplier les réserves naturelles intégrales où toute intervention humaine est interdite. Ces zones servent de laboratoires pour prouver que la nature se régule seule si on lui en laisse l’espace.


Vers un métier de « Gestionnaire de la Faune » ?

Une alternative à la chasse de loisir serait la professionnalisation totale : si une régulation devient ponctuellement nécessaire (pour des raisons sanitaires graves), elle serait effectuée par des fonctionnaires assermentés, selon des protocoles vétérinaires stricts, sans recherche de plaisir ou de trophée.

Un Projet de Remplacement et de Reconnaissance

La SCAPE ne se contente pas de s’opposer à la chasse-loisir. Elle propose le projet positif de la remplacer. Son objectif est de constituer une alternative crédible et organisée pour la gestion éthique de la faune sauvage, en se substituant au modèle cynégétique dont le prétexte de « gestion » ne masque plus le plaisir de tuer.

Nommer cette pratique est l’acte fondateur de ce projet. Passer de la « non-chasse » à la « SCAPE » permet une affirmation identitaire, une sortie du vide juridique et la revendication légitime d’un droit à observer et à protéger. Cette reconnaissance est le préalable nécessaire pour rééquilibrer un cadre législatif historiquement biaisé en faveur d’une minorité, et pour représenter la majorité silencieuse des citoyens en harmonie avec le vivant.

En cela, la SCAPE est plus qu’un loisir : c’est une révolution silencieuse dans notre rapport au vivant, visant à réinventer notre héritage de chasseurs-cueilleurs en celui d’observateurs-protecteurs.

La charia cynégétique

422-1 du Code de l’environnement, « Nul n’a la faculté de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit ». Cela signifie que vous êtes maître chez vous, et que vous n’avez en principe aucune démarche à effectuer pour interdire la chasse chez vous.
Art. L. 420-1   La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d’intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique.

Le principe de prélèvement raisonnable sur les ressources naturelles renouvelables s’impose aux activités d’usage et d’exploitation de ces ressources.  (L. no 2005-157 du 23 févr. 2005, art. 149)  «Par leurs actions de gestion et de régulation des espèces dont la chasse est autorisée ainsi que par leurs réalisations en faveur des biotopes, les chasseurs contribuent  (L. no 2012-325 du 7 mars 2012, art. 1er)  «au maintien, à la restauration et à la gestion équilibrée des écosystèmes en vue de la préservation de la biodiversité». Ils participent de ce fait au développement des activités économiques et écologiques dans les milieux naturels, notamment dans les territoires à caractère rural.»

 

 

L’observation développe l’empathie

Observer régulièrement la faune permet de reconnaître l’individualité des animaux, leurs relations sociales, leurs émotions. Cette familiarité transforme la perception : l’animal cesse d’être une cible abstraite pour devenir un être doté d’une vie intérieure digne de respect.

Une alternative démocratique à la chasse

98% des Français ne chassent pas, mais 95% des espaces naturels sont monopolisés par la chasse. La SCAPE propose une alternative respectueuse qui répond aux aspirations de la majorité : observer la vie plutôt que la détruire.

Incompatibilité avec la chasse

La SCAPE et la chasse ne peuvent coexister. La chasse terrorise la faune, qui devient nocturne et invisible. Elle met aussi en danger mortel les observateurs camouflés dans la nature. La SCAPE exige une faune apaisée, observable dans son comportement naturel.

La faune comme patrimoine de l’humanité

Pour la SCAPE, les animaux sauvages ne sont pas des « choses sans maître » (res nullius) mais un patrimoine commun. Cette vision s’oppose à la logique d’appropriation par la mise à mort et propose une gestion partagée, démocratique et respectueuse de la biodiversité.

Pollution au plomb : catastrophe silencieuse

La chasse déverse 6 000 à 8 000 tonnes de plomb par an dans la nature française. Ce poison persiste 30 à 200 ans dans les sols et tue un million d’oiseaux annuellement en Europe par saturnisme. Les alternatives existent mais sont refusées par les chasseurs.

