Ces deux moyens de protéger un terrain contre les dégradations et prédations humaines permettent tous deux de protéger la faune sauvage.
La différence réside surtout dans les raisons de la protéger et dans l'incidence que cela a.
Les réserves et les refuges ASPAS préconisent une évolution libre, sans prédation, ni exploitation humaine, au bénéfice de la faune sauvage.
Le droit d'Eden est un statut que l'on peut choisir à la place du droit de chasse. Son objectif est de pouvoir observer la faune sauvage sans qu'elle soit terrorisée ou que les scapeurs soient menacés, par les chasseurs.
L'ASPAS crée de nouveau droit pour la faune tandis que la scape tente de rétablir ceux des humains qui veulent se rapprocher de la nature.
Si ces approches sont fondamentalement différentes, elles bénéficient toutes deux à la faune sauvage. Directement pour l'ASPAS et indirectement pour la SCAPE. Elles protègent également les terres des dégradations et de la prédation anthropique, mais la SCAPE ne s'interdit pas une exploitation raisonnable de la nature, ni quelques aménagements pour faciliter son usage. À la condition expresse qu'ils permettent de favoriser la biodiversité.
Si les statuts de la scape ne défendent que son usage de l'environnement, il est évident que la biodiversité doit aussi être préservé et le plus authentique possible.
Certains affirment que les chasseurs ont les mêmes objectifs. Mais leurs intérêts se limitent à "leur" "gibier".
La scape s'intéresse à toute la biodiversité de la vie : insectes, batraciens, reptiles, mammifères, oiseaux…
Les scapeuses et les scapeurs ne sont pas les premiers écologistes de France.
Ils refusent cette compétition imbécile et dangereuse pour l'environnement.
Mais ce sont de vrais écologues, leur intérêt pour la biodiversité n'a pas de limites mercantiles.
Les différences d'approches entre l'ASPAS et la SCAPE ont des conséquences pratiques.
- S'il est dans l'intérêt de la SCAPE d'adhérer à l'ASPAS, l'inverse n'est pas vrai. De nombreux adhérents de l'ASPAS sont aussi intéressés par l'activité de SCAPE et de nombreux adhérents de la scape sont intéressés par les refuges ASPAS.
- Il est quasiment impossible de faire respecter l'interdiction de tuer dans les refuges ASPAS. Les chasseurs ont de nombreux passe-droits. Les intérêts de la faune, de ces "choses qui n'appartiennent à personnes θ", (res nullius), ne pèsent pas lourd face à ceux des chasseurs.
Les intérêts des scapeurs sont plus faciles à faire valoir § surtout s'il s'agit de leur survie ! - Pour observer certains animaux, les scapeuses et scapeurs doivent se faire le plus discret possible. Cette furtivité les rend très vulnérables aux tirs sans protection des chasseurs. Si les chasseurs nuisent à la faune des réserves, dans le droit d'Éden, ils peuvent tuer un scapeur.
- Les refuges et droit d'Éden doivent être déclarés aux chasseurs (En 2025, l'inverse n'est pas encore vrai !) En cas de non-respect, l'ASPAS porte plainte pour braconnage, la SCAPE pour tentative d'homicide. Les chasseurs sont informés qu'aucun "angle de tirs" ne peut garantir la sécurité d'un scapeur.
Leur camouflage de snipers, peut les rendre indétectables dans un environnement qui parait parfaitement sécurisé. - Les refuges ASPAS en évolution libre passent par de nombreuses étapes avant de rejoindre, finalement, celui de la forêt primaire. Ce processus referme l'espace sous d'immenses friches et ronciers impénétrables même par la faune sauvage. Les terrains de scape,eux, peuvent être aménagés et entretenus.
La SCAPE et les autres associations de défense de l'environnement ont des centres d'intérêts différents, mais ils sont tous bénéfiques pour la biodiversité et nuisible aux comportements primitifs et dégradant des humains.
