LE GRAND LIVRE DE LA SCAPE

Le Grand Livre de la SCAPE est le document doctrinal structurant de cette activité.
Il explique la genÚse, la finalité et les répercussions de l'officialisation d'une activité alternative à la chasse, appelée SCAPE.

Cette activitĂ© mĂ©rite d'ĂȘtre reconnue par les autoritĂ©s pour ses nombreuses implications politiques, juridiques, Ă©thiques, Ă©conomiques et sociĂ©tales.

 

LE CONCEPT

La SCAPE est un concept, une organisation et une activité.

Aimer observer la faune sauvage est un plaisir plus respectable qu'aimer la chasser.

Le concept repose sur le plaisir de regarder vivre la faune sauvage dans son milieu naturel.

C'est un plaisir plus respectable que celui de tuer, il peut remplacer la chasse (cynégétique) dans la gestion de la biodiversité.

La scape supprime pratiquement tous les inconvĂ©nients de la gestion traditionnelle actuelle et s’inscrit parfaitement dans les impĂ©ratifs de la transition Ă©cologique.
Elle rĂ©pond aux aspirations dĂ©mocratiques en faveur d’une rĂ©forme profonde pour une gestion moins partisane de la biodiversitĂ©
Pour se développer, la SCAPE nécessite une biodiversité naturelle riche et équilibrée.
La scape souhaite que son activité ait toujours un impact positif sur la biodiversité. L'observation ne doit jamais nuire au sujet observé et l'association instruit une politique de rétablissement de la biodiversité

Cette activité est compatible avec toutes celles qui respectent l'environnement. Elle peut conseiller pour améliorer la simbiose avec la vie de la planÚte et présente aucun danger pour les usagers de la nature.

C’est un chantier gigantesque qui modifiera durablement notre rapport Ă  la biodiversitĂ© et se heurte aux intĂ©rĂȘts cynĂ©gĂ©tiques en place

DÉFINITIONS

SCAPE est le nom donnĂ© Ă  cette activitĂ©. Il n'a pas d'autre signification, mais il est souvent converti en "paysage" par les traducteurs en ligne. C'est un nom propre comme celui de n'importe quelle activitĂ©. Il a Ă©tĂ© choisi parce qu'il est libre d'utilisation et pour sa facilitĂ© Ă  ĂȘtre dĂ©clinĂ© :
SCAPEUSE, SCAPEUR : personne qui pratique l'observation de la faune sauvage en respectant les rĂšgles de la scape.
SCAPER : observer la faune sauvage. Et l'immortaliser
SCAPISTE : adjectif et personne adhérant à la philosophie de la scape
SCAPISME : action de scaper.
...
La définition officielle de la scape est :

L’ART D’OBSERVER ET D’IMMORTALISER DES SCÈNES DE VIES SAUVAGES.

L’ART ...

Depuis toujours nos sociĂ©tĂ©s glorifient l'art de la guerre ou de la chasse. La scape, elle, exalte un art de vivre en paix avec les hommes et les bĂȘtes. Elle cultive l'art d'observer et de partager l'Ă©motion de la rencontre furtive avec un animal sauvage et libre, en opposition Ă  ce « loisir » dont l'art de vivre est un art de tuer.

L'immortalisation s'exprime aussi par de nombreux arts traditionnels, comme la peinture, la sculpture, la tapisserie, mais aussi en littérature, en photo et en vidéo.

... D’OBSERVER ET ...

Pour que les scĂšnes de la vie des animaux sauvages soient authentiques, l'observateur doit ĂȘtre invisible pour le sujet observĂ©. Il peut soit se camoufler, soit ĂȘtre tolĂ©rĂ©. La technique diffĂšre totalement selon qu'il s'agit d'un mammifĂšre, d'un oiseau, d'un reptile ou d'un insecte. L'Ă©thologie, dĂ©veloppĂ©e par les scapeuses et les scapeurs, sera une aide prĂ©cieuse transmise des anciens aux dĂ©butants.

Un bon scape est une observation oĂč le sujet se comporte comme si l'observateur n'Ă©tait pas lĂ  ! Il doit ignorer sa prĂ©sence, par un camouflage adaptĂ©, pas nĂ©cessairement visuel, mais aussi olfactif, auditif ou autre, selon la vision du monde de l'animal. Le « camouflage » parfait est celui oĂč l'homme est considĂ©rĂ© comme faisant partie de la faune locale et n'est ni un prĂ©dateur, ni une proie, pour ne pas ĂȘtre acteur de la scĂšne observĂ©e.

L'observation rapprochée se pratique généralement seul. La discrétion diminue fortement avec le nombre d'observateurs. Chaque présence supplémentaire accroßt le risque de perturbation des comportements naturels. Pour tous les animaux, un rassemblement de prédateurs potentiels est un risque insupportable. Mais chaque cas est un cas particulier.

Le but étant de favoriser les opportunités d'observation et de préserver l'authenticité des comportements, les techniques modernes d'observation par caméra se développent de plus en plus. Bien maßtrisées, elles sont trÚs efficaces et utilisées par les scientifiques et, hélas, par les chasseurs. Elles font perdre toute l'émotion d'une observation en présence, qui est la premiÚre raison de pratiquer la scape. Les scapeurs s'en servent pour préparer une observation ou pour immortaliser des scÚnes nocturnes ou difficilement observables.

... D’IMMORTALISER ...

Contrairement au trophée cynégétique qui immortalise une mort, celui de la SCAPE immortalise la vie.

L’immortalisation transforme une observation Ă©phĂ©mĂšre en un tĂ©moignage durable et transmissible.

Elle peut ĂȘtre simultanĂ©e Ă  l’observation, par des moyens techniques tels que la photographie ou la vidĂ©o. Elle implique toutefois toujours une intervention ultĂ©rieure de traitement, qu’elle soit visuelle, artistique ou rĂ©dactionnelle.

L’image seule ne constitue pas une pratique de SCAPE. Elle doit ĂȘtre accompagnĂ©e d’un commentaire dĂ©crivant les conditions d’observation, la technique employĂ©e et son adaptation Ă  l’éthologie du sujet observĂ©.

... DES SCÈNES ...

L'objet d'observation n'est pas l'animal, mais son comportement et son interaction avec son environnement. La SCAPE s'intéresse aux vies sauvages, ce qui la distingue d'une simple collecte d'images. Elle nécessite une approche si discrÚte que l'animal, paisible, ignore ou accepte la présence de l'observateur, dans l'intimité de sa vie.

Cette recherche d'authenticitĂ© rend la SCAPE fondamentalement incompatible avec toute activitĂ© qui, comme la chasse-loisir, tue ou terrorise la faune. Elle se pratique dans des biotopes prĂ©servĂ©s ou restaurĂ©s, oĂč la biodiversitĂ© tend vers l'Ă©quilibre naturel et oĂč la faune est sereine.

... DE VIES SAUVAGES

Certains demandent que les scapeurs pratiquent leur loisir dans les zoos ou les parcs naturels pour laisser les campagnes à ceux qui préfÚrent tuer.

LA GENESE de la scape

BAPTEME

La SCAPE est le nom donné à un concept qui officialise une alternative crédible et ambitieuse à la chasse.
Cette alternative est nĂ©e avec la civilisation, mais elle n’a Ă©tĂ© baptisĂ©e que rĂ©cemment pour ĂȘtre connue du public et reconnue par les autoritĂ©s. Elle est plus ancienne et lĂ©gitime que certaines activitĂ©s dites « traditionnelles », comme la cynĂ©gĂ©tique, qui n’est devenue un loisir de nantis que bien plus tard dans l’histoire humaine.
Ce baptĂȘme permet la reconnaissance de cette activitĂ© par les autoritĂ©s, qui lui permettra de proposer une alternative crĂ©dible Ă  la gestion cynĂ©gĂ©tique de la faune sauvage.

Chronique d'une naissance

Il est des noms qui subissent l'histoire. D'autres choisissent de s'en affranchir. La SCAPE appartient Ă  cette seconde catĂ©gorie. Son nom n'est pas un hĂ©ritage, mais une conquĂȘte.

Avant d'ĂȘtre la SCAPE, il y eut un premier nom : "Snipersdimages".

Ce nom portait en lui la référence à la chasse, au tir, à la visée. Dans un monde saturé d'images et de violence, ce nom condamnait son idée à rester prisonniÚre de ce qu'elle voulait justement dépasser.

les abrĂ©viations naturelles. "Snipe" puis "Snape" Ă©mergĂšrent dans les conversations, les forums, les Ă©changes entre passionnĂ©s. Plus courts, plus maniables, ils semblaient une Ă©volution logique. HĂ©las, dans l'immensitĂ© numĂ©rique des moteurs de recherche, "snipe" et "snape" ne menaient nulle part vers l'observation paisible des vies sauvages. Ils butaient inlassablement contre l'ombre des snipers militaires. La technique, pourtant si prometteuse, restait captive du vocabulaire souvent assimilĂ© Ă  la mort. Ce blocage n'Ă©tait pas qu'un problĂšme technique de rĂ©fĂ©rencement internet. Il Ă©tait un symptĂŽme, et comme tout symptĂŽme, il rĂ©vĂ©lait une vĂ©ritĂ© plus profonde. Tant que le nom porterait en lui une trace, mĂȘme infime, mĂȘme involontaire, de ce que la pratique rejetait, la prĂ©dation, la violence, l'appropriation, alors l'idĂ©e resterait incomprise. Le langage, ce maĂźtre discret, continuerait de trahir l'intention.

Il fallait donc plus qu'un nouveau nom. Il fallait un nom neuf.

Un mot qui n'aurait pas à se justifier de ce qu'il n'était pas.
Un mot qui ne devrait rien Ă  personne.
Un mot qui, comme la pratique qu'il désigne, se tiendrait debout par sa seule présence.

C'est ainsi que SCAPE fut choisi. Dépouillé de tout sens préexistant. Vierge de tout héritage sémantique. Ni chasse, ni tir, ni prédation. Rien. Un point zéro.

Le pari était audacieux. Offrir au public un mot vide, et lui demander de le remplir par la seule découverte de ce qu'il représente. Non pas "voici ce que nous ne sommes pas", mais "voici ce que nous sommes, et ce mot sera désormais cela et rien d'autre".

La beauté du mot, sa respiration, apparut aussitÎt dans sa déclinaison naturelle, SCAPE offrait immédiatement :

  • Le scapeur, celui qui pratique, l'homme ou la femme de l'affĂ»t silencieux.
  • La scapeuse, pour dire la place entiĂšre des femmes dans cette aventure.
  • Scaper, ce verbe neuf qui dĂ©crit l'action d'observer sans prendre, d'ĂȘtre prĂ©sent sans perturber.

La langue, cette vieille dame parfois récalcitrante, avait adopté le nouveau venu sans résistance. Preuve que le mot était juste, qu'il répondait à un vide, qu'il nommait enfin ce qui n'avait pas encore de nom.

Aujourd'hui, le pari est en voie d'ĂȘtre gagnĂ©.

Lorsque le public découvre la SCAPE, il ne cherche pas à savoir ce que ce mot signifie ailleurs. Il apprend ce qu'il signifie ici. Il ne compare pas, il découvre. Il ne traduit pas, il comprend. Un mot qui n'avait aucun sens en a désormais un, et ce sens est celui que ses membres lui donnent chaque jour, sur le terrain, dans le silence de l'observation, dans la douceur d'une présence discrÚte face aux vies sauvages.

Et c'est peut-ĂȘtre lĂ , dans cette dĂ©cision simple et radicale, que se trouve la plus profonde des leçons : pour exister vraiment, il faut parfois accepter de ne rien devoir Ă  personne, pas mĂȘme aux mots.

Un loisir ancestral interdit

Les peintures rupestres montrent que l'observation et l'immortalisation de scÚnes de vies sauvages est une activité aussi vieille que l'humanité. On en retrouve les traces, tout au long de l'histoire, dans toutes les expressions artistiques, jusqu'à nos jours, dans la photo et la vidéo.
C'est sans doute le premier loisir. C'est une activitĂ© inutile pour la survie de l'espĂšce. Cette absence d'intĂ©rĂȘt mercantile Ă©vident l'a rapidement marginalisĂ©e dans notre sociĂ©tĂ© productiviste. Les autoritĂ©s dogmatiques l'ont mĂȘme interdite aux populations laborieuses, chassĂ©es du jardin d'Éden !
L'observation de la nature est un plaisir inscrit dans nos gÚnes. Tous les enfants la pratiquent avant que la société et l'éducation les en dissuadent. La culture officielle n'est pas naturelle, elle ne concerne que les humains. Il est plus 'raisonnable', et pourtant moins logique, de connaitre le nom des artistes morts depuis longtemps que celui des oiseaux de son jardin que l'on cÎtoie chaque jour.

PATRIMOINE

Toutes les sociĂ©tĂ©s humaines vĂ©nĂšrent leurs anciens artistes, philosophes et hommes d'État qui ont marquĂ© l'histoire. Ils sont rares, mais sans doute aussi prĂ©sents aujourd'hui dans notre sociĂ©tĂ©. C'est mathĂ©matique. C'est contre-intuitif, mais la croissance exponentielle de notre dĂ©mographie fait qu'il y a toujours eu plus de vivants sur Terre que de morts sous terre. Il est donc statistiquement probable qu'il y ait autant d'artistes et de penseurs gĂ©niaux vivants que tous ceux qui ont jalonnĂ© notre histoire.

PEINTURES RUPESTRES

En Ardùche, dans la grotte Chauvet, une peinture murale illustre des lions observant leurs proies, peintes sur le mur d’en face.

Cet art primitif tĂ©moigne que le plaisir d’observer et d’immortaliser des scĂšnes de vies sauvages est ancestral.

Certaines peintures rupestres sont si difficilement accessibles, qu'elles ne peuvent rĂ©pondre Ă  un simple souci dĂ©coratif. Leur prĂ©sence en ces lieux reculĂ©s trahit un besoin plus profond, celui d'immortaliser un instant de vie, de fixer un fragment d'existence, bien loin de toute prĂ©occupation esthĂ©tique immĂ©diate. On retrouve ce comportement chez les scapeurs d'aujourd'hui, plus prĂ©occupĂ©s par le tĂ©moignage de leur Ɠuvre que par son esthĂ©tisme.

Un ancien nouveau droit

Observer la faune sauvage est un droit fondamental inaliénable. L'inscrire dans la législation ne créerait aucun droit nouveau et n'en supprimerait aucun, si le législateur ne l'avait pas ignoré dans le code de l'environnement. Cette négligence entrave la pratique de la SCAPE au profit du loisir cynégétique.

Pour ĂȘtre reconnue, la SCAPE doit compter sur plus de soutien que la chasse. Signer la pĂ©tition

Le libre choix

La premiĂšre loi rĂ©publicaine de la chasse affirme que nul ne peut chasser sur le terrain d’autrui sans l’accord de son propriĂ©taire.

Depuis cette loi, et en absence d’alternative comme la SCAPE, les chasseurs ont considĂ©rĂ© cet accord comme acquis par dĂ©faut d’opposition. Le consentement du propriĂ©taire devient alors prĂ©sumĂ©.
Ce renversement du droit, qui lĂ©galise la dĂ©linquance, est une spectaculaire entorse Ă  l’État de droit, soutenue par le lĂ©gislateur-chasseur

Il existe une exception qui permet d’interdire la chasse chez soi, mais elle est dissuasive, menaçante et inapplicable.

La SCAPE permet de rappeler la loi et de la faire respecter. Le droit d’EDEN, (ou droit de non-chasse), redevient la rĂšgle par dĂ©faut.

Les propriĂ©taires et les usagers de la nature doivent pouvoir choisir librement de tuer ou d’observer la faune sur leurs terres ou pendant leurs activitĂ©s de nature. Tuer n'est pas un loisir ni une activitĂ© rurale normale.

LA PHILOSOPHIE

SCAPE VS CHASSE

 

La SCAPE repose sur l'intĂ©rĂȘt de ses membres pour le patrimoine naturel vivant de la Terre.

Cet intĂ©rĂȘt a dĂ©veloppĂ© une philosophie du rapport entre humains et faune sauvage fondamentalement diffĂ©rente de celle des chasseurs.

C'est ce qui rend inconciliables ces deux activitĂ©s de "loisirs", si tant est que tuer puisse ĂȘtre un "loisir"

LĂ  oĂč les chasseurs ne voient que de la viande sur pied, les scapeurs voient un ĂȘtre de chair vivant.

La biodiversité est un patrimoine que la nature a patiemment constitué en 4 milliards d'années d'évolution.

La biodiversitĂ© s'effondre brutalement dans l'indiffĂ©rence politique totale. Comme pour le rĂ©chauffement climatique les humains gĂ©rent leur intĂ©rĂȘts financier personel et immĂ©diat avant l'intĂ©rĂȘt XXX de la collectivitĂ© prĂ©sente ou future.   

Les valeurs Ă©cologiques de tous les partis n'ont jamais rĂ©ussi Ă  attribuer une valeur Ă©conomique Ă  ce patrimoine vivant. Sa destruction est mĂȘme devenue un loisir de plus en plus prisĂ© des Ă©lus qui en ont fait un culte : la cynĂ©gĂ©tique.
La cynégétique est une maniÚre de penser la nature basée sur des dogmes. C'est la seule "religion", promue et protégée par les lois d'une république qui se veut laïque !
Il existe de nombreuses associations qui luttent en vain contre la mafia cynĂ©gĂ©tique, mais aucune ne se place sur le plan Ă©conomique et politique actuel. La SCAPE, elle, ne dĂ©fend pas la biodiversitĂ©, elle dĂ©fend les intĂ©rĂȘts des personnes qui s'intĂ©ressent Ă  la biodiversitĂ©. Nos objectifs sont les mĂȘmes, mais la scape affirme que dĂ©fendre la biodiversitĂ© est plus de l'intĂ©rĂȘt des humains que de la nature. Elle a le temps avec elle. Elle survivra Ă  toutes les catastrophes avec ou sans nous !
MĂȘme si ce n'est pas la premiĂšre cause d'extinction des espĂšces, la SCAPE est philosophiquement opposĂ©e Ă  la cynĂ©gĂ©tique parce que c'est la seule activitĂ© humaine dont l'objectif est de dĂ©truire la biodiversitĂ© naturelle. 

objectif, revendiqué, de la remplacer par une "biodiversité cynégétique" [retrouver les déclarations des chasseurs]...