Nocturnisation : quand la chasse modifie les comportements

Une étude du CNRS montre que 68% des mammifères chassés deviennent nocturnes pour éviter les périodes de chasse. Ce changement comportemental rend l’observation diurne impossible et perturbe profondément les équilibres écologiques.

Subventions publiques scandaleuses

Entre 2017 et 2021, les subventions à la chasse ont augmenté de 42 000% sous le gouvernement Macron. Plus de 40 millions d’euros d’argent public ont été versés à une activité pratiquée par 1,5% de la population, pendant que les associations de protection animale fonctionnent uniquement par dons.

LE DROIT D’EDEN :

Le « droit d’Éden » est la première conquête législative de la scape. Elle permet aux propriétaires de choisir librement entre l’observation et l’exploitation de la faune sauvage sur leurs terres.
Le droit d’Eden remplace le droit d’opposition au droit de chasse. C’est un droit, pas une faveur ou une entorse à un autre droit.
Actuellement, le droit de chasse est imposé par défaut. Ce nouveau droit offrirait une vraie liberté de choix aux citoyens.
L’opposition au droit de chasse est restreinte et contraignante. Elle est administrativement et dangereusement dissuasive.
Les #gueux préfère se cloîtrer chez eux !

Le soutien législatif de la chasse

Si l’on parle de soutien étatique à la chasse en France, le cadre légal est le levier le plus puissant et le plus structurant, bien plus que les subventions qui sont pourtant pharaoniques limitées.

Le soutien de l’État s’exprime principalement à travers une législation d’exception qui confère à la chasse un statut particulier et un quasi-monopole sur la gestion de la faune.

1. Le Statut de l’Animal Sauvage

  • Le Code Rural et de la Pêche Maritime (CRPM) : Il définit les espèces dites « gibier » et les espèces considérées comme « susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD). Ce classement place l’animal sauvage non pas sous le statut de bien commun (la Res Communis que vous défendez avec la SCAPE), mais sous celui de ressource à gérer et à prélever.

  • L’Article L420-1 : C’est le fondement de la législation cynégétique. Il définit l’acte de chasse comme la recherche, la poursuite et le prélèvement du gibier, faisant du prélèvement l’objectif légal de cette activité.

2. Le Monopole de la Gestion

  • L’Office Français de la Biodiversité (OFB) : Bien qu’organisme de protection de la faune, l’OFB intègre historiquement des missions de police de la chasse. Sa gouvernance et ses actions sont fortement influencées par les représentants du monde cynégétique.

  • Les Fédérations de Chasse : La loi leur confère un rôle de service public dans la gestion et l’indemnisation des dégâts de grand gibier, leur assurant une légitimité et une place de partenaires incontournables des pouvoirs publics (Préfets, Directions départementales des territoires).

3. Les Droits de Propriété et la Chasse

  • La Loi Verdeille (1964) : Bien que modifiée, cette loi, qui a créé les Associations Communales de Chasse Agréées (ACCA), oblige encore dans de nombreux départements les propriétaires de terrains d’une certaine taille à adhérer de fait à l’ACCA locale et à tolérer la chasse sur leurs terres, sauf demande d’opposition pour motif éthique, qui reste une procédure dissuasive.

    • C’est l’exemple le plus flagrant d’une loi qui contraint la majorité des non-chasseurs à soutenir l’activité d’une minorité.

La SCAPE, cherche précisément à légaliser le statut de non-chasse (SCAPE) pour que l’État soutienne une autre approche (l’observation scientifique et éthique) avec un cadre légal équivalent, voire prioritaire, à celui du prélèvement.

 

La Sécurité et l’Usage du Territoire

  • La législation en matière de sécurité (distances de tir, signalisation) est souvent jugée insuffisante ou ambiguë et laisse une grande latitude aux chasseurs quant à la manière d’organiser leurs chasses, rendant l’espace naturel incertain pour les autres usages de loisirs ou professionels.

Alternative écologique à la chasse

La scape propose une alternative écologiquement légitime pour gérer la faune sauvage en respectant les équilibres naturels. L’observation permet de comprendre les dynamiques de populations, d’identifier les espèces présentes, de suivre les évolutions des écosystèmes. Ces informations scientifiques surpassent les estimations approximatives des tableaux de chasse.

Les scapeurs développent une connaissance fine des territoires qu’ils fréquentent. Cette expertise locale constitue une ressource précieuse pour la conservation. Les observations documentées alimentent les bases de données naturalistes. Elles contribuent à la recherche scientifique et aux politiques de protection de la biodiversité.

L’approche scapiste favorise la restauration des équilibres naturels. En laissant la faune s’autoréguler, elle permet le retour de dynamiques écologiques complexes. Les prédateurs naturels, souvent éliminés par la chasse, peuvent reprendre leur rôle régulateur. La scape défend une vision systémique où chaque espèce trouve sa place.

Le modèle de Genève : 50 ans sans chasse

Depuis 1974, le canton de Genève gère sa faune sans chasse récréative, avec des professionnels compétents. Résultat : zéro accident lié à la chasse, biodiversité reconstituée, et cerfs observables à 5-12 mètres. La preuve qu’une alternative efficace existe.

Une philosophie fondatrice

Cette section présente l’architecture, les règles et les outils qui font de la SCAPE un mouvement structuré, transparent et résilient, capable de porter son projet de transformation du rapport à la nature.

Contrairement à une vision anthropocentrique qui considère l’humain comme un maître absolu de l’environnement, la SCAPE défend une approche respectueuse des équilibres naturels de la biodiversité.
Ils sont le résultat de milliards d’années d’évolution et nous en faisons partie. L’effondrement de la biodiversité nous entraînera dans la sixième grande extinction.  La chasse n’est peut-être pas la première cause de cette catastrophe, mais c’est la seule qui le fait volontairement et surtout celle qui déculpabilise toutes les autres activités humaines pour lesquelles la dégradation de l’environnement est un effet collatéral de leur activité.

L’Europe est la région du monde ou la densité de population laisse le moins de place à la nature et sa faune, mais les gouvernements continue à artificialiser la terre pour la valoriser.
Dans chaque village de France, les rares terres incultes et inconstructibles abandonnées à la faune endémique, sont valorisées par « l’exploitation de la venaison » – terme cynégétique pour dire « chasser » hors des périodes de chasse.
La Scape propose de concurrencer ce loisir commercial par un autre, bien plus profitable, mais surtout perpétuel. La scape exploite la biodiversité naturelle contrairement à a chasse qui la transforme en une « biodiversité cynégétique » réduite à son seul gibier.

Dimension internationale

La Biodiversité et la nature ne connaissent pas de frontières.
À terme, la Scape devrait logiquement devenir une ONG, afin d’étendre son influence et son action au-delà des frontières nationnales.
Il est difficile de changer notre mode vie pour lutter contre le réchauffement climatique, mais protèger labiodiversité en concurençant un loisir minoritaire devrait être une simple formalité.

CHARTE DE LA SCAPE

Préambule

La scape est l’art d’observer et d’immortaliser des scènes de vies sauvages. Elle constitue une alternative à la chasse fondée sur le respect du vivant et le refus du plaisir de tuer. Cette charte définit les valeurs et principes intangibles qui guident le mouvement scapiste.

Article 1 : Respect de la vie sauvage

La scape reconnaît la valeur intrinsèque de toute forme de vie. Les scapeurs refusent de tuer pour le plaisir. Ils s’engagent à observer sans nuire, à immortaliser sans prélever, à contempler sans détruire.

Article 2 : Non-violence et observation

La pratique scapiste exclut toute forme de violence envers les animaux. Les scapeurs ne capturent pas, ne blessent pas, ne stressent pas intentionnellement la faune. Leur présence doit rester imperceptible et sans conséquence pour les comportements naturels.

Article 3 : Protection de la biodiversité

La scape défend la biodiversité dans toute sa complexité. Les scapeurs œuvrent pour la préservation des écosystèmes et le retour des équilibres naturels. Ils s’opposent aux pratiques qui appauvrissent le vivant.