 

Notre patrimoine vivant

Il a mis 4 milliards d'années à se constituer, mais notre systÚme économique n'en reconnait pas la valeur. Il préfÚre le détruire plutÎt que de restreindre sa consommation. Le primate chasseur-cueilleur apparu récemment a développé une technologie lui permettant de croßtre et de survivre quelques siÚcles. Cette croissance exponentielle accélÚre en permanence vers le mur des limites physiques de notre planÚte. Le choc final sera d'autant plus brutal que l'accélération aura été longue.
Contrairement au patrimoine culturel des humains, le patrimoine vivant est interdĂ©pendant. La modification d'un Ă©lĂ©ment a une influence sur tous les autres. Cette influence peut ĂȘtre petite ou grande, bĂ©nĂ©fique ou nuisible aux humains (bactĂ©ries et virus), mais il est impossible de le savoir a priori. La cascade d'Ă©vĂ©nements qui en dĂ©coule est bien trop complexe.
Les poissons introduits dans les grands lacs africains ont entraßné la réduction des populations d'hirondelles en Europe et la disparition de la presque totalité des poissons des grands lacs, y compris ceux qui ont été introduits.

 

Elle se garde des interdits et n’émet pas de jugement sur la chasse alimentaire. Son Ă©thique est en revanche incompatible avec le plaisir de tuer de la cynĂ©gĂ©tique.

La SCAPE considÚre que la gestion de la faune sauvage doit tendre vers un retour à l'équilibre naturel et non vers une exploitation économique fondée sur la prédation.

Elle ne reconnaĂźt pas le classement dogmatique de ma faune en gibier, nuisible, chassable, ESOD, puant, bec crochu, etc., ni mĂȘme "utiles". Surtout lorsqu'on ne prĂ©cise pas Ă  qui cette faune est utile ou nuisible. Pour la scape, il n'y a que des animaux Ă©cologiquement lĂ©gitimes et la faune anthropique. Celle-ci peut ĂȘtre Ă©radiquĂ©e, sans sauvagerie, pour sauver la premiĂšre et rĂ©parer nos erreurs.

Tous les animaux sauvages autochtones sont considérés comme respectables.
Aucun animal libre ne mĂ©rite d'ĂȘtre arbitrairement dĂ©clarĂ© chassable.
Les animaux sauvages ne sont pas des choses qui n'appartienne Ă  personne (res nullius). La biodiversitĂ© est le patrimoine naturel de l’humanitĂ©.

Vivre sur la planĂšte Terre impose de cohabiter avec l’ensemble du vivant. L’adaptation incombe aux humains et non Ă  la biodiversitĂ©.

C'est une exigence éthique et une autre condition de survie de l'humanité.

​alternative Ă  la gestion cynĂ©gĂ©tique 

Dans la plupart des pays europĂ©ens, la gestion de la faune sauvage repose historiquement sur la cynĂ©gĂ©tique, c’est-Ă -dire l’organisation de la chasse comme activitĂ© de loisir et de gestion. Ce modĂšle attribue principalement aux chasseurs la responsabilitĂ© de rĂ©guler les populations animales et d’organiser l’usage de nombreux territoires naturels.

La SCAPE propose une approche différente.

Elle considĂšre que l’observation, la connaissance et la prĂ©servation de la faune peuvent constituer une forme complĂšte et autonome de relation Ă  la nature, ne reposant pas sur la capture ni la mise Ă  mort des animaux.

Dans cette perspective, la SCAPE développe une pratique fondée sur :

  • l’observation attentive de la vie sauvage,

  • la production de connaissances naturalistes,

  • la transmission de ces connaissances au public,

  • et la prĂ©servation des Ă©quilibres Ă©cologiques.

Cette approche constitue une alternative non prédatrice à la gestion cynégétique de la faune.
Elle vise Ă  faire de l’observation et de la connaissance du vivant une activitĂ© sociale structurĂ©e, capable d’exister aux cĂŽtĂ©s des autres usages de la nature et, Ă  terme, de proposer un modĂšle de gestion fondĂ© davantage sur les donnĂ©es scientifiques et l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

LE CHOIX

Elle donne Ă  tous les usagers de la nature le droit de choisir librement entre deux politiques de gestion de la faune sauvage :

  • Soit la restauration de la "biodiversitĂ© naturelle" par la scape,
  • Soit son remplacement par la "biodiversitĂ© cynĂ©gĂ©tique" de la chasse.

C'est un choix entre un pléonasme et un oxymore !

Il permet Ă©galement Ă  chacun de choisir le cadre de ses activitĂ©s de pleine nature. Soit dans un milieu stĂ©rile et aseptisĂ© comme un champ de guerre ou une troupe de volontaires armĂ©s tue et terrorise toute forme de vie plus grosse qu'un rat, soit dans une nature luxuriante dĂ©bordante de vie oĂč quelques naturalistes discrets tentent de recrĂ©er un jardin d'Eden.

Les nombreuses facettes de la scape

Google - Noto Color Emoji 15.0 (Animated)

Les caractéristiques de la scape sont tellement variées qu'il est plus simple de les classer par ordre alphabétique.

La scape est une activité...

 

COLLABORATION VS COMPÉTITION

L'EMPATHIE

L'empathie est peut-ĂȘtre la qualitĂ© qui nous distingue le plus des animaux. Ce n'est pas un sentiment comme l'amour ou l'amitiĂ©. C'est la capacitĂ© d'un esprit Ă©voluĂ© Ă  Ă©pouser le point de vue d'un autre sans jugement prĂ©conçu. Le coup de foudre et la camaraderie peuvent exister sans elle, mais l'empathie est toujours la condition prĂ©alable d'une comprĂ©hension vĂ©ritable.

L'antipathie entre humains est encore trop peu répandue pour que l'empathie interspécifique soit une évidence. Certains en sont totalement dépourvus, au point de trouver du plaisir à tuer. D'autres en sont si richement dotés qu'ils étendent naturellement cette aptitude au-delà de leur propre espÚce, de leur animal domestique, jusqu'à la faune sauvage.

C'est de cette disposition que la SCAPE est née. »

ETHIQUE

Dans une société qui tolÚre encore que l'on tue par plaisir, observer sans nuire est un acte politique.

La SCAPE ne se contente pas de proposer une alternative Ă  la chasse : elle en conteste la lĂ©gitimitĂ© morale. Car il ne s'agit pas seulement de deux pratiques diffĂ©rentes face Ă  la faune sauvage, il s'agit de deux visions incompatibles de ce qu'un ĂȘtre humain doit ĂȘtre dans son rapport au vivant.

La cynégétique repose sur un présupposé archaïque : que l'animal sauvage est une ressource disponible, un gibier en attente de son destin, une 'chose sans maßtre' que l'on peut s'approprier par la mort.
Ce présupposé n'est pas une tradition respectable : c'est un privilÚge maintenu de force, sanctuarisé par des lobbies puissants, financé par l'argent public et protégé par une législation taillée sur mesure par et pour ceux qui aiment tuer.

L'éthique de la SCAPE,elle, ne demande rien à l'animal. Elle exige tout de l'observateur.

C'est en cela qu'elle est subversive. C'est en cela qu'elle est nécessaire.

HONNETE

La SCAPE n'organise pas de compétition ou de vente des immortalisations (photos videos ...) Les scapeurs n'ont rien à prouver, rien à exploiter ils ne peuvent pas tricher : https://reporterre.net/Photographie-animaliere-la-triche-planquee-derriere-le-cliche-parfait

L'observation est personelle et l'immortalisation aussi. la seule contrainte est de ne pas dégrader la biodiversité et la sérénité des lieux observés.

IMAGINAIRE

L'aspect imaginaire est sans doute le plus inaccessible pour celui qui n'a jamais pratiquĂ© l'observation SCAPE. Il s'apparente Ă  une mĂ©ditation oĂč l'observateur fusionne avec son environnement.
Sans les voir, il sait oĂč se trouve chaque animal, ce qu'il fait et ce qu'il s'apprĂȘte Ă  faire. Il est le scĂ©nariste d'une scĂšne qu'il ne maĂźtrise pas.
Les scapeurs ne font pas qu'observer le paysage : ils les analyse, les imagine tel qu'ils sont réÚllement, et anticipent leurs actions.

JURIDIQUE

En reconnaissant la SCAPE, le législateur rétablit les droits de la majorité qui préfÚre observer la faune sauvage que la chasser.
C'est le droit de la "minorité" des usagers de la faune sauvage, non chasseurs, qui est largement majoritaire !

LUDIQUE

La SCAPE est avant tout un loisir pratiquĂ© depuis toujours. Il semble improductif et les sociĂštĂšs capitaliste l'ont mĂ©prisĂ© au point de ne pas la nommer et de refuser sa reconnaissance politique face Ă  la chasse. C'est un plaisir que seuls ceux qui la pratiquent peuvent comprendre. D'autres trouvent Ă©trange que l'on puisse rester des heures Ă  observer un paysage oĂč ils ne voient rien.
Le secret du plaisir d'observer, est dans l'imagination qui complĂšte l'observation et permet de comprendre et d'anticiper les scĂšnes de vies sauvages.

Les films de Vincent Munier effleurent cette sensation, (que Sylvain Tesson confond avec l'affĂ»t , qui n'est pas l'observation elle-mĂȘme mais une simple technique pour y accĂ©der.

POPULAIRE

La cynĂ©gĂ©tique est un loisir d'Ă©lite, inventĂ© au Moyen Âge pour permettre aux puissants, de la noblesse et du clergĂ©, de jouer Ă  la guerre sans en courir les risques.

La scape, elle, a toujours Ă©tĂ© gratuite et accessible Ă  tous, ce qui lui a prĂ©cisĂ©ment valu d'ĂȘtre rĂ©primĂ©e : rois et curĂ©s entendaient rĂ©server l'oisivetĂ© Ă  leur propre caste.
La Révolution, puis l'avÚnement de la civilisation des loisirs, ont progressivement fissuré cet ordre ancien.
Le peuple n'a conquis le droit de se distraire qu'à la condition tacite d'enrichir les puissants au passage. La royauté a simplement cédé la place à la ploutocratie.
L'observation de la faune, libre et gratuite par nature, n'a jamais vraiment trouvĂ© grĂące en Occident, qui lui prĂ©fĂšre la compĂ©tition virile Ă  la contemplation silencieuse, lĂ  oĂč la philosophie orientale, et la scape, en font une pratique Ă  part entiĂšre.
La scape n'entend pas imposer ce loisir à la classe dirigeante, elle demande seulement qu'il soit respecté et pris pour ce qu'il est : une alternative crédible et éthique à la cynégétique.

PRAGMATIQUE

La SCAPE n’est pas “contre” la chasse, c'est inutile, dangereux et illĂ©gal, elle est “pour” les usagers non chasseurs de la faune sauvage. C’est donc une association de dĂ©fense des droits (d’une catĂ©gorie d’usagers) et de protection de l’environnement (car la faune sauvage est un bien commun).

La scape ne dicte pas de rÚgles dogmatiques incontournables mais des consignes convaincantes et documentées.
Les rĂšgles sont souvent contournĂ©es lorsqu'elles gĂȘnent, alors que les consignes peuvent ĂȘtre adaptĂ©es Ă  une situation imprĂ©vue en conservant l'objectif essentiel.
L'exemple des photos de nids est soit strictement interdit, soit faisable si elles ne dérangent pas la nichée. Dans le second cas, une caméra à distance permet de surveiller aussi le nid contre le vandalisme sans aucun risque pour la nichée.

Aujourd'hui, l'État impose Ă  tous les Français de subir et de financer la chasse-loisir. La SCAPE leur permettra d'exiger une gestion plus harmonieuse, plus compĂ©tente et plus dĂ©mocratique du patrimoine vivant.

Le statut juridique actuel des animaux sauvages est une anomalie : contrairement aux animaux domestiques, ils sont considĂ©rĂ©s comme des « choses sans maĂźtre ». Ils peuvent ĂȘtre tuĂ©s ou terrorisĂ©s sans raison, pour le seul plaisir du tueur.
Les "espĂšces protĂ©gĂ©es" ne sont que des "espĂšces chassables" en cours de reconstitution de stock. Seuls les intĂ©rĂȘts des chasseurs sont protĂ©gĂ©s, pas ceux de la faune ni ceux de la collectivitĂ©. 

Pour la SCAPE, la faune sauvage n'est pas une chose. Elle est le patrimoine vivant de tous. Sa gestion doit viser Ă  restaurer l'Ă©quilibre naturel de la biodiversitĂ© dans l'intĂ©rĂȘt du plus grand nombre, et non dans celui d'une minoritĂ©.

La chasse reste l'activitĂ© prĂ©fĂ©rĂ©e d'une majoritĂ© d'Ă©lus, quel que soit leur bord politique. Mais le plaisir de tuer ne peut plus ĂȘtre un loisir d'exception dans une dĂ©mocratie laĂŻque qui lutte contre l'obscurantisme, le communautarisme, et qui refuse la barbarie. MĂȘme traditionnelle.

Les ruraux, comme tous les Français, ont droit Ă  la protection de l'État. La terreur cynĂ©gĂ©tique n'est pas la plus dangereuse, mais c'est la seule qui est protĂ©gĂ©e par le lĂ©gislateur.

RURALE

Alors que les chasseurs prétendent reprÚsenter le monde rural, toute la législation cynégétique est dicté par l'état et les régions. Les élus locaux ne peuvent s'y opposer.
La scape est une association qui, comme l'impose la loi et contrairement Ă  la chasse, n'a aucun intĂ©rĂȘt Ă©conomique pour ses adhĂ©rents. La scape n'organise pas de vente de concourt ni de compĂ©titions toujours suceptibles de nuire aux intĂ©rets de la nature et des scapeurs.

SENSUELLE

Dans sa quĂȘte du moindre dĂ©tail pour construire le scĂ©nario des scĂšnes de vie sauvage qu’il observe, le scapeur analyse tout, de la trace Ă  l’ombre furtive, de l’insecte qui bourdonne Ă  l’oiseau qui plane. Tous ses sens en Ă©veil enregistrent les informations comme les piĂšces d’un puzzle spatio-temporel. Chaque son, chaque odeur, chaque sensation, la brise sur le visage, la tension d’un silence soudain, la vibration imperceptible du sol, tout participe Ă  l’élaboration d’un scĂ©nario qui mĂšnera Ă  une action anticipĂ©e.
Il n'y a pas de patience dans l'affût, il n'y a que de l'imprégnation.

Les chasseurs primitifs ont sans doute dĂ©veloppĂ© cette perception. Cette capacitĂ© d’immersion totale, d’un dialogue silencieux avec le vivant. Elle exigeait patience, humilitĂ© et disponibilitĂ© sensorielle. Elle n’était pas domination, mais adaptation.

Les contraintes mercantiles et productivistes ont progressivement altĂ©rĂ© cette relation. Lorsque l’animal devient ressource, quota ou trophĂ©e, l’attention se transforme. L’observation cesse d’ĂȘtre une rencontre pour devenir un moyen. La logique d’efficacitĂ© dĂ©truit la lenteur nĂ©cessaire Ă  la communion sensorielle.

Les Ă©clairages, les camĂ©ras, les drones et mĂȘme les jumelles amĂ©liorent la prĂ©cision de l’information, mais ils artificialisent l’expĂ©rience et affaiblissent la sensualitĂ©. La mĂ©diation technologique remplace la sensibilitĂ©.

Aujourd’hui, seule la scape peut encore prĂ©server cette pratique d’immersion attentive, dans les territoires oĂč la pression cynĂ©gĂ©tique n’a pas stĂ©rilisĂ© les paysages ni rendu la faune trop mĂ©fiante pour ĂȘtre observĂ©e.

SCIENTIFIQUE

Le scapeur observe la faune parce que ça lui plaßt. Il n'a pas plus à justifier ce plaisir que le promeneur n'a à justifier sa marche ou le lecteur son goût pour les livres.

Ce qu'il fait n'est pas de la science. C'est de l'attention portĂ©e au vivant, librement, sans prĂ©lĂšvement, sans intervention, sans agenda. Que ses observations puissent intĂ©resser des chercheurs en Ă©thologie ou des gestionnaires d'espaces naturels est une consĂ©quence heureuse de cette pratique, pas sa raison d'ĂȘtre.

La SCAPE n'est pas un programme scientifique. C'est un loisir. Un loisir sérieux, exigeant, fondé sur des connaissances réelles des sciences de la nature come l'éthologie et une éthique rigoureuse, mais un loisir.
Le scapeur n'a de comptes Ă  rendre qu'Ă  lui-mĂȘme, Ă  la faune qu'il observe et Ă  la biodiversitĂ©, qu'il entrtient pour son loisir.

SPORTIVE

La pratique de la SCAPE demande une bonne maßtrise des techniques de progression en milieu naturel. La pratique de la scape n'est pas qu'une activité contemplative sédentaire. Les conditions d'approche et d'affût demandent parfois une bonne condition physique pour résister aux conditions climatiques et environnementales.

La marche est le mode de dĂ©placement le plus courant. Mais certains biotopes et certaines espĂšces ne sont accessibles qu’avec des sports de pleine nature tels que l’escalade, le ski, le canoĂ«, la spĂ©lĂ©ologie ou la plongĂ©e.

La pratique de ces activités nécessite une formation spécifique. La SCAPE impose une maßtrise sécuritaire complÚte des techniques utilisées et exclut toute forme de compétition. En milieu isolé, éloigné des secours, la recherche de performance augmente les risques et compromet la sécurité.

La pratique peut exiger une bonne condition physique afin de supporter des affĂ»ts prolongĂ©s, parfois dans des conditions climatiques extrĂȘmes, et de progresser silencieusement en terrain difficile. L’accĂšs aux milieux frĂ©quentĂ©s par la faune sauvage peut ĂȘtre une Ă©preuve physique exigeante.

L’accĂšs Ă  certains biotopes isolĂ©s peut devenir dangereux, voire mortel, sans formation technique et physique adaptĂ©e. Pour cette raison, certaines zones sont rĂ©glementĂ©es ou interdites d’accĂšs.

La randonnĂ©e et le trekking sont les formes les plus accessibles de progression en milieu naturel, mais nĂ©cessitent endurance et compĂ©tences en orientation. D’autres techniques peuvent ĂȘtre requises selon les biotopes. Elles doivent ĂȘtre apprises et pratiquĂ©es avec des structures compĂ©tentes afin d’ĂȘtre maĂźtrisĂ©es en sĂ©curitĂ©.

La finalitĂ© de la dimension sportive de la SCAPE n’est pas la performance, mais la maĂźtrise sĂ©curitaire des techniques de progression, au service de l’observation, de la discrĂ©tion et du respect du vivant.

POUBELLE

La Scape n'a pas besoin de greenwashing. Ses campagnes de ramassage de déchets ont pour objectif d'exiger leur financement par les pollueurs proportionnellement à leurs déchets.
La scape peut se substituer Ă  la carence gouvernementale de nettoyage pour pouvoir pratiquer son activitĂ©, mais cela ne doit ni ĂȘtre de l'exploitation, ,ni du travail au noir.
Le nettoyage de la nature doit ĂȘtre obligatoire, c'est un bien commun, fait par des professionnels et financĂ© par l'Ă©tat. A charge pour lui dans rĂ©partir la charge selon le principe du pollueur payeur, dĂšs lors que le pollueur est responsable de sa pollution et qu'il peut y pallier.
Les propriĂ©taires et entreprises sont responsables des dĂ©gĂąts environnementaux faits chez eux. Ils ne peuvent en aucun cas avoir d'influence extĂ©rieure et la remise en Ă©tat doit ĂȘtre financĂ©e intĂ©gralement par un budget bloquĂ© Ă  la Caisse de dĂ©pĂŽt.

SCOLAIRE
La chasse fait de l'entrisme jusque dans les Ă©coles, il y a mĂȘme une option chasse au BAC. Il est inimaginable que cela existe encore alors que le lĂ©gislateur a reconnu la conscience animale pour les chiens, les chats et les animaux domestiques.
C'est comme si on expliquait l'intĂ©rĂȘt Ă©conomique de l'esclavage. Sauf que les seuls intĂ©rĂȘts de la chasse ne sont pas de la chasse et qu'il pourraient ĂȘtre pris en charge, plus efficacement et sans parti pris contre productif, avec convergence d'intĂ©rĂȘts par la scape. Il suffit de lui accorder les crĂ©dits de la chasse.
Des modÚles de cours de scape pour les scolaires sont disponibles dans le chapitre Activité.

wildlife watching

Le bird watching et le wildlife watching sont des pratiques proches de la scape. Il s'en distingue surtout par le nom propre spécifique à la scape, comme le chasse et le "wildlife killing"

PACIFISTE

Depuis que la cynégétique a transformé la chasse alimentaire, en un loisir de guerre contre la faune sauvage, on peut affirmer que la SCAPE est à la cynégétique ce que la paix est à la guerre.
Certains trouvent leur accomplissement dans la poursuite, la fureur et la mise à mort d'animaux innocents, d'autres préfÚrent la contemplation, la sérénité et la préservation de la biodiversité.

Comme la guerre et la paix, la chasse et la SCAPE sont incompatibles. Elles ne peuvent exister simultanĂ©ment dans un mĂȘme lieu, mais n'existent que l'une par l'autre. Si la guerre et la chasse n'existaient pas, la paix et la SCAPE seraient des notions inexplicables et sans raison d'ĂȘtre.

Ce qui n'empĂȘche pas, que presque toutes les personnes psychiquement Ă©quilibrĂ©es, prĂ©fĂšrent la paix Ă  la guerre !

Elles préfÚreraient également la SCAPE à la chasse si elles savaient que la chasse est, comme la guerre, un choix politique et une obligation légale, mais n'est pas une fatalité.
Certaines régions et certains pays l'ont interdite. La Terre et la biodiversité ont vécu en harmonie pendant des milliards d'années avant que des hommes armés de fusils viennent y faire leur loi.

CYNEGETIQUE

NON ! 
La scape n'est pas cynĂ©gĂ©tique. Elle souhaite mĂȘme remplacer la chasse, comme la justice a remplacĂ© l'inquisition !
Mais, lorsque l'on voit la publicité pour la chasse. On pourrait tout à fait croire qu'il s'agit de la scape. Pas un coup de feu, pas un fusil, des gens qui aménagent l'environnement pour leur activité et observent les oiseaux.
C'est la chasse des bisounours; ça pourrait ĂȘtre la scape s'ils Ă©taient plus discrets, modestes et sobres.
Et puis le seffi pour faire djeu'n ... la ficelle est un peu grosse. À la scape, les scapeuses et les scapeurs ne font pas de selfie, ils photographient la faune, toute la faune, mais pas eux.

Les scapeurs sont comme dans la pub, des chasseurs qui ne chassent pas !

REMPLACER LA CHASSE

La SCAPE n'est pas qu'un argument contre la chasse, elle est aussi une réponse concrÚte et opérationnelle.
Plus compétente dans la connaissance du vivant, plus éthique dans son rapport à l'animal, plus écologique dans ses pratiques, plus sûre pour tous, plus accessible, moins coûteuse, silencieuse, non létale et pleinement compatible avec les exigences du droit contemporain. La SCAPE remplace la cynégétique sans créer de vide.
Elle ne demande rien Ă  la nature sinon de continuer Ă  exister.
Elle ne demande Ă  l'État que de remplacer la chasse par ce loisir pour prouver sa volontĂ© de mettre en Ɠuvre une vĂ©ritable transition Ă©cologique.

SES QUALITES

ECOLOGIQUE

DURABLE :

La scape s"appuie sur les connaissances scientifiques pour gérer la biodiversité. Son objectif est de changer de paradigme en recherchant les adaptations des activités humaines à la biodiversité naturelle plutÎt que de chercher à adapter cette derniÚre à nos besoins, ou pire en l'ignorant. La catastrophe climatique en cours devrait nous inciter à plus de prudence.
Voire régénératrice, elle peut participer activement à la réparation des écosystÚmes.

LA PATIENCE

Non ! les scapeuses et scapeurs ne sont pas patient !
il n'est pas simple de comprendre que l'observation de la vie sauvage ne demande pas une patience de pĂȘcheur pour celui qui maitrise l'art de la scape.
La scape n'est pas qu'une observation, c'est une immersion.
Le scapeur n'a pas besoin de patience pour attendre un évÚnement ! son observation EST l'évÚnement. La SCAPE est une méditation hypersensible. Elle ne se partage pas, elle se transmet.

LA SCAPE N'EST PAS !

DE L'ÉCONOMIE

L'Ă©conomie n'est pas une science exacte, c'est un systĂšme. Son Ă©tude peut avoir une dĂ©marche scientifique, mais il a existĂ©, et on peut imaginer, d'autres systĂšmes Ă©conomiques qui ne soient pas fondĂ©s sur la croissance, comme l'est le systĂšme dominant actuel. Contrairement Ă  la biodiversitĂ©, qui est le sujet d'observation de la scape, notre Ă©conomie ne fonctionne que par sa croissance, alors que la biodiversitĂ© ne fonctionne que par une recherche constante d'Ă©quilibre entre toutes les espĂšces. La biodiversitĂ© crĂ©e, en permanence, de nouvelles espĂšces mieux adaptĂ©es Ă  leur environnement local et abandonne celles qui le sont moins. C'est l'Ă©volution darwinienne ; mais la quantitĂ© de matiĂšre vivante est toujours en Ă©quilibre avec celle de matiĂšre disponible. L'Ă©conomie, elle, ne fonctionne qu'en utilisant toujours plus de matiĂšre et d'Ă©nergie : elle prĂŽne la croissance plutĂŽt que l'Ă©quilibre. Ce systĂšme permet d'avoir toujours plus de biens disponibles, mais il fonctionne au dĂ©triment de la biodiversitĂ©. Son principal inconvĂ©nient est qu'il n'est pas pĂ©renne. Non seulement la croissance a obligatoirement une fin dans un monde aux ressources limitĂ©es, mais cette croissance est exponentielle : la fin se rapproche de plus en plus vite. On en voit les prĂ©mices lorsqu'un produit vient Ă  manquer. Toutes les politiques consistent Ă  choisir quels sacrifices doivent ĂȘtre consentis pour que cette croissance ne s'arrĂȘte pas. Évidemment, chaque humain prĂ©fĂšre que ce soient les autres qui sacrifient. En cela, ils sont tous d'accord !

Car croissance économique et croissance démographique se nourrissent mutuellement. Notre systÚme économique a besoin de toujours plus de consommateurs, de travailleurs et de cotisants pour fonctionner : plus d'actifs pour financer les retraites, plus de salariés pour produire, plus d'acheteurs pour écouler les biens. La démographie est le carburant de l'économie de croissance.

La croissance arrive Ă  son terme. Il sera d'autant plus violent qu'on tentera de le repousser. Les exponentielles nous dĂ©montrent que la population double Ă  chaque pĂ©riode. L'extermination naturelle ou anthropique de la moitiĂ© de l'humanitĂ© ne rĂ©duit pas la population : elle la fait seulement retourner une pĂ©riode en arriĂšre. Si, en moyenne, la population humaine double tous les trente ans, au temps imaginaire d'Adam et Ève, la mort de deux personnes ramenait la population trente ans en arriĂšre. Aujourd'hui, il faudrait Ă©liminer 4 milliards de personnes, tous les trente ans, pour simplement stabiliser une population en croissance continue. C'est mathĂ©matique. Tous les dĂ©cideurs le savent, mais espĂšrent que cela n'arrivera pas de leur vivant. Les exponentielles prouvent pourtant que si. SAUF, sauf si la croissance s'arrĂȘte, comme cela semble ĂȘtre le cas. Il semble que les humains retrouvent le rĂ©flexe naturel des populations animales, qui stoppent leur croissance lorsqu'elle n'est plus en Ă©quilibre avec leur milieu. Mais lorsqu'une cause imprĂ©vue modifie brutalement cet Ă©quilibre, l'effondrement est dramatique pour les populations qui ont augmentĂ© exponentiellement, c'est le cas des coraux de la Grande BarriĂšre australienne, et le nĂŽtre. Certains Ă©conomistes affirment que notre civilisation ne peut survivre Ă  la dĂ©croissance. Mais elle arrivera bientĂŽt, qu'on l'organise ou qu'elle nous soit imposĂ©e par la nature et les mathĂ©matiques.

Il est plus que temps de rĂ©concilier notre civilisation avec la biodiversitĂ©, pour s'inspirer de son Ă©quilibre, qui Ă©volue sans croĂźtre depuis 4 milliards d'annĂ©es. Le bonheur, c'est d'ĂȘtre heureux de ce que l'on a, plutĂŽt que de ce que l'on voudrait avoir. Nous avons la Terre : nous ne vivrons jamais sur Mars, ni ailleurs.


D'AUTRES ÉCONOMIES SONT POSSIBLES

La biodiversitĂ© nous offre un modĂšle : elle n'a jamais cessĂ© d'Ă©voluer, d'inventer, de s'adapter, sans jamais augmenter la quantitĂ© totale de matiĂšre qu'elle mobilise. Une civilisation pourrait faire de mĂȘme : s'amĂ©liorer sans s'alourdir, innover sans consommer davantage.

Plusieurs penseurs ont formalisé cette intuition. Herman Daly, dÚs les années 1970, propose une économie à état stationnaire : les flux de matiÚre et d'énergie sont maintenus à un niveau soutenable, le progrÚs se mesure en qualité de vie plutÎt qu'en volume produit. Kate Raworth, en 2017, affine cette idée avec sa « Doughnut Economics » : elle définit un plancher social, sous lequel personne ne doit tomber, et un plafond écologique, au-dessus duquel la planÚte se dégrade. L'objectif n'est ni la croissance ni la décroissance, mais de rester dans l'anneau entre ces deux limites. Amsterdam l'a adopté comme cadre de gouvernance dÚs 2020.

L'économie circulaire va plus loin encore dans l'analogie avec le vivant : rien n'est déchet, tout est ressource pour autre chose. Plus de flux linéaire, extraire, produire, jeter, mais des boucles fermées, comme dans un écosystÚme.

Ces modĂšles ont trois points communs : changer l'indicateur de rĂ©fĂ©rence, sortir du PIB pour mesurer le bien-ĂȘtre rĂ©el ; faire payer aux biens leur vrai coĂ»t, y compris pour la nature ; et redistribuer plutĂŽt qu'accumuler, car une Ă©conomie d'Ă©quilibre ne supporte pas les inĂ©galitĂ©s extrĂȘmes.

Aucun de ces systÚmes n'est encore pleinement appliqué à l'échelle d'une nation. Mais tous montrent qu'une autre voie est pensable. La question n'est plus de savoir si la croissance finira, elle finira. La question est de savoir si nous choisirons ce qui vient aprÚs, ou si nous le subirons.

DE LA COMPETITION

Pas négocier. Statuer !

La scape ne discute pas avec la chasse, elle demande aux partis politique, au gouvernement, au législateur et la justice de statuer équitablement dans les conflit d'usages de la chasse et de la scape

 

 

 

VERSUS

Ce chapitre compare la scape à la chasse et aux autres activités semblable.
Il permet de préciser ce qu'est la scape par rapport à d'autres activités connues. Il dénonce les agissements de certains et comparent ceux des autres.

PARABOLES

C'est un procédé pédagogique et spirituel utilisé par Jésus pour transmettre des vérités complexes à travers des images de la vie quotidienne.

Le mot vient du grec parabolĂȘ, qui signifie littĂ©ralement « jeter Ă  cĂŽtĂ© ». L'idĂ©e est de placer une rĂ©alitĂ© spirituelle invisible Ă  cĂŽtĂ© d'une rĂ©alitĂ© matĂ©rielle visible pour Ă©tablir une comparaison.

le berger et le chevrier

Le sage berger mÚne ses brebis vers de verts pùturages et les déplace avant qu'il n'en reste plus rien, son ami chevrier laisse ses chÚvres consommer tout jusqu'à ne laisser que des cailloux.

C'est la différence entre un usage et une exploitation. L'usage est perpétuel alors que l'exploitation est définitive.

Cette histoire n'accuse pas les professions. Elle pourrait inverser les rÎles. Elle illustre que l'exploitation des richesses de la nature n'est durable que si elle est inférieure à ce que la nature peut produire et ce que nous laissent les autres usagers naturels légitimes.

Les chasseurs, comme les mineurs, ont exploité la nature jusqu'à l'épuisement. Les mineurs abandonnent leurs terres stériles et migrent vers d'autres gisements à piller. Les chasseurs exterminent leurs concurrents naturels et élÚvent leur gibier. Contrairement aux mineurs, ils n'ont plus d'autres richesses à exploiter.

La chasse est remplacée par la cynégétique.
La cynégétique est un loisir qui simule la chasse, ou la guerre !, en élevant des animaux domestiques pour les relùcher dans la nature et pouvoir tirer dessus.

C'est comme si les mineurs remplissaient leurs mines pour continuer Ă  les exploiter ! Ça n'a plus aucun intĂ©rĂȘt Ă©conomique, c'est juste le plaisir de creuser. Comme dit l'expression : arrĂȘte de creuser, tu as atteint le fond (de la bĂȘtise).

La SCAPE est un usage perpĂ©tuel de la faune sauvage, Elle peut et a intĂ©rĂȘt a rĂ©tablir les Ă©quilibres naturels.

L'ORGANISATION

La SCAPE est une communautĂ© de projets autonomes partageant une mĂȘme charte.

STRUCTURE

L'association de la scape à deux fonctions : conseiller, éduquer et organiser l'activité d'observation de scÚnes de vies sauvages Promouvoir et faire reconnaßtre cette activité par les autorités politiques et législatives.


  • 1. Cercles d’engagement progressifs

    Chaque cercle correspond Ă  un niveau d’implication, avec des droits et des gratifications distincts. La progression est volontaire et rĂ©compensĂ©e.

    Cercle AccÚs site wordpress Actions Récompense
    Public Public Lecture, partage, clic “J’aime” Sentiment de voter contre la chasse pour la scape
    collectifs
    Stratégie utilisée par : réseaux naturalistes
    Landing page d'information par thÚme, persona, région, village personnel


    groupes Telegram / Signal
    Sorties nature. → association locale.

    partisan d'un mouvement prés-club ou asso local

    LES ADHERENTS

    verse une cotisation symbolique à la scape (1€)

    Clubs locaux
    (adhérent)

    Pages dédiées

    présence, légitimité,  actions et subventions locales

    reconnaissance par les autorités locales
    Sympathisant 
    (adhérent)
    AdhĂ©sion min. 1€/an Vote aux AG, accĂšs Ă  l’espace membres, peut proposer des idĂ©es Être comptĂ© dans les effectifs, recevoir des nouvelles, carte de soutien. identifications des idĂ©es.
    Membre
    (adhérent)
    Engagement dans au moins une mission Peut crĂ©er/animer une mission, vote aux dĂ©cisions stratĂ©giques, Ă©ligible aux instances Reconnaissance publique (palmarĂšs), badge, droit de regard sur l’orientation

    L’adhĂ©sion Ă  l’association nationale est unique. Le passage de sympathisant Ă  membre actif se fait en rejoignant ou crĂ©ant une mission (voir ci-dessous).


    2. Les missions : unitĂ© de base de l’action

    Toute action concrÚte est organisée en missions. Une mission a :

    • Un objectif prĂ©cis (ex : « Faire connaĂźtre la SCAPE dans les Ă©coles du 06 », « CrĂ©er une antenne locale Ă  Lyon », « Tester une application d’observation »).

    • Un responsable (crĂ©ateur ou coordinateur) qui anime.

    • Une durĂ©e limitĂ©e ou renouvelable.

    • Des tĂąches simples que les membres actifs peuvent rejoindre.

    Les missions sont listĂ©es dans un espace dĂ©diĂ©, avec un Ă©tat d’avancement. Chaque membre actif doit ĂȘtre rattachĂ© Ă  au moins une mission (pour conserver son statut et son droit de vote).

    CrĂ©ation d’une mission : tout membre actif peut proposer une mission. Elle est prĂ©validĂ©e rapidement par l’IA et entĂ©rinĂ©e par le comitĂ© stratĂ©gique (les "sages") selon des critĂšres simples (cohĂ©rence avec la charte, absence de doublon). L’auteur en devient l’animateur.
    Les missions nĂ©cessitant ou engageant des fonds sont prĂ©sentĂ©es avec une proposition de financement autonome ou collectif. Aucune action ne peut ĂȘtre lancĂ©e 'Ă  crĂ©dit' et doit ĂȘtre budgĂ©tĂ©e. 


    3. Reconnaissance et motivation

    Pour que chacun se sente unique et important, le systĂšme doit rendre visibles les contributions, mĂȘme modestes. On utilise :

    • Un annuaire public des missions avec les noms d’utilisateurs (pseudos) des participants, et leur rĂŽle.

    • Des badges automatiques attribuĂ©s par l’IA : “PremiĂšre mission”, “Mobilisateur”, “Animateur aguerri”, “CrĂ©ateur d’antenne”, etc.

    • Un “palmarĂšs” (classement non compĂ©titif) mettant en avant les membres les plus actifs du mois, avec leur pseudo et leur mission.

    • Des remerciements personnalisĂ©s gĂ©nĂ©rĂ©s automatiquement par l’IA pour chaque action (ex : “Merci Ă  @nom pour avoir distribuĂ© 15 cartes de visite ce mois-ci”).

    • Un systĂšme de “kudos” : les membres peuvent envoyer un petit message de remerciement public Ă  un autre pour une action.

    Toute cette reconnaissance est publique au sein de l’espace membres. (et peut ĂȘtre partiellement visible du public si souhaitĂ©).


    4. Anonymat et protection

    • Pseudo obligatoire pour toute interaction (inscription, adhĂ©sion, missions). Le vrai nom n’est connu que du trĂ©sorier (pour la comptabilitĂ©) et du prĂ©sident (pour les obligations lĂ©gales). Ces donnĂ©es sont stockĂ©es de maniĂšre sĂ©curisĂ©e. Les noms rĂ©els ne sont visibles par un lien que sur demande de l'intĂ©ressĂ©.

    • Communication interne via un outil type Mattermost (auto-hĂ©bergĂ©) ou un forum avec pseudos.