Article 4 : Éthique de l’observation

Les scapeurs pratiquent une observation respectueuse des cycles naturels. Ils évitent de déranger les animaux durant les périodes sensibles comme la reproduction, l’élevage des jeunes ou l’hivernage. Ils ne divulguent pas les localisations d’espèces vulnérables.

Article 5 : Partage et transmission

La scape est un bien commun. Les scapeurs partagent leurs connaissances, transmettent leur savoir-faire, accueillent les débutants. Cette générosité renforce la communauté et diffuse les bonnes pratiques.

Article 6 : Alternative à la chasse

La scape se positionne comme alternative légitime à la chasse pour la gestion de la faune sauvage. Les scapeurs militent pour la reconnaissance juridique de leur pratique et pour la fin de l’hégémonie cynégétique.

Article 7 : Démocratie et collégialité

L’organisation scapiste repose sur la démocratie participative et la gouvernance collégiale. Les décisions importantes sont prises collectivement par consensus. Aucune hiérarchie permanente ne concentre le pouvoir.

Article 8 : Transparence

Toutes les actions de l’organisation scapiste sont transparentes. Les comptes sont publics, les décisions motivées, les archives accessibles. Cette transparence garantit la confiance et prévient les dérives.

Article 9 : Évolution et adaptation

L’organisation peut évoluer pour s’adapter aux contextes changeants. Seule cette charte reste intangible et ne peut être modifiée qu’avec l’accord unanime écrit de tous les membres créateurs.

Article 10 : Universalité

La scape est universelle. Elle transcende les frontières, les cultures, les croyances. Toute personne qui observe la faune avec respect pratique la scape, qu’elle en connaisse le nom ou non.

La charte de la scape


CHAPITRE PREMIER : PHILOSOPHIE ET RÈGLES DE VIE DES MEMBRES

Ces principes fondent l’identité et la conduite de tout adhérent. Ils forment le lien moral de la communauté.

Principe 1 : De l’Honneur dû à la Vie
Le membre reconnaît la valeur intrinsèque de tout être vivant. Il s’interdit absolument de tuer sans raison vitale ou sanitaire impérieuse, et rejette toute mise à mort pour le plaisir, le divertissement ou le trophée.

Principe 2 : De l’Humilité et de la Non-Intervention
Le membre adopte pour boussole le Principe de Non-Intervention. Il sait que l’humain est un élément du système naturel et doit s’y adapter avec humilité, non le soumettre ou le dénaturer. Il respecte les lois et les équilibres de la Nature.

Principe 3 : De la Collaboration et du Partage
Dans le cadre de la scape, le membre adopte l’esprit de collaboration à la place de l’esprit de compétition. Il cultive et valorise le partage désintéressé des connaissances, l’échange ouvert des observations et la transmission bienveillante des savoirs. La coopération scientifique participative, modèle idéal de production des connaissances, est fortement encouragée comme l’accomplissement naturel de cet esprit collaboratif.

Principe 4 : Du Respect et de l’Universalité du Vivant
Le membre promeut l’abolition du statut juridique de « chose » de la faune sauvage. Il œuvre à la reconnaissance de tout être sensible comme patrimoine commun de l’humanité, en passant du statut de res-nullius à « être qui appartient à tous » (communis). Pour un statut proche de la faune domestique.
Il s’inspire des sagesses des peuples premiers pour une relation réconciliée.

 

Principe 5 : De la Frontière Éthique
Le membre, dans le cadre des activités de l’association, refuse toute alliance ou relation structurelle avec les entités (publiques ou privées) dont les actions contribuent sciemment et durablement à la destruction des écosystèmes, du climat ou du tissu social.


CHAPITRE SECOND : OBJECTIFS DE LA PRATIQUE DE LA SCAPE

Ce chapitre définit l’idéal éthique à atteindre durant l’acte même de scape (observation sur le terrain). Il constitue la ligne directrice de la pratique pure.

Objectif 1 : La Quête du Zéro Impact Négatif
Lors de la scape, le membre tend vers une absence totale d’impact négatif. Cela implique impérativement :

  • De ne pas détruire, dégrader ou modifier intentionnellement un habitat.