    • Pour les missions locales (ex : rencontre physique), les participants peuvent dĂ©cider en petit comitĂ© de dĂ©voiler leur identitĂ©, mais rien d’obligatoire.

    • Sanctions : tout harcĂšlement ou tentative de doxxing (divulgation de donnĂ©es personnelles) est immĂ©diatement exclu.


    5. Outils et automatisation (IA)

    Le prĂ©sident (ou SAM) ne doit pas ĂȘtre noyĂ©. DĂšs que possible, on automatise :

    Fonction Solution
    Inscription / adhĂ©sion Plugin WordPress + Stripe (paiement Ă  partir de 1€). L’IA vĂ©rifie les donnĂ©es et active l’accĂšs.
    Gestion des missions [Choisir le plugin de gestion de projets le mieux adaptĂ© Ă  la scape ou l’IA peut proposer des missions similaires, alerter sur les doublons.]
    Newsletter des réalisations Script (ou plugin) qui scrute les actions et les édite automatiquement dans l'historique visible par un lien dans la news letter.
    PalmarÚs mensuel Non ! éviter de favoriser l'esprit de compétition
    Envoi de remerciements Par le responsable d'une mission ou par un membre actif
    Validation des nouvelles missions Un formulaire guide, l’IA vĂ©rifie les critĂšres et valide en quelques minutes. Si hors critĂšres, elle transmet Ă  un comitĂ© restreint.
    Communication interne [Mattermost ou forum] avec des canaux automatiques par mission.

    L’idĂ©al est d’utiliser WordPress + quelques plugins + Make (ex Integromat) ou n8n pour connecter et automatiser.


    6. Gouvernance : vote et décisions

    • Seuls les membres actifs (ceux engagĂ©s dans une mission) votent pour les orientations stratĂ©giques, les statuts, l’élection du CA, etc.

    • Le vote peut se faire en ligne via un outil sĂ©curisĂ© (type WeVote, ou plugin WordPress).

    • Chaque mission peut avoir sa propre gouvernance interne (dĂ©cisions collectives de ses membres), mais sans impact sur l’association nationale.

    • Les dĂ©cisions importantes de l’association sont soumises au vote des membres actifs, aprĂšs dĂ©bat contradictoire sur le forum.


    7. Communication entre membres

    • Un [forum par missions (un fil de discussion par mission) pour partager l’avancement, les difficultĂ©s, les rĂ©ussites.

    • Des rĂ©unions en ligne rĂ©guliĂšres (visio) par mission, ou des « points nationaux » mensuels ouverts Ă  tous.

    • Un annuaire des missions avec la liste des participants (pseudos) pour favoriser les synergies.


    8. Mise en Ɠuvre progressive

    1. Phase 1 : site WordPress avec adhĂ©sion Ă  1€, espace membres basique (forum simple), quelques missions pilotes gĂ©rĂ©es manuellement.

    2. Phase 2 : introduction d’un plugin de missions et de badges, automatisation des remerciements et du palmarùs.

    3. Phase 3 : mise en place du vote électronique pour les membres actifs, extension du nombre de missions, communication renforcée.

    4. Phase 4 : passage Ă  l’auto-hĂ©bergement complet des outils (Mattermost, Kanboard) pour plus de contrĂŽle.


    9. Adaptation de la page “Participer”

    Nous pouvons modifier le dernier module accordéon pour clarifier ces trois cercles, en utilisant les synonymes adaptés. Voici une proposition (je reprends la structure existante) :

    Article 5 – Vous pouvez participer


    
 un peu (sympathisant)
    Vous adhĂ©rez Ă  partir de 1€ par an, recevez notre lettre d’information, donnez votre avis lors des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales, et portez notre carte. Vous faites partie des effectifs qui comptent.

    
 beaucoup (membre actif)
    Vous rejoignez ou crĂ©ez une mission concrĂšte : animer une antenne locale, organiser des sorties, dĂ©velopper des outils
 Vous devenez dĂ©cideur : vous votez pour les orientations de l’association.

    
 passionnément (animateur de mission)
    Vous prenez la responsabilitĂ© d’une mission, vous fĂ©dĂ©rez une Ă©quipe, vous reprĂ©sentez la SCAPE localement. Vous ĂȘtes mis en avant dans notre palmarĂšs.

    
 mĂȘme pas du tout
    Votre soutien moral nous est d’autant plus prĂ©cieux qu’il est contagieux. Faites connaĂźtre la SCAPE autour de vous : chaque like, chaque partage nous rapproche de la reconnaissance officielle.

ARCHITECTURE

SCAPE (structure centrale)

  • charte et doctrine

  • reconnaissance des projets

  • outils communs (site, base de connaissances, coordination).

Cellules / projets autonomes

  • clubs locaux

  • groupes de recherche

  • actions politiques

  • publications.

Chaque cellule :

  • a un animateur

  • poursuit un objectif prĂ©cis

  • disparaĂźt quand le projet est terminĂ©.

  • l'animateur change de projet ou rejoint le projet doctrine.

la structure peut apporter :

  • lĂ©gitimitĂ© (ĂȘtre reconnu par un rĂ©seau)

  • visibilitĂ© (plateforme commune)

  • ressources (outils, documentation, parfois financement)

  • communautĂ© (rencontres et entraide).

LE SITE INTERNET

SCAPISTES
Les scapistes sont des personnes qui adhérent à la philosophie de la scape. Ils ne pratique pas obligtoirement la scape comme les scapeuses et les scapeurs et peuvent ne pas participer à la création du concept. Ce sont l'équivalent des électeurs pour un partis politique. Ils sont anonymes mais comptés, comme les votes citoyens.
Leur nombre est un gage de respectabilité politique.
Ils doivent pouvoir ĂȘtre solicitĂ© exeptionellement pour un soutien ponctuel. Existe t'il une technologie le permettant (envoie d'une alerte Ă  une personne anonyme)

ProcĂšs‑verbal de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale constitutive de l’association SCAPE

Date et lieu

[date] – [lieu ou « en ligne »]

Présents

[nombre] membres fondateurs, représentant [nombre] voix.

Ordre du jour

  1. Présentation du projet SCAPE
  2. Adoption des statuts
  3. Adoption du rÚglement intérieur
  4. Adoption de la charte
  5. Élection du premier conseil d’administration
  6. Désignation du comité doctrinal fondateur
  7. Questions diverses

1. Présentation du projet

Le fondateur expose l’objet de l’association : promouvoir la SCAPE comme alternative Ă  la chasse, dĂ©finie comme l’art d’observer et d’immortaliser des scĂšnes de vies sauvages. Il rappelle les principes d’absence de dogme, de rĂ©visabilitĂ© des textes, et d’indĂ©pendance.

2. Adoption des statuts

Les statuts sont lus et commentĂ©s. AprĂšs discussion, ils sont adoptĂ©s Ă  l’unanimitĂ©.

3. Adoption du rÚglement intérieur

Le rĂšglement intĂ©rieur est prĂ©sentĂ©. Il prĂ©cise les modalitĂ©s d’adhĂ©sion, le fonctionnement des missions, l’usage de l’IA, etc. AdoptĂ© Ă  l’unanimitĂ©.

4. Adoption de la charte

La charte de la SCAPE, composĂ©e de 13 articles, est lue et adoptĂ©e Ă  l’unanimitĂ©. Elle constitue le socle Ă©thique de l’association.

5. Élection du premier conseil d’administration

Sont Ă©lus membres du CA : [noms] pour un mandat de trois ans. Le CA se rĂ©unira immĂ©diatement aprĂšs l’AG pour Ă©lire le bureau.

6. Désignation du comité doctrinal fondateur

Sont nommĂ©s sages fondateurs : [noms], cooptĂ©s Ă  l’unanimitĂ©. Ils auront pour mission de valider la premiĂšre version de la BCD et de veiller Ă  la cohĂ©rence doctrinale.

7. Questions diverses

Il est décidé que le siÚge social est fixé chez [nom et adresse]. Les formalités de déclaration en préfecture seront accomplies sans délai.

ClĂŽture

L’ordre du jour Ă©tant Ă©puisĂ©, la sĂ©ance est levĂ©e Ă  [heure].

Fait Ă  [lieu], le [date].
Le président de séance : [signature]
Le secrétaire : [signature]

🧭 1. Mode d’organisation collĂšgiale sans hiĂ©rarchie

🔑 Principe de base : pas de chef ≠ pas de structure

👉 Remplacer la hiĂ©rarchie par des rĂŽles + des rĂšgles explicites


đŸ§± A. Les 4 rĂŽles indispensables (mĂȘme sans chef)

👉 Chaque rĂŽle est tournant dĂšs que nĂ©cessaire ou tous les 3 mois par dĂ©faut.

1. 💰 RĂ©fĂ©rent finances

  • supervise les paiements
  • vĂ©rifie la compta
  • ne dĂ©cide pas seul

2. 📋 RĂ©fĂ©rent coordination

  • organise les rĂ©unions
  • fait avancer les dĂ©cisions
  • pas de pouvoir supĂ©rieur

3. 🔍 RĂ©fĂ©rent transparence

  • vĂ©rifie que tout est accessible Ă  tous
  • alerte si problĂšme ou opacitĂ©

👉 rĂŽle hyper important en collĂ©gial


4. ⚖ RĂ©fĂ©rent mĂ©diation

  • gĂšre les tensions
  • facilite les discussions difficiles

👉 Ă©vite 80% des conflits qui dĂ©gĂ©nĂšrent


⚙ B. Les rĂšgles de dĂ©cision (ultra important)

👉 Sans ça, ça explose tît ou tard.

✔ RĂšgle simple et efficace :

  • petites dĂ©cisions → autonomie (celui qui fait dĂ©cide)
  • dĂ©penses → validation Ă  2 personnes
  • dĂ©cisions importantes → consentement collectif

🧠 MĂ©thode recommandĂ©e : “consentement”

👉 pas besoin que tout le monde soit d’accord
👉 il faut juste :
âžĄïž aucune objection forte

C’est beaucoup plus fluide que le vote.


🚹 C. Les rĂšgles anti-conflits (Ă  poser dĂšs le dĂ©but)

  • 💬 tout doit ĂȘtre Ă©crit (Slack, Notion, etc.)
  • 👀 tout est visible par tous
  • 💾 aucune dĂ©pense sans trace
  • 🔁 rotation des rĂŽles obligatoire

👉 ces 4 rĂšgles Ă©vitent 90% des problĂšmes


đŸ—ïž 2. SchĂ©ma concret : qui a accĂšs Ă  quoi

Voici un modùle simple que tu peux appliquer directement 👇


💳 Banque (ex : Qonto ou AssoConnect)

👉 3 niveaux d’accùs :

🔮 Admin (2 personnes max)

  • accĂšs complet
  • ajout/suppression utilisateurs
  • validation paiements importants

👉 jamais une seule personne


🟠 OpĂ©rationnel (3–6 personnes)

  • payer
  • voir les comptes
  • ajouter justificatifs

🟱 Lecture (tout le monde)

  • voir toutes les transactions
  • tĂ©lĂ©charger relevĂ©s

👉 transparence totale = clĂ© du collectif


📊 ComptabilitĂ© / gestion (ex : AssoConnect)

  • tout le monde → lecture
  • rĂ©fĂ©rent finances → Ă©dition
  • validation → toujours Ă  2

💬 Communication (Slack / Discord / email)

  • public interne par dĂ©faut
  • pas de discussions “privĂ©es de pouvoir”

📁 Documents (Drive / Notion)

  • accĂšs total en lecture
  • Ă©criture selon rĂŽle
  • historique activĂ©

🧠 3. Astuce avancĂ©e (trĂšs puissante)

👉 Ajoute une rùgle simple :

âžĄïž “celui qui fait propose, les autres peuvent s’opposer”

Résultat :

  • pas de blocage
  • responsabilisation
  • rapiditĂ©

⚖ 4. Ce qui fait Ă©chouer une asso collĂ©giale

👉 Ă  Ă©viter absolument :

  • ❌ “tout le monde dĂ©cide de tout” (paralysie)
  • ❌ une personne qui contrĂŽle l’argent
  • ❌ manque de rĂšgles Ă©crites
  • ❌ rĂŽles flous

🧭 RĂ©sumĂ© ultra simple

👉 Structure saine :

  • rĂŽles tournants
  • validation Ă  2 pour l’argent
  • transparence totale
  • dĂ©cisions par consentement

👉 Accùs :

  • 2 admins max
  • plusieurs opĂ©rationnels
  • tout le monde en lecture

CONVAINCRE

L'association SCAPE ne souhaite ni interdire ni obliger. Elle souhaite convaincre.

Convaincre les usagers de la nature qu'il est possible d'en profiter pleinement sans que des exploiteurs s'improvisent seuls gestionnaires légitimes et imposent leurs rÚgles dogmatiques à tous.

Convaincre les citoyens que tuer des animaux par plaisir est une tradition royaliste, pas une obligation républicaine.

Convaincre les citoyens que le loisir d'une minoritĂ© qui impose sa loi par les armes n'est pas dĂ©mocratique, mĂȘme quand il bĂ©nĂ©ficie d'une lĂ©gislation d'exception taillĂ©e sur mesure.

Convaincre les familles et les enseignants que la SCAPE est une activité de pleine nature sans danger, accessible à tous les ùges, et vecteur d'éducation scientifique et de lien avec le vivant.

Convaincre les randonneurs, cyclistes, cavaliers et photographes de nature qu'ils pratiquent dĂ©jĂ  une forme de SCAPE sans le savoir, et qu'ils ont tout intĂ©rĂȘt Ă  ce qu'elle soit officiellement reconnue.

Convaincre les mĂ©dias que l'attachement Ă  la faune sauvage est aussi lĂ©gitime et aussi rĂ©pandu que l'attachement aux animaux domestiques, et qu'il mĂ©rite la mĂȘme couverture.

Convaincre les propriétaires fonciers que la chasse ne peut se pratiquer chez eux qu'avec leur accord exprÚs, que ce droit leur appartient réellement, et qu'ils peuvent choisir d'accueillir des scapeurs plutÎt que des chasseurs.

Convaincre les agriculteurs que la SCAPE, en dĂ©fendant les prĂ©dateurs naturels — renard, rapaces, belette — contribue gratuitement Ă  rĂ©guler les rongeurs nuisibles Ă  leurs cultures, lĂ  oĂč la cynĂ©gĂ©tique aggrave les dĂ©sĂ©quilibres.

Convaincre les syndicats agricoles que la faune apaisée, non terrorisée par la chasse, cause moins de dégùts aux cultures qu'une faune rendue nocturne et imprévisible par les pratiques cynégétiques.

Convaincre les offices de tourisme et les élus ruraux que l'écotourisme d'observation génÚre des retombées économiques locales durables, quatre fois supérieures à celles de la chasse, sans en avoir les nuisances.

Convaincre les maires qu'ils disposent, en s'appuyant sur la SCAPE, d'un levier légal et démocratique pour réduire la pression cynégétique sur leur commune et protéger leurs administrés.

Convaincre les élus locaux que l'autorisation de chasse sur les terrains communaux est une décision politique, pas une obligation, et qu'ils peuvent y mettre fin.

Convaincre les partis politiques que soutenir la SCAPE n'est pas une position anti-chasse, mais une position pro-nature portĂ©e par une majoritĂ© silencieuse d'Ă©lecteurs — dix fois plus nombreux que les chasseurs.

Convaincre les parlementaires qu'une représentation démocratique équitable implique de donner à la SCAPE un statut législatif équivalent à celui de la chasse dans le code de l'environnement. 80 % des élus sont chasseurs ou proches de la chasse. Ils représentent moins de 10 % des Français. C'est le degré zéro de la démocratie représentative.

Convaincre les prĂ©fets que les ESOD ne sont nuisibles qu'aux intĂ©rĂȘts cynĂ©gĂ©tiques, et qu'ils rendent des services Ă©cologiques et agronomiques au reste de la sociĂ©tĂ©. Le mot « susceptible » permet de condamner une espĂšce entiĂšre sans prouver sa nuisance. C'est une honte juridique.

Convaincre le ministre de l'IntĂ©rieur que la chasse gĂ©nĂšre, dans les espaces ruraux et pĂ©riurbains, un niveau d'insĂ©curitĂ© objective — une centaine d'accidents et une dizaine de morts par an — que l'État tolĂšre pour aucun autre loisir.

Convaincre le président que la chasse est le sport de tir le moins encadré en termes de sécurité pour les tiers. Aucun stand de tir ne laisse ses balles traverser l'espace public. La chasse, si. Deux agents de l'OFB par département pour contrÎler des dizaines de milliers de chasseurs armés : c'est moins que rien.

Convaincre le lĂ©gislateur qu'une gestion Ă©cosystĂ©mique de la biodiversitĂ©, fondĂ©e sur l'observation scientifique, est plus efficace, moins coĂ»teuse et plus durable que la gestion cynĂ©gĂ©tique, dont les rĂ©sultats — explosion des sangliers, effondrement des perdrix, saturnisme des rapaces — parlent d'eux-mĂȘmes.

Convaincre l'OFB que la faune sauvage s'autorégule depuis des centaines de millions d'années, que toute intervention humaine devrait s'en rapprocher plutÎt que s'y substituer, et que confier la gestion de la biodiversité à ceux dont le seul objectif déclaré est de la prélever est une contradiction insurmontable.

Convaincre les organismes de sciences participatives — MusĂ©um, MNHN, Vigie-Nature, OFB — que les scapeurs constituent un rĂ©seau d'observateurs rigoureux, complĂ©mentaires des protocoles scientifiques professionnels, et infiniment plus objectifs que les tableaux de chasse.

Convaincre les vĂ©tĂ©rinaires et les instances sanitaires que la pollution au plomb des gibiers et des sols, issue des munitions de chasse — 6 000 Ă  8 000 tonnes par an en France — constitue un risque de santĂ© publique grave et dĂ©libĂ©rĂ©ment sous-Ă©valuĂ©.

Convaincre les compagnies d'assurance que le risque cynĂ©gĂ©tique imposĂ© Ă  tous les autres usagers de la nature devrait ĂȘtre couvert et tarifĂ© Ă  sa juste valeur actuarielle, et non socialisĂ© en silence.

Convaincre les fabricants d'optique, de photographie et d'Ă©quipement de plein air que la SCAPE reprĂ©sente un marchĂ© structurĂ© et en forte croissance, qu'il est dans leur intĂ©rĂȘt Ă©conomique direct de soutenir et de faire reconnaĂźtre.

Convaincre les institutions culturelles — musĂ©es d'histoire naturelle, centres d'art, Ă©coles — que la SCAPE est leur prolongement actif dans la sociĂ©tĂ© civile, et que l'art d'immortaliser le vivant mĂ©rite le mĂȘme statut que n'importe quel autre art.

Convaincre les associations de protection de l'enfance et les professionnels de santé mentale que le contact respectueux avec la nature sauvage est un facteur de développement et d'équilibre psychologique documenté, que la SCAPE peut structurer et démocratiser.