  • De minimiser à l’extrême toute perturbation comportementale des espèces (fuite, stress, abandon de site).

  • D’éliminer les pollutions générées par sa présence : bruit parasites, lumières intrusives, déchets visuels.

  • De ne jamais chercher à altérer artificiellement la composition ou la densité d’une population (lâchers, prélèvements, déplacements non justifiés par la science, la sauvegarde ou la restauration d’un biotope).

Objectif 2 : La Science Collaborative et Bienveillante
La pratique de la scape est un acte de connaissance au service du collectif. Elle doit :

  • Enrichir la base de données de l’association et la connaissance par le partage des données et observations.

  • Être inclusive et pédagogique, intégrant les novices dans une démarche participative et les écoles dans l’enseignement des erreurs cynégétiques.

  • Remplacer la logique de la collection (liste, photo-trophée) par celle de la compréhension et de la relation.

Objectif 3 : La Gestion au Bénéfice du Tout
Toute action ou réflexion engagée durant la scape a pour boussole exclusive le bénéfice des équilibres écologiques et l’épanouissement de la biodiversité dans sa complexité. Le membre se considère comme un hôte frtif et éphémère dans un monde qui ne lui appartient pas.


Article II : Dispositions Finales

  • La présente charte peut être amendée par un vote à la majorité qualifiée des deux tiers de l’Assemblée des Sages, sur proposition motivée du Conseil des Fondateurs ou d’un groupe de membres représentant au moins 10% des effectifs.

  • Son interprétation est confiée au Conseil des Fondateurs, guidé par l’esprit du Grand Livre et l’avis des référents éthiques.

  • L’adhésion à l’association vaut acceptation pleine et entière de cette charte. Son manquement grave et répété peut conduire à l’exclusion, après instruction contradictoire par le Conseil de Médiation.

Charte de la Scape

Ratifiée à l’unanimité par le Conseil des Fondateurs


Article I : Préambule & Philosophie fondatrice

La Scape est une association régie par la loi de 1901, fondée sur une éthique renouvelée du rapport au vivant. Cette charte en constitue le socle intangible. Elle se compose de deux piliers indissociables :

  1. La Philosophie et Règles de Vie (Chapitre Premier) : Principes fondamentaux que chaque membre s’engage à incarner, dans l’esprit de la Scape et au-delà de sa pratique formelle.

  2. Les Objectifs de la Pratique (Chapitre Second) : Cadre opérationnel et éthique strict qui régit exclusivement l’acte de scape (l’observation in situ). Ces objectifs définissent un idéal de pureté de la relation d’observation, qui peut faire l’objet d’adaptations mesurées et justifiées dans les autres activités de l’association (salons, lobbying, chantiers de dépollution, aménagements, etc.).


CHAPITRE PREMIER : PHILOSOPHIE ET RÈGLES DE VIE DES MEMBRES

Ces principes fondent l’identité et la conduite de tout adhérent. Ils forment le lien moral de la communauté.

Principe 1 : De l’Honneur dû à la Vie
Le membre reconnaît la valeur intrinsèque de tout être vivant. Il s’interdit absolument de tuer sans raison vitale ou sanitaire impérieuse, et rejette toute mise à mort pour le plaisir, le divertissement ou le trophée.

Principe 2 : De l’Humilité et de la Non-Intervention
Le membre adopte pour boussole le Principe de Non-Intervention. Il sait que l’humain est un élément du système naturel et doit s’y adapter avec humilité, non le soumettre ou le dénaturer. Il respecte les lois et les équilibres de la Nature.

Principe 3 : De la Collaboration et du Partage
Le membre adopte l’esprit de collaboration à la place de l’esprit de compétition dans le cadre de la pratique de la scape. Il cultive et valorise le partage désintéressé des connaissances, l’échange ouvert des observations et la transmission bienveillante des savoirs. La coopération scientifique participative, modèle idéal de production des connaissances, est fortement encouragée comme l’accomplissement naturel de cet esprit collaboratif.