Charte de la SCAPE

Préambule

La SCAPE ne contraint pas, elle convainc. Sa seule volonté est de rétablir un environnement naturel et une humanité en harmonie avec la vie de la planÚte..

Article 1 – Respect du vivant

Respecter toute forme de vie. Ne détruire que par nécessité, rapidement et sans cruauté.

Article 2 – Promotion de l’alternative

Promouvoir la SCAPE comme alternative à la chasse congruente à la gestion de la faune sauvage dans tout débat ou décision la concernant

Article 3 – Évolution du Grand Livre

Contribuer Ă  l’évolution du Grand Livre pour prĂ©venir les dĂ©rives et empĂȘcher toute mainmise.

Article 4 – Plaisir d’observer

Le plaisir d’observer n’a pas Ă  ĂȘtre justifiĂ©. Il est une expression libre et respectable.

Article 5 – Non‑destruction

N’accomplir aucun acte de destruction volontaire du vivant. L’observation prime sur l’appropriation.

Article 6 – DiscrĂ©tion

Être discret et renoncer Ă  toute observation qui risquerait un dĂ©rangement durable.

Article 7 – Respect des autres usagers

Respecter les droits des propriétaires et des autres usagers.

Article 8 – Information et coexistence

Informer des contraintes de la SCAPE pour favoriser une coexistence harmonieuse.

Article 9 – Signalement des incompatibilitĂ©s

Signaler Ă  la SCAPE les incompatibilitĂ©s d’usages pour un traitement par les voies lĂ©gales.

Article 10 – DĂ©fense par la pertinence

Défendre la SCAPE par la démonstration de sa pertinence, non par la confrontation.

Article 11 – DĂ©pendance Ă  la faune vivante

Agir pour une faune vivante et apaisée, car la SCAPE en dépend.

Article 12 – Vigilance sans violence

Enregistrer et signaler les agressions, sans s’y engager stĂ©rilement.

Article 13 – Droit d’Éden

Le droit d’Éden est le principe fondateur de la SCAPE : toute propriĂ©tĂ© est par dĂ©faut un espace de paix pour le propriĂ©taire et la faune sauvage, sauf consentement explicite et rĂ©vocable de ses ayants droit.

🌿 CHARTE DE LA SCAPE

PRÉAMBULE

La SCAPE ne contraint pas, elle convainc.
Ses rÚgles ne sont pas des obligations de moyens, mais des engagements de résultat.

La présente charte énonce les principes que ses membres choisissent librement de suivre. Elle comporte deux parties : les rÚgles de vie, qui fondent l'éthique personnelle du scapeur, et les rÚgles de pratique, qui guident son attitude sur le terrain.

  1. RĂšgles de vie :

    Les membres de la scape s'engagent Ă  :

    1. Ne jamais nuire aux intĂ©rĂȘts de la scape
    2. Respecter toutes les formes de vie et ne jamais les détruire par plaisir ou de maniÚre inutile.
    3. En cas de nécessité, rechercher et utiliser les méthodes les plus rapides et les moins cruelles de mise à mort. L'éthique du scapeur réside dans l'intention et la conscience de l'acte.
    4. Promouvoir la SCAPE, comme alternative congruente à la chasse, dans tout débat ou décision concernant la faune sauvage.
    5. Participer à la rédaction du "Grand Livre de la SCAPE" afin d'affiner sa doctrine, pour prévenir toute dérive ou tentative de mainmise.
  2. Régles de scape

    Dans le cadre de leur pratique de la SCAPE, les membres s'engagent Ă  :

    1. Toujours Ɠuvrer pour les intĂ©rĂȘts de la scape
    2. Reconnaßtre la légitimité du plaisir d'observer les scÚnes des vies sauvages. Ce plaisir n'a pas besoin de justification économique, scientifique ou artistique pour exister. C'est une expression libre et respectable de la curiosité humaine.
    3. Ne pratiquer aucun acte de destruction volontaire du vivant. L’observation prime sur l’appropriation.
    4. Rechercher une présence discrÚte, et renoncer à toute observation tant que celle-ci risque d'entraßner un dérangement durable.
    5. Respecter les droits des propriétaires et ceux des autres usagers de l'environnement.
    6. Informer des contraintes inhérentes à la SCAPE afin de favoriser une coexistence harmonieuse avec les autres usagers de la nature.
    7. Signaler aux instances de la SCAPE les incompatibilitĂ©s d'usages constatĂ©es, afin qu'elles puissent ĂȘtre traitĂ©es par les voies lĂ©gales appropriĂ©es.
    8. Défendre la SCAPE par la démonstration de sa pertinence.
    9. Comprendre que l’existence de la SCAPE dĂ©pend d’une faune vivante, fonctionnelle et apaisĂ©e, et du soutien d'une large majoritĂ© de la population, et agir en consĂ©quence.
    10. Refuser toute confrontation stérile, mais enregistrer et signaler les agressions et actes délictueux.

Statuts de l’association SCAPE

Titre I – Constitution et objet

Article 1 – Nom

Il est fondé une association dénommée SCAPE, régie par la loi du 1er juillet 1901 et le présent statut.

Article 2 – Objet

L’association a pour objet de promouvoir, dĂ©velopper et faire reconnaĂźtre la SCAPE comme une activitĂ© alternative Ă  la chasse (cynĂ©gĂ©tique), dĂ©finie comme l’art d’observer et d’immortaliser des scĂšnes de vies sauvages, dans le respect absolu de la faune, de la flore et des Ă©quilibres naturels. Elle Ɠuvre pour le remplacement de la chasse‑loisir par cette pratique Ă©thique et durable.

Article 3 – Principes fondamentaux

La SCAPE est non dogmatique : ses textes fondateurs sont rĂ©visables selon une procĂ©dure dĂ©finie. Sa doctrine est rassemblĂ©e dans le Grand Livre, dont la Base Canonique Doctrinale (BCD) constitue le socle normatif, validĂ© et rĂ©visĂ© Ă  l’unanimitĂ© par le comitĂ© doctrinal. L’association est indĂ©pendante de tout pouvoir politique, Ă©conomique ou religieux.

Article 4 – DurĂ©e

La durĂ©e de l’association est illimitĂ©e.

Article 5 – Siùge social

Le siĂšge social est fixĂ© chez son reprĂ©sentant lĂ©gal. Il peut ĂȘtre transfĂ©rĂ© par simple dĂ©cision du conseil d’administration.

Titre II – Composition et adhĂ©sion

Article 6 – Membres

L’association se compose de : membres adhĂ©rents (personnes physiques ayant acquittĂ© une cotisation annuelle, minimum 1 €), membres d’honneur, membres fondateurs. Tous les membres adhĂ©rents sont Ă©gaux en droits et devoirs. Il n’existe pas de sous‑catĂ©gorie « actif/inactif ».

Article 7 – Cotisation

Le montant minimum de la cotisation est fixĂ© Ă  1 € par an. Chaque membre peut librement verser un montant supĂ©rieur. Les modalitĂ©s sont dĂ©finies par le rĂšglement intĂ©rieur.

Article 8 – Perte de la qualitĂ© de membre

La qualitĂ© de membre se perd par dĂ©mission, radiation pour non‑paiement aprĂšs mise en demeure, ou radiation pour comportement contraire Ă  l’objet ou aux principes de l’association, prononcĂ©e par le conseil d’administration aprĂšs que l’intĂ©ressĂ© a Ă©tĂ© invitĂ© Ă  prĂ©senter sa dĂ©fense.

Titre III – Gouvernance

Article 9 – AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale (AG)

L’AG ordinaire se rĂ©unit au moins une fois par an. Elle est composĂ©e de tous les membres Ă  jour de cotisation. Elle approuve les comptes, Ă©lit les membres du conseil d’administration, vote les orientations stratĂ©giques. DĂ©cisions Ă  la majoritĂ© simple des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s, sauf disposition contraire.

Article 10 – Conseil d’administration (CA)

Le CA est composĂ© de 5 Ă  11 membres Ă©lus pour 3 ans, renouvelables une fois consĂ©cutive. Il Ă©lit en son sein un bureau : prĂ©sident, trĂ©sorier, secrĂ©taire. Le CA gĂšre les affaires courantes, prĂ©pare les AG, et veille Ă  l’application des statuts. Les mandats sont limitĂ©s et tournants. Aucune personne ne peut exercer plus de deux mandats consĂ©cutifs.

Article 11 – ComitĂ© doctrinal (les « sages »)

Il est chargĂ© de garantir l’intĂ©gritĂ© de la Base Canonique Doctrinale (BCD). Composition : 3 Ă  7 membres cooptĂ©s Ă  l’unanimitĂ© par le comitĂ© lui‑mĂȘme. Mandat Ă  vie, sauf rĂ©vocation. RĂ©vocation : Ă  l’unanimitĂ© des autres sages moins une voix. DĂ©cisions : toute modification de la BCD est adoptĂ©e Ă  l’unanimitĂ© des sages. Le comitĂ© se rĂ©unit pĂ©riodiquement pour valider la BCD et peut Ă©mettre des avis consultatifs. Il est indĂ©pendant du CA pour les questions doctrinales.

Article 12 – Missions perpĂ©tuelles

L’association dĂ©finit dans son rĂšglement intĂ©rieur une liste de missions perpĂ©tuelles nĂ©cessaires Ă  son fonctionnement (bureau, animation du forum, gestion des adhĂ©sions, etc.). Ces missions sont pourvues par des membres volontaires, selon des mandats renouvelables.

Titre IV – Ressources

Article 13 – Ressources

Les ressources de l’association comprennent les cotisations et dons, les subventions publiques ou privĂ©es (sans conditionnement de la doctrine), les produits des activitĂ©s autorisĂ©es (formations, sorties, etc.), et toute autre ressource lĂ©gale.

Titre V – Modifications et dissolution

Article 14 – Modification des statuts

Les statuts ne peuvent ĂȘtre modifiĂ©s que par l’AG extraordinaire, Ă  la majoritĂ© des deux tiers des membres prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s.

Article 15 – Dissolution

La dissolution est prononcĂ©e par l’AG extraordinaire Ă  la majoritĂ© des deux tiers. Les biens sont dĂ©volus Ă  une association poursuivant des buts similaires.

STATUTS DE L'ASSOCIATION FRANÇAISE DE SCAPE (AFScape)

Dénomination

Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901, ayant pour titre :

Association française de SCAPE (AFScape).

Son logo est le dessin vectoriel du profil d'un manchot empereur :

Ce logo peut-ĂȘtre librement reproduit et diffusĂ©, mais il ne peut pas reprĂ©senter autre chose que la scape

.

Objet

La SCAPE a pour objet la promotion, la structuration et la dĂ©fense d’une gestion Ă©thique de la faune sauvage, fondĂ©e sur l’observation, la connaissance et la coexistence harmonieuse avec la biodiversitĂ©.

À ce titre, l’association :

  • Affirme que la cynĂ©gĂ©tique (chasse‑loisir, mise Ă  mort pour le plaisir ou rĂ©gulation non fondĂ©e sur des impĂ©ratifs scientifiques) constitue une activitĂ© intellectuellement et pratiquement incompatible avec la philosophie de la SCAPE.

  • DĂ©veloppe et diffuse les techniques d’observation respectueuse de la faune et des Ă©cosystĂšmes.

  • Propose un cadre alternatif Ă  la gestion de la faune, visant Ă  faire de l’observation et de la prĂ©servation la pratique par dĂ©faut dans la nature.

  • Coordonne un rĂ©seau d’adhĂ©rents, de clubs et d’associations locales partageant cette philosophie.

  • DĂ©fend le droit des usagers Ă  circuler et observer la nature pacifiquement.

Dans ce cadre, elle a pour missions de :

  1. Faire connaßtre la SCAPE au public et la faire reconnaßtre par les autorités.

  2. DĂ©fendre le droit d’observer la faune sauvage vivante.

  3. Coordonner un rĂ©seau de clubs et d’associations locales partageant sa charte.

  4. ƒuvrer à la reconnaissance juridique de baux de scape et du droit d’Éden.

  5. Contribuer à la restauration de la biodiversité et de ses équilibres naturels.

L’association peut exercer toute action en justice en lien avec son objet.

SiĂšge social

Le siĂšge social est fixĂ© dans la commune de TrĂ©lĂ©vern (CĂŽtes-d’Armor), France.
Il pourra ĂȘtre transfĂ©rĂ© par simple dĂ©cision de la CollĂ©giale des Membres actifs.

Durée

La durée de l'association est illimitée.

COMPOSITION ET CATÉGORIES DE MEMBRES

5.0. Principe général
L’association est une alternative Ă  la cynĂ©gĂ©tique (la chasse‑loisir). ConformĂ©ment Ă  son objet (article 2), les chasseurs et leurs soutiens actifs ne sont pas admis en son sein.

5.1. Catégories de membres
L’association comporte trois catĂ©gories de membres, aux droits et obligations distincts :

Membre de soutien

  • Conditions : accepte la Charte, cotisation libre (y compris 0 €).

  • Droits : information, participation aux activitĂ©s publiques.

  • Devoirs : respecter la Charte.

Membre adhérent

  • Conditions : accepte la Charte, cotisation fixĂ©e par rĂšglement intĂ©rieur.

  • Droits : voix consultative Ă  l’AG, accĂšs aux groupes de travail, participation Ă  l’encyclopĂ©die de la SCAPE, bĂ©nĂ©fice des accords d’utilisation des territoires (baux de scape).

  • Devoirs : soutenir activement l’association, contribuer Ă  la vie du rĂ©seau.

Membre actif (membre de la Collégiale)

  • Conditions : ĂȘtre adhĂ©rent depuis au moins six mois, avoir participĂ© Ă  un projet approuvĂ© par la CollĂ©giale, ĂȘtre cooptĂ© Ă  l’unanimitĂ© des membres actifs, verser une cotisation spĂ©cifique.

  • Droits : voix dĂ©libĂ©rative Ă  l’AG et dans toutes les dĂ©cisions, Ă©ligibilitĂ© aux fonctions de reprĂ©sentation.

  • Devoirs : s’investir dans la construction ou le fonctionnement de l’association, respecter les rĂšgles de confidentialitĂ©.

ADMISSION, PÉRIODE PROBATOIRE ET INCOMPATIBILITÉS

6.1. Admission des membres de soutien et adhérents
L’admission est de droit aprĂšs acceptation de la Charte et versement de la cotisation Ă©ventuelle.

6.2. Période probatoire et cooptation des membres actifs

Les membres actifs sont cooptĂ©s par la CollĂ©giale des membres actifs, Ă  l’unanimitĂ© des membres actifs prĂ©sents ou reprĂ©sentĂ©s lors d’une rĂ©union dĂ©diĂ©e.
Il n’est pas fixĂ© de limite au nombre de membres actifs.

6.3. Cotisation des membres actifs
Les membres actifs versent une cotisation annuelle dont le montant est libre, avec une base minimale fixĂ©e par le rĂšglement intĂ©rieur et Ă©quivalente Ă  celle des membres adhĂ©rents. Cette base minimale n’est pas dissuasive : elle peut ĂȘtre rĂ©duite ou modulĂ©e en fonction des ressources du candidat, sur dĂ©cision de la CollĂ©giale.

6.4. Il n’est pas possible de soutenir la SCAPE et, par ailleurs, d’exercer ou de soutenir activement une activitĂ© cynĂ©gĂ©tique. L’adhĂ©sion Ă  la SCAPE implique une adhĂ©sion de principe Ă  son objet, qui est structurellement incompatible avec la chasse‑loisir.

PERTE DE LA QUALITÉ DE MEMBRE

La qualité de membre se perd par :

1. Démission
Démission écrite adressée à la Collégiale des membres actifs.

2. Non‑paiement de la cotisation
Pour les membres adhérents et actifs, aprÚs deux relances restées sans effet.

3. DécÚs, incapacité définitive ou impossibilité durable de participer
Toute raison portĂ©e Ă  la connaissance de la CollĂ©giale entraĂźnant l’incapacitĂ© dĂ©finitive de participer (maladie grave, dĂ©part Ă  l’étranger sans possibilitĂ© de maintenir le lien, dĂ©mĂ©nagement rendant impossible toute implication, dĂ©cĂšs).

4. Radiation disciplinaire
Radiation prononcĂ©e par la CollĂ©giale des membres actifs pour motif grave (manquement Ă  la Charte, comportement contraire Ă  l’objet de l’association, ou toute action incompatible avec les valeurs de la SCAPE), aprĂšs procĂ©dure contradictoire permettant Ă  l’intĂ©ressĂ© de prĂ©senter ses observations.

LA COLLÉGIALE DES MEMBRES ACTIFS

La CollĂ©giale des membres actifs est l’instance dĂ©cisionnelle suprĂȘme.

Composition : l’ensemble des membres actifs. La CollĂ©giale peut fonctionner sans limitation d’effectif.

RĂ©unions : chaque membre ou groupe de travail avance Ă  son rythme sur les sujets qui lui sont confiĂ©s. Un point d’étape est rĂ©alisĂ© pĂ©riodiquement avec la CollĂ©giale, selon des modalitĂ©s dĂ©finies par celle‑ci.

DĂ©cisions : elles sont prises par absence d’opposition ou par absence de questions non rĂ©solues, aprĂšs un dĂ©lai variable fixĂ© par la CollĂ©giale en fonction de l’importance de la dĂ©cision.

Admission de nouveaux membres actifs : elle se fait Ă  l’unanimitĂ© des membres actifs, conformĂ©ment Ă  l’article 6.2.

Quorum : aucun quorum minimal n’est exigĂ© pour assurer l’agilitĂ©.

BUREAU (REPRÉSENTATION LÉGALE)

La CollĂ©giale des membres actifs Ă©lit en son sein, pour une durĂ©e d’un an renouvelable, un Bureau composĂ© au minimum de deux membres remplissant les fonctions de prĂ©sident et de trĂ©sorier. Ces fonctions sont rĂ©vocables Ă  tout moment. Le Bureau assure la reprĂ©sentation de l’association dans tous les actes juridiques et bancaires.

La CollĂ©giale peut dĂ©signer un secrĂ©taire si elle le juge utile. À dĂ©faut, les tĂąches de secrĂ©tariat sont assurĂ©es par tout moyen technique, y compris des outils numĂ©riques ou d’intelligence artificielle, sans crĂ©ation de fonction formelle.

SIGNATURE COLLECTIVE

L’association peut utiliser l’avatar collectif « SAM » (Signature de l’AssemblĂ©e des Membres) pour exprimer une position commune de la CollĂ©giale dans les communications internes ou publiques non engageantes juridiquement.
SAM permet de valoriser les décisions prises collectivement en évitant de personnaliser chaque prise de parole.

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE (AGO)

L’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Ordinaire rĂ©unit chaque annĂ©e, au premier samedi d’octobre, les seuls membres actifs. Les membres de soutien et adhĂ©rents sont informĂ©s des travaux et des dĂ©cisions par tout moyen (publication sur le site internet de l’association, lettre d’information, etc.) et peuvent, s’ils le souhaitent, assister Ă  l’AGO en tant qu’observateurs.