Principe 4 : Du Respect et de l’Universalité du Vivant
Le membre promeut l’abolition du statut juridique de « chose » de la faune sauvage. Il œuvre à la reconnaissance de tout être sensible comme patrimoine commun de l’humanité, sans discrimination. Il s’inspire des sagesses des peuples premiers pour une relation réconciliée. Toute atteinte grave à la biodiversité doit être condamnée à la mesure du préjudice.

Principe 5 : De la Frontière Éthique
Le membre, dans le cadre des activités de l’association, refuse toute alliance ou relation structurelle avec les entités (publiques ou privées) dont les actions contribuent sciemment et durablement à la destruction des écosystèmes, du climat ou du tissu social.


CHAPITRE SECOND : OBJECTIFS DE LA PRATIQUE DE LA SCAPE

Ce chapitre définit l’idéal éthique à atteindre durant l’acte même de scape (observation sur le terrain). Il constitue la ligne directrice de la pratique pure.

Objectif 1 : La Quête du Zéro Impact Négatif
Lors de la scape, le membre tend asymptotiquement vers une absence totale d’impact négatif. Cela implique impérativement :

  • De ne pas détruire, dégrader ou modifier intentionnellement un habitat.

  • De minimiser à l’extrême toute perturbation comportementale des espèces (fuite, stress, abandon de site).

  • D’éliminer les pollutions générées par sa présence : bruit parasites, lumières intrusives, déchets visuels.

  • De ne jamais chercher à altérer artificiellement la composition ou la densité d’une population (lâchers, prélèvements, déplacements non justifiés par la science ou la sauvegarde).

Objectif 2 : La Science Collaborative et Bienveillante
La pratique de la scape est un acte de connaissance au service du collectif. Elle doit :

  • Systématiquement enrichir les biens communs de la connaissance par le partage des données et observations.

  • Être inclusive et pédagogique, intégrant les novices dans une démarche participative.

  • Remplacer la logique de la collection (liste, photo-trophée) par celle de la compréhension et de la relation.

Objectif 3 : La Gestion au Bénéfice du Tout
Toute action ou réflexion engagée durant la scape a pour boussole exclusive le bénéfice des équilibres écologiques et l’épanouissement de la biodiversité dans sa complexité. Le membre se considère comme un hôte discret et éphémère dans un monde qui ne lui appartient pas.


Article II : Dispositions Finales

  • La présente charte peut être amendée par un vote à la majorité qualifiée des deux tiers de l’Assemblée des Sages, sur proposition motivée du Conseil des Fondateurs ou d’un groupe de membres représentant au moins 10% des effectifs.

  • Son interprétation est confiée au Conseil des Fondateurs, guidé par l’esprit du Grand Livre et l’avis des référents éthiques.

  • L’adhésion à l’association vaut acceptation pleine et entière de cette charte. Son manquement grave et répété peut conduire à l’exclusion, après instruction contradictoire par le Conseil de Médiation.

CHARTE DE LA SCAPE

(Le Grand Livre – Version )

Préambule

La SCAPE est l’art ancestral d’observer et d’immortaliser des scènes de vie sauvage. Elle constitue une éthique active de compréhension et de respect du vivant, s’opposant au prélèvement par plaisir. Notre ambition est d’offrir une alternative crédible à la chasse-loisir et de redéfinir notre rapport au vivant.

Article 1 – Définition et Principes

1.1. La SCAPE est une activité respectueuse de la vie fondée sur l’observation et l’immortalisation artistique ou scientifique de la vie sauvage.
1.2. Quatre piliers fondamentaux :

  • L’observation discrète et immersive

  • L’immortalisation et transmission des connaissances

  • La recherche du rétablissement des équilibres naturels

  • La substitution des activités délétères ou nocives.

Article 2 – Positionnement politique

2.1. La SCAPE se positionne comme alternative de gestion éthique de la faune sauvage, visant à remplacer progressivement la chasse-loisir.
2.2. Elle est transpartisane et accueille toute personne rejetant la destruction ludique de la nature ou de sa faune.
2.3. Notre action se fonde sur la proposition positive d’une activité alternative (la SCAPE) plutôt que sur l’opposition stérile à la chasse.