Ordre du jour : rapport moral, rapport financier, orientations.

Convocation : par courriel ou publication sur le site, 21 jours Ă  l’avance, avec indication des modalitĂ©s de connexion.

ModalitĂ©s de rĂ©union : l’AGO peut se tenir en prĂ©sentiel, Ă  distance, ou sous forme mixte. Les membres qui participent par visioconfĂ©rence, audioconfĂ©rence ou tout moyen de tĂ©lĂ©communication garantissant leur identification et leur participation effective sont rĂ©putĂ©s prĂ©sents pour le calcul du quorum et de la majoritĂ©.

Décisions : les décisions sont prises à la majorité simple des membres actifs présents ou représentés.

    ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE (AGE)

    Une AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraordinaire peut ĂȘtre convoquĂ©e par la CollĂ©giale des membres actifs ou Ă  la demande du tiers des membres actifs pour modifier les statuts, dĂ©cider la dissolution, ou toute autre dĂ©cision nĂ©cessitant une majoritĂ© renforcĂ©e.

    Les modalitĂ©s de convocation, de rĂ©union Ă  distance et de participation sont les mĂȘmes que pour l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Ordinaire.

    Les décisions sont prises à la majorité des deux tiers des membres actifs présents ou représentés.

    RESSOURCES ET TRANSPARENCE

    Ressources
    Les ressources de l’association comprennent :

    • les cotisations des membres (libres pour les soutiens, fixĂ©es par le rĂšglement intĂ©rieur pour les adhĂ©rents, libres avec base minimale Ă©quivalente Ă  celle des adhĂ©rents pour les actifs) ;

    • les dons manuels et legs ;

    • les subventions publiques et privĂ©es ;

    • les revenus des activitĂ©s et Ă©vĂ©nements organisĂ©s par l’association ;

    • toute autre ressource autorisĂ©e par la loi.

    Affectation des ressources
    La CollĂ©giale des membres actifs dĂ©termine les actions Ă  mener en fonction des urgences et des moyens financiers de l’association.
    Tout membre actif souhaitant promouvoir un projet personnel ou collectif doit en prĂ©senter les modalitĂ©s de financement Ă  la CollĂ©giale, qui peut apporter son aide (recherche de financements, mise en rĂ©seau) sans que l’association ne s’engage financiĂšrement au‑delĂ  de ses possibilitĂ©s.

    Transparence
    Les comptes annuels sont Ă©tablis par le trĂ©sorier, approuvĂ©s par la CollĂ©giale et prĂ©sentĂ©s Ă  l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Ordinaire. Ils sont tenus Ă  la disposition permanente de tout membre actif, consultables en tout temps sur le site internet de la SCAPE (espace rĂ©servĂ©).

    TRANSFORMATION VERS LES NOUVEAUX STATUTS

    DÚs que la Collégiale des membres actifs compte huit membres, le Bureau convoque une Assemblée Générale Extraordinaire dans un délai maximum de trois mois.

    Cette AGE a pour unique ordre du jour l’adoption de nouveaux statuts, qui devront :

    • prĂ©server l’objet social (article 2) et les incompatibilitĂ©s Ă©noncĂ©es Ă  l’article 6.4, applicables Ă  toutes les catĂ©gories de membres ;

    • organiser une gouvernance dĂ©mocratique Ă©largie ;

    • supprimer toute clause transitoire.

    En attendant cette AGE, les présents statuts restent pleinement en vigueur.

    DISSOLUTION

    La dissolution est prononcĂ©e par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraordinaire, qui nomme un ou plusieurs liquidateurs. L’actif net, s’il y a lieu, est dĂ©volu Ă  une association poursuivant des buts similaires, choisie par l’AGE. En aucun cas, l’actif ne peut ĂȘtre distribuĂ© aux membres.

    ARTICLE 16 – RÈGLEMENT INTÉRIEUR

    Un rÚglement intérieur est établi par la Collégiale des membres actifs. Il précise les modalités pratiques non prévues par les statuts (montant des cotisations, organisation des votes en ligne, procédures de cooptation, etc.). Il est adopté à la majorité des deux tiers des membres actifs.

    Fait Ă  [Lieu], le [Date]

    Membres Créateurs fondateurs :

    (Signatures précédées de la mention manuscrite "Lu et approuvé")

    _________________________
    [Nom, Prénom]

    _________________________
    [Nom, Prénom]

    _________________________
    [Nom, Prénom]

    RÈGLEMENT INTÉRIEUR

    Article 1 – AdhĂ©sion et cotisation

    L’adhĂ©sion se fait en ligne via HelloAsso ou par bulletin papier. La cotisation est due chaque annĂ©e civile. Un reçu fiscal est dĂ©livrĂ©.

    Article 2 – Espace membres et missions

    Tout membre a accÚs à un espace privé sur le site WordPress. Il peut y créer ou rejoindre des missions (groupes de travail). Les missions sont de deux types :

    • PerpĂ©tuelles : listĂ©es en annexe du prĂ©sent rĂšglement.

    • Ponctuelles : créées par les membres pour une durĂ©e limitĂ©e.

    Chaque mission a un responsable (tournant) et des participants. Les membres sont libres de s’engager ou non.

    Article 3 – Prise de dĂ©cision

    Les dĂ©cisions stratĂ©giques (orientation, budget, Ă©lections) sont votĂ©es par les membres lors de l’AG. Les dĂ©cisions opĂ©rationnelles sont prises par le CA. Le comitĂ© doctrinal dĂ©cide seul des modifications de la BCD (Ă  l’unanimitĂ©).

    Article 4 – Utilisation de l’intelligence artificielle

    L’IA peut ĂȘtre utilisĂ©e pour assister la rĂ©daction du Grand Livre, gĂ©nĂ©rer des rĂ©sumĂ©s, et automatiser des tĂąches administratives (sous rĂ©serve de validation humaine). L’IA n’a aucun pouvoir dĂ©cisionnel. La BCD est exclusivement humaine et validĂ©e par les sages.

    Article 5 – Communication et rĂ©seaux sociaux

    Les articles narratifs (hors BCD) peuvent ĂȘtre librement diffusĂ©s par les membres sur les rĂ©seaux sociaux. Un guide de bonnes pratiques est disponible dans l’espace membres.

    Article 6 – Anonymat

    Les membres peuvent utiliser un pseudonyme dans l’espace public du site et sur les forums. Seuls le trĂ©sorier et le prĂ©sident ont connaissance de l’identitĂ© rĂ©elle pour les besoins lĂ©gaux et comptables.

    Article 7 – RĂ©vocation des sages (dĂ©tail)

    La procĂ©dure de rĂ©vocation d’un sage est initiĂ©e par un autre sage ou par le CA. Elle nĂ©cessite un vote unanime des autres sages, hors celui concernĂ©. Le membre rĂ©voquĂ© perd son titre et quitte le comitĂ©.

    Article 8 – Modification du rĂšglement intĂ©rieur

    Le rĂšglement intĂ©rieur peut ĂȘtre modifiĂ© par le CA Ă  la majoritĂ© simple, aprĂšs consultation du comitĂ© doctrinal pour les points touchant Ă  la doctrine.

    RĂšglement intĂ©rieur de l’association SCAPE

    Article 1 – AdhĂ©sion et cotisation

    L’adhĂ©sion se fait en ligne via HelloAsso ou par bulletin papier. La cotisation est due chaque annĂ©e civile. Un reçu fiscal est dĂ©livrĂ©.

    Article 2 – Espace membres et missions

    Tout membre a accÚs à un espace privé sur le site WordPress. Il peut y créer ou rejoindre des missions (groupes de travail). Les missions sont de deux types : perpétuelles (listées en annexe) et ponctuelles (créées par les membres pour une durée limitée). Chaque mission a un responsable (tournant) et des participants.

    Article 3 – Prise de dĂ©cision

    Les dĂ©cisions stratĂ©giques (orientation, budget, Ă©lections) sont votĂ©es par les membres lors de l’AG. Les dĂ©cisions opĂ©rationnelles sont prises par le CA. Le comitĂ© doctrinal dĂ©cide seul des modifications de la BCD (Ă  l’unanimitĂ©).

    Article 4 – Utilisation de l’intelligence artificielle

    L’IA peut ĂȘtre utilisĂ©e pour assister la rĂ©daction du Grand Livre, gĂ©nĂ©rer des rĂ©sumĂ©s, et automatiser des tĂąches administratives (sous rĂ©serve de validation humaine). L’IA n’a aucun pouvoir dĂ©cisionnel. La BCD est exclusivement humaine et validĂ©e par les sages.

    Article 5 – Communication et rĂ©seaux sociaux

    Les articles narratifs (hors BCD) peuvent ĂȘtre librement diffusĂ©s par les membres sur les rĂ©seaux sociaux. Un guide de bonnes pratiques est disponible dans l’espace membres.

    Article 6 – Anonymat

    Les membres peuvent utiliser un pseudonyme dans l’espace public du site et sur les forums. Seuls le trĂ©sorier et le prĂ©sident ont connaissance de l’identitĂ© rĂ©elle pour les besoins lĂ©gaux et comptables.

    Article 7 – RĂ©vocation des sages

    La procĂ©dure de rĂ©vocation d’un sage est initiĂ©e par un autre sage ou par le CA. Elle nĂ©cessite un vote unanime des autres sages, hors celui concernĂ©. Le membre rĂ©voquĂ© perd son titre et quitte le comitĂ©.

    Article 8 – Modification du rĂšglement intĂ©rieur

    Le rĂšglement intĂ©rieur peut ĂȘtre modifiĂ© par le CA Ă  la majoritĂ© simple, aprĂšs consultation du comitĂ© doctrinal pour les points touchant Ă  la doctrine.

    Annexe – Missions perpĂ©tuelles (exemples)

    Bureau (président, trésorier, secrétaire) ; animation du forum et modération ; gestion des adhésions (HelloAsso) ; veille juridique et relations institutionnelles ; coordination des missions ponctuelles ; comité doctrinal (sages).

    LES IMPLICATIONS

    CHOISIR

    C'est incontestablement la premiÚre vertue de la SCAPE. en Abolissant l'hégémonie de la chasse, elle permet à tous les usagers de la nature,de choisir s'ils prÚférent partager l'environnement naturel avec une bruyante et dangereuse activité ou une activité discrÚte et inoffensive et une faune sauvage visible.

    En remplaçant le plaisir de tuer par celui d'observer, la chasse, comme la guerre, deviendra ringarde dans nos relations inter espÚces.

    La chasse disparaitra comme disparaissent  les jeux barbares des cirques Romains, dont il ne reste que la corrida.

    JURIDIQUES

    Les premiùres implications de la SCAPE sont d’ordre juridique.
    C’est mĂȘme la condition premiĂšre de son existence : rĂ©former la lĂ©gislation encadrant le statut et le traitement de la faune sauvage.

    La question du statut juridique de l’animal demeure profondĂ©ment ambiguĂ«.
    Au fil du temps, le droit animal a Ă©voluĂ©. Le statut d’un animal dĂ©pend moins de sa nature biologique que du rapport que les humains entretiennent avec lui.

    Un mĂȘme lapin peut ainsi relever de rĂ©gimes juridiques radicalement diffĂ©rents :

    • animal de compagnie protĂ©gĂ© par les dispositions relatives aux ĂȘtres sensibles ;

    • animal de laboratoire soumis Ă  des protocoles expĂ©rimentaux ;

    • animal d’élevage destinĂ© Ă  la consommation ;

    • animal sauvage classĂ© comme res nullius.

    Cette pluralité révÚle une incohérence fondamentale :
    la protection accordĂ©e ne dĂ©pend pas de la capacitĂ© de l’animal Ă  souffrir, mais de l’usage que l’humain dĂ©cide d’en faire.

    GESTIONNAIRE

    Ses compétences acquises par de nombreuses heures d'observation peuvent en faire un partenaire utile pour une gestion étique de la faune sauvage.

    La SCAPE n'a pas une gestion plus dĂ©sintĂ©rrĂ©ssĂ©e que la chasse, mais ses inĂ©rĂȘts sont aussi ceux de la nature et des personnes qui la frĂ©quentes. Elle recherche une nature vivante ou l'animal a toute sa place et rien que sa place et ou les usagers peuvent vaquer en sĂ©curitĂ© et en sĂ©rĂ©nitĂ©.

    AUXILIAIRE JUSTICE

    Certain prefet, (de l'ain je crois) sans doute chasseur eux mĂȘme ont Ă©tĂ© jusqu'Ă  gratifier les chasseurs d'auxliaire de justice (Ă  verifier le terme exact)
    Pour les naturalistes cela revient Ă  nommer les cartel de la drogue responsable de la securite des quartiers.

    La scape proposera d'ĂȘtre Ă©galement auxiliaire de justice pour surveiller les chasseurs qui sont le groupe armĂ© le plus dangereux dans la nature.
    Statistiquement ils tuent blessent et dégradent beaucoup plus que les terroristes
    La chasse est bien plus dangereuse et nuisible que les rodéos urbains.
    Les scapeurs invisibles dans la nature sont des victimes potentielles de la chasse, mais les scapeurs sont aussi des tĂ©moins privilĂ©giĂ©s des infractions cynĂ©gĂ©tiques. Ils peuvent mĂȘme les enregistrer Ă  leur insu.
    Ça expliquerait peut-ĂȘtre pourquoi des randonneurs se prennent une balle en pleine tĂȘte, bien que ce soit statistiquement impossible !

    Les cynĂ©gĂ©cides sont toujours reclassĂ©s en "malheureux accident de chasse", mais certains auraient pu ĂȘtre Ă©vitĂ©s, si la victime n'avait pas Ă©tĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment visĂ©e, soit pour l'intimider et lui faire comprendre qu'elle n'est pas la bienvenue, soit pour l'observer dans la lunette de tir.

    Le statut de la faune sauvage

    En droit français, les animaux sauvages sont traditionnellement considĂ©rĂ©s comme des choses sans maĂźtre (res nullius) tant qu’ils ne sont pas appropriĂ©s.
    Ce principe autorise leur capture, leur poursuite et leur mise Ă  mort.

    Ce statut facilite une large permissivité des pratiques, y compris celles qui suscitent un débat éthique profond, comme la vÚnerie sous terre.
    La qualification juridique d’« absence de propriĂ©taire » neutralise en partie la question de la souffrance animale et dĂ©place le dĂ©bat vers la seule lĂ©galitĂ© de l’acte.

    Les limitations existantes (pĂ©riodes de chasse, quotas, interdictions temporaires) ne constituent pas nĂ©cessairement une reconnaissance intrinsĂšque de la valeur de l’animal sauvage.
    Elles rĂ©pondent le plus souvent Ă  une gestion partisane des intĂ©rĂȘts humains immĂ©diats : prĂ©servation d’un cheptel exploitable, protection d’intĂ©rĂȘts agricoles ou forestiers, maintien d’un Ă©quilibre dĂ©mographique.

    La protection d’une espĂšce peut ĂȘtre provisoire, motivĂ©e par la nĂ©cessitĂ© de reconstituer des populations d'Ă©spĂšces chassables .
    L’exemple de la tourterelle des bois dĂ©montre que la biodiversitĂ© se rĂ©tablie sans la chasse, lorqu'un animal est protĂšgĂš, mais que l'Ă©tat rĂ©tablie sa dĂ©gradation par les chasseurs dĂšs que sa population est moins catastrophique.

    C'est le mĂȘme Ă©goĂŻsme suicidaire qui a entrainĂ© la catastrophe cinĂ©gĂ©tique.

    Instabilité normative et pression politique

    Le droit applicable à la faune sauvage demeure soumis à des ajustements fréquents.
    Les classements en espĂšces chassables ou en espĂšces susceptibles d’occasionner des dĂ©gĂąts (ESOD) Ă©volue selon les cadeaux politiques aux chasseurs. En abscece d'alternative aucun arbitrage n'est utile.

    Cette plasticité du statut juridique crée un flou normatif.
    Elle ouvre la voie Ă  des dĂ©cisions influencĂ©es par des considĂ©rations Ă©lectorales, des Ă©quilibres institutionnels ou la dĂ©fense de pratiques comunautaristes traditionnelles au dĂ©pend de l'intĂ©rĂȘt commun.

    La question ne porte pas seulement sur la légalité formelle des décisions, mais sur leur cohérence philosophique :
    sur quel fondement moral repose la possibilitĂ© de modifier pĂ©riodiquement le statut d’un animal en fonction d’intĂ©rĂȘts humains contingents ?


    Vers un nouveau cadre juridique

    La SCAPE propose un déplacement conceptuel.

    Il s’agit dans un premier temps, d’organiser la concurrence entre diffĂ©rents usages humains de la faune, puis de reconnaĂźtre la faune sauvage comme une composante du patrimoine commun vivant, afin de ne conserver que les usages qui dĂ©fendent l'intĂ©rĂȘt collectif et non ceux d'une communautĂ© minoritaire et sans hĂ©tique

    En modifiant le rapport de l’humain Ă  l’animal sauvage — de la prĂ©dation vers l’observation — la SCAPE appelle Ă  une Ă©volution du statut juridique.

    Ce nouveau cadre pourrait reposer sur :

    • la reconnaissance explicite de la sensibilitĂ© de l'animal sauvage ;

    • la limitation stricte de la rĂ©gulation lĂ©tale aux urgences Ă©cologiques objectivement Ă©tablies ;

    • la protection du droit d’observer pacifiquement la faune dans son milieu naturel ;

    • la cohabitation plutĂŽt que la domination.

    Droits de la faune et droits des scapeurs

    Les droits des scapeuses et des scapeurs convergent avec ceux de la faune.

    Un animal non terrorisé par la pression cynégétique :

    • conserve des comportements naturels ;

    • maintient des Ă©quilibres sociaux et territoriaux stables ;

    • demeure observable dans des conditions authentiques.

    La protection juridique de la faune sauvage garantit simultanĂ©ment la possibilitĂ© d’une observation Ă©thique.

    Ainsi, la SCAPE ne revendique pas un droit de propriété sur le vivant, mais un droit de coexistence.
    Elle propose que la loi évolue vers la protection des équilibres naturels et des usages non destructeurs.

    Le dĂ©bat juridique n’est donc pas pĂ©riphĂ©rique :
    il constitue le cƓur mĂȘme de la rĂ©forme proposĂ©e.

    ASPECT POLITIQUE

    La SCAPE est Ă  la chasse ce que la paix est Ă  la guerre.
    Les deux n'existent qu'en opposition conceptuelle mais ils ne peuvent coexister.

    Le choix de l'un ou de l'autre est uniquement politique, d'oĂč l'intĂ©rĂȘt, pour la scape, d'avoir plus de soutien que la chasse 

    Le plaisir de tuer ne doit plus donner des droits.

    Politique et législative : par la nécessité de faire reconnaßtre et de défendre un cadre pour une relation non-violente à la faune sauvage.

    Politiquement, c'est une communautĂ©, sous-reprĂ©sentĂ©e, pourtant trĂšs majoritaire en France, mĂȘme dans les campagnes. Contrairement Ă  ceux qu'elle reprĂ©sente, notre rĂ©publique laĂŻc prĂ©fĂšre l'art de tuer, Ă  celui de laisser vivre !

    Ce loisir Ă©gocentriste prive volontairement l'humanitĂ© de nombreuse espĂšces animal. Aucun animal ne mĂ©rite d'ĂȘtre "chassable" sans raison, autre que le plaisir de quelques-uns.

    Une réglementation des résultats, plutÎt que des moyens !

    Contrairement à la logique normative rigide, la SCAPE privilégie des rÚgles fondées sur l'obtention de résultats bénéfiques pour la biodiversité. Les moyens pour y parvenir sont laissés à l'initiative et à l'ingéniosité des praticiens. Ils sont partagés et évalués collectivement. Ce principe permet une adaptation rapide et une amélioration continue des pratiques, en favorisant systématiquement les méthodes les plus performantes et en écartant celles qui s'avÚrent moins efficaces. Les traditions imbéciles qui dégradent l'environnement  ne peuvent pas perdurer avec cette politique.

    Exemple concret : la question du nourrissage
    Une interdiction générale et absolue du nourrissage, souvent inapplicable, illustre les limites d'une approche dogmatique. L'impact sur le comportement animal varie considérablement selon l'espÚce, la méthode et le contexte. La SCAPE propose de dépasser ce débat en fixant un objectif clair : toute interaction doit tendre vers un bénéfice net pour l'équilibre naturel et l'intégrité comportementale des espÚces. Cette logique de résultat permet une évaluation au cas par cas, plus exigeante et plus efficace qu'une prohibition uniforme.

    Une compétition vertueuse et une éthique partagée
    Cette politique lĂ©gislative transforme la dynamique mĂȘme de la pratique.
    La saine émulation ne porte pas sur la performance individuelle ou le trophée, sources potentielles de tricherie et de pression sur le milieu, mais sur la capacité collective à dépasser les objectifs de préservation. C'est pourquoi la SCAPE privilégie les expositions anonymes et le partage d'expérience aux concours traditionnels.

    PRECAUNISATIONS

    La philosophie de la scape change notre rapport à la nature et plus particuliÚrement  à la gestion de sa faune.
    La scape ne peut ni ne souhaite imposer des régles strictes à ses adhérents et moins encore à ses sympatisants.
    Ses précaunisations ne servent qu'à aider tout ceux qui aiment l'esprit de ce concept à l'apliquer en pratique.

    Les précaunisations répondent également aux reproches de ne rien proposer à la place de ce que la scape détruit.

    GESTION RATIONELLE DES  ESOD

    Dans un rapport dĂ©taillĂ©* et un avis adoptĂ©s en novembre 2025, la prestigieuse AcadĂ©mie vĂ©tĂ©rinaire de France critique la rĂ©glementation** actuelle au profit d’une “gestion” rationnelle des dommages et des nuisances liĂ©s Ă  la faune sauvage. appelle les collectivitĂ©s, services de l’État, acteurs agricoles, gestionnaires d’espaces, dĂ©tenteurs de droits de chasse ou de pĂȘche, ainsi que les vĂ©tĂ©rinaires, à adopter une approche intĂ©grĂ©e et durable de la coexistence entre humains et faune sauvage“. Une Ă©volution qu’elle juge “indispensable pour concilier activitĂ©s humaines, sĂ©curitĂ©, et impĂ©ratif de prĂ©servation de la biodiversitĂ©.”

    STRUCTURE

    L'association Ă  deux objectifs :

    1. La reconnaissance officielle de cette activité comme une alternative légitime à la cynégétique.
    2. Le développement de cette activité en armonie avec la biodiversité.

    L'ACTIVITE

    LA CHASSE-PHOTO

    On l'appelle maintenant photographie animaliÚre pour éviter toute référence à une activité honnie par les scapistes. Ce n'est pas le meilleur moyen d'immortaliser des scÚnes de vie, mais c'était le plus utilisé. Grùce au téléphone portable, la vidéo fait maintenant un grand retour chez les amateurs. Les drones sont également de plus en plus prisés, mais ils manquent souvent de furtivité et peuvent provoquer des catastrophes. La scape devra rapidement encadrer son utilisation pour garantir un minimum de dérangement.

    AGENDA
    Le logiciel d'aide à la décision est une application mobile révolutionnaire qui transforme votre expérience de planification. Il aide à organiser des sorties de scape en fonction de plusieurs critÚres.
    C'est d'abord un agenda, mais il propose des activités en fonction de la météo, des marées, de l'enneigement et de nombreux critÚres environnementaux.
    Il peut, par exemple, attirer l'attention du scapeur sur la position du soleil et de la pluie à un certain moment, qui devrait permettre une observation d'arc-en-ciel sur une ile, ou un coucher de soleil entre deux rochers, la probabilité de présence ou de comportement animal.

    ÉRADIQUER LA CHASSE

    Tuer des animaux pour le plaisir n'est ni une tradition, ni un sport, c'est un délit.

    Le faux alibi de gestion de la faune ne trompe personne. MĂȘme Willy Schraen, prĂ©sident de la chasse, qui dĂ©clare en avoir "rien Ă  foutre de rĂ©guler".
    Les nombreuses provocations verbales de ses dirigeants sont les signes de la dérive de la chasse.

    La SCAPE ne s'oppose pas Ă  la chasse :

    • C'est inefficace, le lĂ©gislateur adore tuer Ă  la chasse
    • C'est dangereux, certains l'ont payĂ© de leur vie
    • L'opposition Ă  une action de chasse est un dĂ©lit.

    La SCAPE, elle, ne s'oppose pas Ă  la chasse. Elle la remplace !
    Son opposition à la chasse est structurelle, non déclaratoire.

    Elle la remplace par un loisir non partisan plus compétent, plus efficace, plus éthique, plus moderne, plus écologique, moins coûteux, sans danger, consensuel, durable
Bref, un loisir qui n'a que des avantages et qui peut bien mieux gérer la faune sauvage au bénéfice de tous les usagers (sauf les chasseurs) et de la biodiversité

    La scape n'attend pas la permission du législateur pour revendiquer le droit de pouvoir admirer la faune locale. Nous attendons son courage pour nous protéger de la délinquance rurale.

    Comme toutes les injustices, la cynégétique disparaßtra. La seule question est de savoir qui sera du bon cÎté de l'histoire ?

    POURQUOI ERADIQUER LA CHASSE ?

    Parce qu'il y a mille et une raisons de le faire.

    1. Rétablir le libre choix des usagers de la nature

    Proposer une alternative permet de sortir d’un modĂšle dominant. Aujourd’hui, la gestion de la faune est largement associĂ©e Ă  la chasse. Une structure concurrente offre la possibilitĂ© de choisir une autre relation Ă  la nature, fondĂ©e sur l’observation plutĂŽt que sur la destruction.


    2. Rééquilibrer le pouvoir institutionnel

    La chasse est fortement structurée et représentée, notamment via la Fédération nationale des chasseurs.
    CrĂ©er une organisation concurrente permet de peser dans les dĂ©cisions publiques et d’introduire un contre-pouvoir dans les dĂ©bats politiques et rĂ©glementaires.


    3. Défendre une autre éthique du vivant

    Une association peut porter une vision dans laquelle la faune sauvage est considérée comme un patrimoine commun et non comme une ressource à exploiter.
    Cela permet de structurer un discours cohérent sur la coexistence, la sensibilité animale et la responsabilité humaine.


    4. Faire évoluer le cadre juridique

    Le droit actuel repose encore largement sur la notion de res nullius, un Res nullius qui considÚre les animaux sauvages comme sans propriétaire.
    Une organisation peut travailler à faire évoluer ce statut et à défendre un droit de non-chasse ou de coexistence.


    5. Répondre aux enjeux de sécurité

    Les accidents liés à la chasse alimentent un débat public récurrent.
    Une alternative permet de proposer des usages de la nature perçus comme moins risquĂ©s pour les autres usagers, notamment les promeneurs, les familles ou les pratiquants d’activitĂ©s de plein air.


    6. Proposer un autre modÚle de gestion de la biodiversité

    Une association concurrente peut promouvoir des mĂ©thodes basĂ©es sur l’écologie scientifique, l’observation et la rĂ©gulation non lĂ©tale.
    Elle peut aussi remettre en question certaines pratiques cynégétiques jugées contre-productives pour les équilibres naturels.


    7. Donner une voix aux non-chasseurs

    Une grande partie de la population n’est pas impliquĂ©e dans la chasse mais reste concernĂ©e par ses effets.
    CrĂ©er une structure dĂ©diĂ©e permet Ă  ces personnes d’ĂȘtre reprĂ©sentĂ©es, organisĂ©es et audibles.


    8. Structurer une pratique alternative

    Observer, documenter, protéger la faune peut devenir une activité organisée, avec ses rÚgles, ses formations et ses valeurs.
    Cela permet de passer d’une posture individuelle à un mouvement collectif.


    9. Agir au niveau local

    Une association peut intervenir concrÚtement sur le terrain, dialoguer avec les élus, proposer des rÚglements locaux, créer des zones de tranquillité ou organiser des actions de sensibilisation.


    10. Transformer le rapport culturel Ă  la nature

    Au-delĂ  du droit et de la politique, il s’agit de faire Ă©voluer les mentalitĂ©s.
    Passer d’une culture de domination à une culture d’observation et de coexistence constitue un changement profond.

    Pourquoi remplacer la chasse ?

    Parce que les intĂ©rĂȘts des chasseurs sont opposĂ©s Ă  ceux de la biodiversitĂ©.

    Les chasseurs élÚvent ou favorisent "leur" gibier et détruisent les prédateurs naturels qui les concurrencent.

    Parce que la chasse est statistiquement l'activité la plus dangereuse.

    Des statistiques honnĂȘtes montrent qu'Ă  temps de pratique dangereuse Ă©gal, la chasse est 10 000 fois plus dangereuse que la conduite automobile parceque le temps total de tir est des millions de fois plus faible que le temps de conduite.

    Parce que la cynégétique est le plaisir de tuer.

    La chasse-alimentaire de nos aïeux n'a que le nom en commun avec la chasse-loisir qu'est la cynégétique.
    Tuer par plaisir n'a aucun intĂ©rĂȘt philosophique, Ă©conomique, politique, sociĂ©tal ni mĂȘme social.
    Le tir sur cibles ne tue rien ni personne, mais se pratique en milieu protÚgé.

    Parce que l'entrisme cynégétique en a fait une autorité hégémonique inattaquable.

    S'opposer Ă  la chasse est dangereux et peut ĂȘtre illĂ©gal.

    Il est interdit de critiquer la chasse.

    Contre toute évidence factuelle et scientifique, le code de l'environnement a inscrit, dans la loi, que "les chasseurs contribuent au maintien, à la restauration et à la gestion équilibrée des écosystÚmes en vue de la préservation de la biodiversité".

    HEGEMONIE CYNEGETIQUE.

    DERIVE MAFIEUSE

    Toutes les activités, persuadées que leur dangerosité les immunise contre toute remise en cause de leur statut privilégié, deviennent extrÚmement agressive à la moindre critique.

    UNE BARBARIE MORALE

    Tuer des animaux pour le plaisir n'est ni une tradition, ni un sport, c'est une barbarie que le temps et l'habitude ont rendue invisible.
    Trouver du plaisir dans l'acte de donner la mort est une forme de rĂ©gression morale qui abaisse l'ĂȘtre humain, surtout aprĂšs avoir reconnu la sensibilitĂ© animale pour les chiens et les chats.
    Quand une société civilisée finit par regarder en face ce qu'elle tolÚre, elle change.
    Ce moment est arrivé car nous sommes dans un tournant civilisationnel. L'hypermédiatisation rend la barbarie de plus en plus visible et de moins en moins tolérable pour une partie de la société. Toutes les sociétés tendent vers plus de tolérance et de compréhension d'autrui, mais ces progrÚs éthiques favorisent aussi la résurgence des plus bas instincts.
    Les droits de l'homme protÚgent les droits de ceux qui ne les respectent pas, mais de plus en plus de voix s'élÚvent aussi pour que soient respectés la vie et la planÚte sur laquelle vivent tous les humains.

    USURPATION LEGALE

    La gestion actuelle de la faune sauvage en France repose sur une anomalie juridique. Depuis 1844, la loi stipule que le consentement du propriĂ©taire est la condition sine qua non de la facultĂ© de chasser. Pourtant, par un glissement lĂ©gislatif constant, le silence du citoyen a Ă©tĂ© transformĂ© en autorisation tacite. La SCAPE naĂźt de ce constat : la chasse n’est pas un droit naturel, c'est une dĂ©rogation au droit de propriĂ©tĂ©.

    L'INCOMPATIBILITÉ MATÉRIELLE DES USAGES

    La SCAPE dĂ©montre que le "partage de la nature" est une illusion technique. Elle dĂ©finit l’observation et le rĂ©tablissement des Ă©quilibres trophiques comme une activitĂ© humaine Ă  part entiĂšre. Or, cette activitĂ© est rendue physiquement impossible par la pratique cynĂ©gĂ©tique.

    • L’extermination des prĂ©dateurs et la terreur induite par le tir suppriment l’objet mĂȘme de la SCAPE.

    • Il n'y a donc pas lieu de nĂ©gocier une cohabitation, mais de constater une concurrence d'usage. LĂ  oĂč la SCAPE s’installe, la chasse disparaĂźt par nĂ©cessitĂ© technique.

    Le coĂ»t de l’irresponsabilitĂ© biologique

    L’analyse Ă©conomique de la gestion par le fusil rĂ©vĂšle un dĂ©ficit structurel. En substituant la sĂ©lection naturelle (affinĂ©e sur des milliards d’annĂ©es) par un prĂ©lĂšvement humain arbitraire, la lĂ©gislation actuelle crĂ©e un prĂ©judice financier massif.

    • L’exemple du renard est frappant : sa destruction systĂ©matique gĂ©nĂšre une prolifĂ©ration de rongeurs dont le coĂ»t pour l'agriculture est Ă©valuĂ© Ă  un milliard d'euros annuel.

    • La SCAPE propose une gestion par obligation de rĂ©sultats : restaurer les fonctions Ă©cosystĂ©miques pour supprimer ces coĂ»ts sociĂ©taux.

    UN LOISIR  SUBVENTIONNÉ PAR LE CONTRIBUABLE

    La cynégétique bénéficie de subventions publiques directes et indirectes alors que 80% des Français ne la pratiquent pas et ne la souhaitent pas. Les fédérations de chasse perçoivent des financements publics, gÚrent une faune et des territoires qui ne leur appartiennent pas et imposent leur loisir à l'ensemble de la société. Le contribuable paie pour un plaisir malsain qu'il subit. C'est une anomalie démocratique que rien ne justifie.

    UNE CONTRADICTION JURIDIQUE INSUPPORTABLE

    On ne peut pas voter la sensibilitĂ© animale le lundi et signer les arrĂȘtĂ©s de chasse le vendredi. Depuis 2015, le Code civil reconnaĂźt que l'animal est un ĂȘtre vivant douĂ© de sensibilitĂ©. Cette reconnaissance n'est pas symbolique, elle est philosophiquement et juridiquement explosive. Elle ruine le fondement mĂȘme sur lequel repose la chasse de loisir : celui de l'animal-chose que quiconque peut s'approprier par la mort. Le droit français se contredit. Il est temps qu'il s'assume.

    LA SENSIBILITE ANIMALE RECONNUE ET VIOLEE

    Bentham posait déjà la question il y a deux siÚcles : la question décisive n'est pas de savoir si l'animal peut raisonner ou parler, mais s'il peut souffrir. La réponse est oui, et le droit français l'a finalement admis en 2015. Pourtant, chaque week-end, des millions d'animaux sensibles sont blessés, poursuivis, terrorisés et tués pour le divertissement d'une minorité. Reconnaßtre la souffrance sans la protéger n'est pas du droit, c'est de l'hypocrisie.

    UNE MINORITE QUI TERRORISE UNE MAJORITE

    Moins d'un million de chasseurs imposent leurs pratiques Ă  67 millions de Français. Ils occupent 70% du territoire national, ferment les forĂȘts le week-end, font rĂ©gner la peur dans les campagnes et traitent d'ennemis tous ceux qui osent questionner leur privilĂšge. Une minoritĂ© organisĂ©e, agressive et politiquement bien introduite qui fait la loi face Ă  une majoritĂ© silencieuse qui n'en peut plus. C'est l'exact inverse d'une dĂ©mocratie.

    UN LOBBY QUI A INFILTRE LE POUVOIR POLITIQUE

    Les fĂ©dĂ©rations de chasse ne sont pas une association comme les autres. Elles pĂšsent sur les Ă©lections rurales, financent des campagnes, placent leurs reprĂ©sentants dans les instances de dĂ©cision et obtiennent en retour une protection lĂ©gislative sans Ă©quivalent. Des espĂšces sont dĂ©classĂ©es, des pĂ©riodes de chasse prolongĂ©es, des arrĂȘtĂ©s signĂ©s contre l'avis scientifique. Ce n'est pas de la politique, c'est de la capture rĂ©glementaire au profit d'un lobby.

    DES ESPECES PROTEGEES CHASSEES QUAND MEME

    Chaque annĂ©e, des espĂšces officiellement protĂ©gĂ©es ou en dĂ©clin sont chassĂ©es lĂ©galement ou braconnĂ©es massivement sans consĂ©quence rĂ©elle. Les listes d'espĂšces chassables sont maintenues contre l'avis des scientifiques, sous la pression des fĂ©dĂ©rations de chasse. La protection de la biodiversitĂ© s'arrĂȘte lĂ  oĂč commence l'intĂ©rĂȘt du chasseur. Ce n'est pas de la gestion, c'est de la prĂ©dation organisĂ©e avec la bĂ©nĂ©diction de l'État.

    UN DANGER PUBLIC PERMANENT

    En France, un accident de chasse survient tous les deux jours en moyenne pendant la saison. Des promeneurs, des agriculteurs, des enfants, des cyclistes sont blessés ou tués par des tirs perdus. Les zones de chasse ne sont pas toujours signalées, les rÚgles de sécurité ne sont pas toujours respectées et les sanctions restent dérisoires. Aucune autre activité de loisir ne serait tolérée avec un tel bilan. La chasse bénéficie d'une impunité qui n'a aucune justification légale ou morale.

    428 MORTS EN VINGT ANS

    428 morts en vingt ans. Ce n'est pas une statistique, ce sont 428 vies fauchées par une balle perdue, par négligence, par imprudence, dans un bois, dans un champ, sur un chemin. 428 personnes qui ne chassaient pas, qui se promenaient, qui travaillaient, qui vivaient. Si n'importe quelle autre activité de loisir produisait un tel bilan, elle serait interdite le lendemain. La chasse, elle, continue. Protégée. Subventionnée. Intouchable.