Article 3 – Éthique de pratique

3.1. Priorité au respect de la biodiversité naturelle à la non-perturbation des  scène de vies observées.
3.2. L’immortalisation comme témoignage, jamais comme trophée.
3.3. Transmission des connaissances et contribution à la science participative.
3.4. Action en faveur de la restauration des écosystèmes.
3.5. Promotion de la scape auprès des autoritées politiques, médiatiques, académique et religieuses pour obtenir les évolutions législatives, réglementaires et sociétales alignées sur son éthique.

Article 4 – Gouvernance et valeurs associatives

4.1. Tous les membres sont égaux en droits et devoirs.
4.2. Les décisions se prennent par consensus raisonné.
4.3. Lutte contre la cristallisation du pouvoir.
4.4. Archivage numérique pour une transparence absolue.

4.5. Gestion administrative assistée par l’intelligence artificielle

La SCAPE utilise des outils d’intelligence artificielle pour garantir une cohérence et une neutralité totales dans ses processus administratifs et décisionnels.
L’IA est un outil au service de la collégialité et de l’équité, et n’a aucun pouvoir décisionnel propre.

L’Association Française de SCAPE (AFSCAPE)

Objet et Raison d’Être

La SCAPE a pour objet fondamental, tel que défini par ses statuts, d’organiser, de défendre et de promouvoir une activité de loisir fondée sur l’observation, la connaissance et l’étude non-intrusive de la faune sauvage et de ses habitats.

Notre positionnement

Nous nous affirmons comme une activité de plein air légitime et concurrente de la chasse.
Notre pratique se fonde sur la découverte, la compréhension et l’émotion esthétique liées à la présence de la faune sauvage. Conformément à ses statuts, l’association revendique un accès équitable et un droit de regard sur la gestion de la biodiversité, qui ne saurait être le monopole d’une seule catégorie d’usagers.

Notre ambition politique

La SCAPE œuvre pour la reconnaissance politique et juridique pleine et entière de notre pratique. Son ambition, ancrée dans ses statuts, est qu’à terme, les principes de connaissance, de préservation et de non-prélèvement qu’elle incarne deviennent le fondement prioritaire de la gestion de toute la biodiversité naturelle,des insectes aux mammifères, en remplacement du modèle actuel de mort et de destruction.

PRIMO-STATUTS de la SCAPE

UN PREMIER STATUT simplifié est déposé pour prendre date pour être reconnue d’utilité publique et agréé. Il permet également d’ester en justice et de recevoir des dons et financements publics ou privés.

PRÉAMBULE

L’Observation Comportementale de la Faune Sauvage est une pratique ancestrale et éthique, consistant à observer discrètement et à immortaliser des scènes authentiques de vies sauvages.

Cette activité a été nommée SCAPE pour être clairement identifiée et reconnue par les autorités. Les peintures rupestres sont la première manifestation et fondent sa légitimité traditionnelle à participer à la gestion de la faune sauvage et à l’équilibre agro-sylvo-pastoral avec la biodiversité.

La SCAPE se structure aujourd’hui pour répondre aux attentes d’une population désireuse d’une relation apaisée avec la nature. Sa pratique est sans danger et offre une alternative éthique et durable à la gestion de la faune sauvage. Les intérêts de ces observateurs de la faune se confondent avec ceux de la vie sauvage et des autres usagers de la nature.

En se constituant en association, la SCAPE a pour objectif d’organiser cette pratique, de la faire connaître du public, d’obtenir sa reconnaissance officielle par les autorités et son inscription dans le code de l’environnement au même titre que la chasse.

ARTICLE 1 : Dénomination

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre :

Association Française de SCAPE (AFScape)

(Réseau National d’Observation Comportementale de la Faune Sauvage).

auARTICLE 2 : OBJET

L’association a pour objet de promouvoir, structurer et défendre la SCAPE, définie comme la pratique éthique d’observation et d’immortalisation de la vie sauvage. Dans ce cadre, elle a notamment pour missions de :

  • Promouvoir et développer la pratique de la SCAPE, ses techniques d’observation furtive, et son réseau national d’adhérents.
  • Faire connaître cette activité ancestrale au public et obtenir sa reconnaissance par les autorités.
  • Défendre et représenter la pratique auprès des institutions pour obtenir sa reconnaissance légale comme activité légitime de gestion de la faune sauvage et de la biodiversité.
  • Œuvrer pour la biodiversité en proposant une alternative éthique aux loisirs cynégétiques et en contribuant au rétablissement des équilibres naturels.
  • Agir en justice pour défendre ses intérêts et politiquement pour intégrer la SCAPE dans la législation concernant la faune sauvage.
  • Documenter, sensibiliser et mener toute action concourant à la réalisation de son objet.

ARTICLE 3 : Siège social

Le siège social est fixé à :

Trélévern 22660

Il pourra être transféré par simple décision du collège des membres Créateurs.

ARTICLE 4 : Durée

La durée de l’association est illimitée.

RÈGLEMENT INTÉRIEUR DE L’ASSOCIATION NATIONALE DE LA SCAPE

Le Règlement Intérieur : Règles de fonctionnement interne. Très bien conçu, détaillé et moderne (consensus raisonné, plateforme unique, IA assistante).

RÈGLEMENT INTÉRIEUR

CHAPITRE 1 – ADHÉSION ET RADIATION

Article 1.1 – Admission
Toute demande d’adhésion doit être accompagnée d’une déclaration d’acceptation de la Charte Fondamentale.

Article 1.2 – Radiation
Peut être radié tout membre dont le comportement contrevient à la Charte. La radiation est prononcée par le Collège après procédure contradictoire.

CHAPITRE 2 – FONCTIONNEMENT DU COLLÈGE DES CRÉATEURS

Article 2.1 – Composition initiale
Le Collège est initialement composé des membres fondateurs.

Article 2.2 – Intégration de nouveaux membres
Après deux ans d’activité régulière, tout membre actif peut postuler. L’intégration nécessite l’unanimité du Collège.

Article 2.3 – Prise de décision

  • Les décisions se prennent par consensus raisonné

  • Les propositions sont soumises par écrit avec un délai de réflexion de 7 jours

  • L’abstention vaut accord par défaut

  • L’opposition doit être motivée et donne lieu à un dialogue jusqu’à levée des objections

  • Après 5 abstentions consécutives, le membre est contacté pour explication

CHAPITRE 3 – OUTILS NUMÉRIQUES ET ARCHIVAGE

Article 3.1 – Plateforme de gouvernance
L’association utilise une plateforme numérique unique (type Notion ou Coda) pour :

  • L’archivage de tous les débats et décisions

  • La gestion documentaire

  • La communication interne

Article 3.2 – Mémoire institutionnelle
Toutes les décisions, débats et documents officiels sont archivés dans la plateforme, constituant une mémoire perpétuelle de l’association.

Article 3.3 – Assistance IA
Une intelligence artificielle (type GPT-4 ou Claude) peut être utilisée pour :

  • Synthétiser les débats

  • Rédiger des comptes-rendus

  • Assister dans la recherche documentaire

  • Jamais pour prendre des décisions

CHAPITRE 4 – GESTION FINANCIÈRE

Article 4.1 – Comptabilité
La comptabilité est tenue sur un logiciel dédié, accessible en temps réel à tous les membres du Collège.

Article 4.2 – Signatures bancaires
Le compte nécessite deux signatures pour tout paiement supérieur à 100€. Les habilitations sont révisées annuellement.

CHAPITRE 5 – SECTIONS LOCALES ET AFFILIATIONS

Article 5.1 – Sections locales
Des sections locales peuvent être créées avec l’accord du Collège. Elles fonctionnent sous la responsabilité légale de l’association nationale.

Article 5.2 – Affiliation d’associations existantes
Les associations partageant nos buts peuvent demander leur affiliation. Elles conservent leur autonomie mais s’engagent à respecter la Charte.

CHAPITRE 6 – MODIFICATION DU RÈGLEMENT

Le Règlement Intérieur peut être modifié par le Collège des Créateurs à la majorité des trois quarts.