    DES FORETS INTERDITES AUX PROMENEURS

    Chaque week-end de la saison de chasse, des millions de Français renoncent Ă  se promener dans les forĂȘts et les campagnes par peur des balles perdues. Les forĂȘts publiques, les chemins ruraux, les espaces naturels qui appartiennent Ă  tous deviennent de facto des zones de chasse privatisĂ©es. Le droit de se promener librement dans la nature est un droit fondamental. Il ne peut pas ĂȘtre confisquĂ© chaque week-end au profit d'un loisir minoritaire.

    UNE VIANDE NON TRACABLE ET SOUVENT TOXIQUE

    La viande de gibier Ă©chappe Ă  tout contrĂŽle sanitaire sĂ©rieux. Elle n'est pas traçable, elle n'est pas inspectĂ©e, elle est truffĂ©e de plomb, de pesticides et de mĂ©taux lourds absorbĂ©s par les animaux dans leur environnement naturel. Aucun Ă©levage, aucune grande surface, aucun restaurateur ne pourrait vendre une viande dans cet Ă©tat sans ĂȘtre immĂ©diatement sanctionnĂ©. Le gibier, lui, circule librement, s'offre, se revend, se consomme sans que personne ne soit en mesure de garantir quoi que ce soit. L'argument alimentaire de la chasse est non seulement faux, il est dangereux.

    DU GIBIER ELEVE EN BATTERIE POUR SERVIR DE CIBLES

    Des millions de faisans, de perdrix et de canards sont Ă©levĂ©s industriellement, dans des conditions identiques Ă  celles des Ă©levages intensifs les plus dĂ©criĂ©s, pour ĂȘtre lĂąchĂ©s devant des fusils le jour de l'ouverture. Ces animaux, conditionnĂ©s, dĂ©sorientĂ©s, incapables de fuir efficacement, sont abattus Ă  quelques mĂštres des voitures. Appeler ça de la chasse est un mensonge. Appeler ça un sport est une insulte. C'est un abattage en plein air, organisĂ© et payant, qui n'a mĂȘme plus la caution de la nature sauvage pour se justifier.

    UNE POLLUTION AU PLOMB MASSIVE ET DOCUMENTEE

    Chaque annĂ©e, des milliers de tonnes de plomb sont dispersĂ©es dans les milieux naturels français sous forme de chevrotines, de grenailles et de balles. Le plomb est un poison neurotoxique qui contamine les sols, les eaux, les vĂ©gĂ©taux et toute la chaĂźne alimentaire. Les rapaces qui consomment des carcasses d'animaux abattus en meurent. Les zones humides sont particuliĂšrement touchĂ©es. Cette pollution est documentĂ©e, massive et parfaitement Ă©vitable. Elle continue pourtant, protĂ©gĂ©e par le mĂȘme lobby qui bloque toute tentative de rĂ©glementation sĂ©rieuse.

    UNE REGULATION QUI NE REGULE RIEN

    Alors que ses partisans brandissent l'argument de la « régulation » pour justifier leur pratique, l'analyse objective des faits dément cette rhétorique : depuis que les chasseurs monopolisent la gestion des ongulés, les populations de sangliers et de cervidés n'ont jamais été aussi pléthoriques.

    Il est temps de dénoncer une dérive majeure : la régulation s'est muée en un véritable élevage au dépend des agriculteurs, entretenu par des pratiques de nourrissage et une gestion de population visant à garantir le loisir plutÎt qu'à protéger les équilibres agricoles. S'opposer frontalement à ce systÚme est souvent risqué ou juridiquement complexe, mais une alternative est urgente. Nous devons remplacer ce modÚle par une gestion scientifique et éthique de la biodiversité, confiée à des acteurs compétents et impartiaux, pour qu'enfin la nature ne soit plus un parc d'attractions sanglant, mais un espace de vie respecté.

    L'élevage et la régulation est un cercle vicieux entretenu délibérément.

    DES DEGATS AGRICOLES QUE LA CHASSE AGGRAVE

    Les dégùts causés par le grand gibier aux cultures agricoles représentent plusieurs centaines de millions d'euros par an en France, indemnisés en grande partie par les fédérations de chasse, donc in fine par le contribuable. Ces dégùts sont directement liés au maintien artificiel de populations de sangliers et de cervidés à des niveaux élevés pour satisfaire les besoins cynégétiques. Les agriculteurs paient deux fois : ils subissent les dégùts et ils financent indirectement le systÚme qui les produit. La chasse aggrave le problÚme qu'elle prétend résoudre.

    LA BIODIVERSITE SACRIFIEE AU PROFIT DU GIBIER

    La gestion cynégétique des espaces naturels favorise systématiquement les espÚces chassables au détriment de toutes les autres. Les sous-bois sont aménagés pour le gibier, les prédateurs naturels sont éliminés pour protéger les populations chassables, les espÚces non chassables sont négligées ou combattues. Le résultat est un appauvrissement documenté de la biodiversité dans les zones de chasse intensive. Gérer la nature pour le fusil, ce n'est pas protéger la biodiversité, c'est la remplacer par un élevage en semi-liberté.

    DES ESPECES EN VOIE DE DISPARITION ENCORE CHASSABLES

    En France, des espÚces dont les populations sont en déclin documenté restent inscrites sur les listes d'espÚces chassables, contre l'avis répété des scientifiques et des associations naturalistes. La tourterelle des bois, dont la population a chuté de plus de 80% en trente ans, en est l'exemple le plus emblématique. Ces maintiens sur les listes de chasse ne reposent sur aucune justification scientifique sérieuse. Ils résultent exclusivement de la pression des lobbies cynégétiques sur des décideurs politiques trop complaisants.

    UN PRIVILEGE HISTORIQUE JAMAIS REMIS EN QUESTION

    La chasse est née comme un privilÚge royal et aristocratique. La Révolution l'a démocratisée sans jamais en questionner la légitimité morale. Depuis deux siÚcles, elle s'est maintenue par inertie, par lobby et par une forme de sacralisation de la ruralité qui interdit tout débat sérieux. Aucune autre pratique héritée de l'Ancien Régime ne bénéficie d'une telle protection institutionnelle. Il est temps de traiter la cynégétique comme ce qu'elle est : un privilÚge historique qui n'a pas survécu à l'examen moral du monde contemporain.

    UNE ACTIVITE DEFICITAIRE QUI SE PRETEND UTILE

    Les fédérations de chasse aiment présenter la cynégétique comme une activité économiquement bénéfique pour les territoires ruraux. La réalité est toute autre. Quand on additionne les subventions publiques, les indemnisations de dégùts agricoles, les coûts de sécurité et les externalités environnementales, la chasse coûte à la collectivité bien plus qu'elle ne lui rapporte. Face à elle, l'écotourisme, l'observation de la faune et les activités naturalistes génÚrent des revenus durables, sans subvention, sans danger et sans destruction. Le calcul économique, comme le calcul moral, est sans appel.

    LE DROIT DE PROPRIETE CONFISQUE AUX NON-CHASSEURS

    En France, un propriĂ©taire qui ne chasse pas peut ĂȘtre contraint d'ouvrir ses terres aux chasseurs via les Associations Communales de Chasse Agréées. Son droit de refuser est thĂ©oriquement possible mais pratiquement dissuadĂ©. Son terrain devient ainsi un terrain de chasse sans son consentement rĂ©el. C'est une atteinte caractĂ©risĂ©e au droit de propriĂ©tĂ© que la Cour europĂ©enne des droits de l'homme a d'ailleurs condamnĂ©e Ă  plusieurs reprises. Un droit fondamental sacrifiĂ© au confort d'un loisir minoritaire, voilĂ  oĂč en est le droit français.

    UN BRUIT ET UNE VIOLENCE QUI PERTURBENT LES ECOSYSTEMES

    Le bruit des coups de feu, les battues, les chiens lancés à pleine vitesse dans les sous-bois, les véhicules tout-terrain qui sillonnent les chemins forestiers : la chasse est une intrusion violente et sonore dans des écosystÚmes qui ont besoin de silence et de tranquillité pour fonctionner. Les études scientifiques sont formelles : le stress chronique induit par la pression cynégétique modifie durablement le comportement des animaux, perturbe leur reproduction et dégrade la qualité des habitats naturels. La chasse ne gÚre pas la nature, elle la traumatise.

    DES CHIENS UTILISES COMME INSTRUMENTS DE MORT

    Le chien est reconnu par la loi comme un animal sensible. Il est protĂ©gĂ© contre les mauvais traitements. Pourtant, des dizaines de milliers de chiens de chasse sont utilisĂ©s chaque annĂ©e comme instruments de traque, de poursuite et de mise Ă  mort, perdus dans les forĂȘts, blessĂ©s par le gibier qu'ils poursuivent, abandonnĂ©s en fin de saison quand ils ne servent plus. Les refuges en recueillent des milliers chaque annĂ©e. Utiliser un ĂȘtre sensible pour en tuer un autre, puis l'abandonner quand il ne sert plus, est une maltraitance que la complaisance envers la chasse rend invisible.

    LA NATURE LIVREE A UNE MINORITE CONTRE L'INTERET GENERAL

    Les espaces naturels français appartiennent Ă  tous les Français. Ils sont le patrimoine commun d'une nation, le refuge de sa biodiversitĂ©, le terrain de jeu de ses promeneurs, le laboratoire de ses naturalistes et le poumon de ses villes. Les livrer chaque week-end Ă  une minoritĂ© armĂ©e qui les ferme, les pollue et les terrorise est une confiscation de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral au profit d'un intĂ©rĂȘt particulier. Aucune dĂ©mocratie digne de ce nom ne devrait tolĂ©rer cela plus longtemps.

    UN LOISIR INCOMPATIBLE AVEC LE CODE CIVIL DE 2015

    La loi du 16 fĂ©vrier 2015 a introduit dans le Code civil la notion d'animal comme ĂȘtre vivant douĂ© de sensibilitĂ©. Cette Ă©volution lĂ©gislative majeure n'est pas cosmĂ©tique, elle est fondatrice. Elle pose les bases d'un droit du vivant qui rend la chasse de loisir juridiquement indĂ©fendable Ă  terme. On ne peut pas reconnaĂźtre lĂ©gislativement qu'un ĂȘtre souffre et continuer Ă  autoriser qu'on lui inflige des souffrances pour le plaisir. Cette contradiction est inscrite dans le droit français. Elle ne demande qu'Ă  ĂȘtre rĂ©solue.

    UNE PRATIQUE QUE 80% DES FRANCAIS N'EXERCENT PAS

    Moins d'un million de chasseurs en France pour 67 millions d'habitants. 80% des Français ne chassent pas, ne souhaitent pas chasser et pour une majorité d'entre eux réprouvent cette pratique. Dans une démocratie, les loisirs minoritaires ne devraient pas pouvoir s'imposer à la majorité, occuper 70% du territoire national, fermer les espaces naturels communs et bénéficier de financements publics. Le rapport de force démocratique est clair. Il ne se traduit pas encore dans la loi uniquement parce que le lobby cynégétique est plus organisé que la majorité silencieuse qui s'y oppose.

    DES ARGUMENTS FALLACIEUX REPETES DEPUIS DEUX SIECLES

    Tradition, rĂ©gulation, ruralitĂ©, emploi, culture, Ă©quilibre naturel : les chasseurs ont toujours rĂ©ponse Ă  tout et ne rĂ©pondent Ă  rien. Ces arguments sont les mĂȘmes depuis deux cents ans, aussi usĂ©s qu'infalsifiables, aussi creux que persistants. Ce sont les mĂȘmes arguments que ceux qui dĂ©fendaient l'esclavage, la corrida, les combats de coqs : des arguments d'habitude, de confort et d'intĂ©rĂȘt masquĂ©s derriĂšre un vernis culturel. Chaque gĂ©nĂ©ration finit par les reconnaĂźtre pour ce qu'ils sont. La nĂŽtre est en train de le faire.

    UNE TRADITION QUI N'EN EST PAS UNE

    La tradition est le dernier refuge de ceux qui n'ont plus d'arguments. Oui, on chasse depuis longtemps. On pratiquait aussi l'esclavage depuis longtemps. La durĂ©e d'une pratique n'est pas une justification morale, c'est une description historique. Ce qui fait la valeur d'une tradition, ce n'est pas son anciennetĂ©, c'est ce qu'elle dit de nous, ce qu'elle transmet, ce qu'elle construit. Une tradition qui repose sur la mise Ă  mort d'ĂȘtres sensibles pour le plaisir ne transmet rien d'autre que la complaisance envers la violence. Ce n'est pas une tradition, c'est une habitude qu'il est temps de perdre.

    UN FREIN A L'ECOTOURISME ET A L'ECONOMIE VERTE

    L'observation de la faune sauvage est une activité économique en pleine croissance dans le monde entier. Elle génÚre des emplois durables, des revenus locaux, une attractivité territoriale et une image positive des territoires qui la développent, sans subvention, sans danger et sans destruction. En France, le développement de l'écotourisme naturaliste est freiné par l'occupation cynégétique des espaces naturels, l'insécurité qu'elle génÚre et l'image violente qu'elle projette. Chaque euro investi dans la SCAPE rapporte à la collectivité ce que chaque euro dépensé pour la chasse lui coûte.

    UN OBSTACLE AU RETOUR DE LA NATURE SAUVAGE

    Partout dans le monde, les expériences de rewilding, de retour de la nature sauvage dans les espaces dégradés, produisent des résultats spectaculaires pour la biodiversité, les écosystÚmes et les économies locales. En France, ces initiatives se heurtent systématiquement à l'opposition des lobbies cynégétiques qui voient dans le retour des prédateurs naturels une menace pour leurs populations de gibier. La chasse est un obstacle direct et documenté au retour de la nature sauvage. Elle sacrifie l'avenir de la biodiversité au maintien d'un loisir archaïque.

    STATISTIQUEMENT PLUS DANGEUREUSE QUE L'AUTOMOBILE.

     

    MISSION DE SERVICE PUBLIC

    La chasse est le dernier domaine oĂč un loisir privĂ© bĂ©nĂ©ficie de prĂ©rogatives de puissance publique (mission de service public de "gestion" de la faune) tout en s'affranchissant des rĂšgles de sĂ©curitĂ© et de respect de la propriĂ©tĂ© d'autrui qui s'appliquent Ă  tous les autres citoyens.

    Les vrais services publics respectent au moins une procédure juridique. Les chasseurs décident seuls de poursuivre un animal et d'outrepasser la loi sans l'aval d'un juge.

    CHASSE VS CYNÉGÉTIQUE

    Les chasseurs exigent qu'on les respecte. Ils n'hésitent pas à demander l'appui du législateur, mais sont-ils respectables ?
    À l'origine, la chasse Ă©tait un moyen de subsistance ; elle est encore pratiquĂ©e par quelques tribus vivant en harmonie avec leur environnement, comme les Inuits et les MassaĂŻs.
    La chasse a commencĂ© Ă  perdre le respect lorsque les chasse est devenue une exploitation commerciale. Du prĂ©lĂšvement limitĂ© Ă  ses besoins alimentaire, la chasse est devenue un massacre d'enrichissement. Elle est mĂȘme devenu un loisir de nantis dans nos civilisations. Cette Ă©volution mercantile n'est pas viable Ă  court terme (a l'echelle de la nature)
    Les Indiens d'Amérique chassaient pour se nourrir. Leur économie en équilibre avec la nature aurait pu durer indéfiniment. DÚs qu'ils sont arrivés, les Blancs ont massacré la faune locale. Les bisons et de nombreuses espÚces sont au bord de l'extinction. Le pigeon de Californie était la plus grande colonie animale de tous les temps, ils ont été exterminés en dix ans.
    Aujourd'hui les chasseurs en sont réduits à élever le gibier sauvage, pour continuer à tuer. Il ne savent plus que faire de la viande polluée par les plombs.
    Le seul but de la chasse est de tuer, ce n'est pas de la chasse, c'est de la cynégétique.
    Alors, pourquoi un loisir qui consiste Ă  tuer, par plaisir, sans vĂ©ritable raison, des ĂȘtres sans dĂ©fense devrait-il ĂȘtre respectĂ© ?
    Il ne devrait pas ĂȘtre respectĂ©, il devrait ĂȘtre interdit !

     

    COMMENT ERADIQUER LA CHASSE

    De nombreuses personnes et associations s'y sont risquées sans succÚs. Contrairement à la circulation automobile, ou chaque incident entraine immédiatement de nouvelle entrave à la circulation, les cynégécides et accidents  de chasse sont souvent suivit de nouveaux priviléges pour les chasseurs, et parfois de nouvelles contraintes pour leurs victimes potentielles.
    Le lĂ©gislateur favorisera les intĂ©rĂȘts de la manne Ă©lectorale que reprĂšsente les chasseurs tant qu'il n'y aura pas une autre entitĂ© qui reprĂšsente un autre usage de la nature.
    ĂȘtre non-chasseurs ne peux pas ouvrir des droits et ne pourra difficilement limiter ceux des chasseurs. Le lĂ©gislateur statura toujours sur un partage inĂ©quitable de la nature en pretextant une mission de service public du plaisir de tuer.

    La scape revendique un autre usage de la faune sauvage que celui de servir de cibles aux psychopates du dimanche. Elle préfÚre vivre en symbiose qu'en prédateur pour regarder vivre la faune sauvage. Cet art de vivre est plus respectable que l'art de tuer et plus compétent pour rétablir l'équilibre de la vraie biodiversité et assurer sa compatibilité avec les activités agro-sylvo-pastorales.

    CHOISIR

    La démocratie reprÚsentative ne permettant pas de choisir chaque décision gouvernementale, les électeurs en sont réduit à voter contre celui qui présente un choix qui ne lui plait pas, ou à choisir le moins mauvais panel de choix dans leur programme. (qui n'engage que ceux qui y croit !).
    La scape consultera les candidats au élection pour qu'ils s'engagent à prendre en compte la scape dans le code rurale. Ces deux activités étant incompatibles, dans l'espace et dans le temps, le législateurs devra partager la nature entre chasseurs et scapeurs. La logique voudrait que ce partage soit proportionnel aux nombres soutiens de chacune de ces activités.

    Il est donc primordiale que tous ceux qui préfÚrent profiter de la nature avec sa faune plutÎt qu'avec des chasseurs soutiennent la SCAPE.

     

    Partis politiques

    Un parti politique incapable d'exiger le remplacement d'un simple loisir dont les intĂ©rĂȘts
    sont structurellement incompatibles avec ceux de la collectivité et de la biodiversité,
    comme en témoignent

    la destruction des prédateurs naturels utiles à l'agriculture

    ou

    l'explosion des populations de grand gibier provoquĂ©e par les chasseurs eux-mĂȘmes
    ,
    ne saurait prétendre imposer la transition écologique à des acteurs économiques
    aux enjeux autrement plus puissants.

    C'est eux qui le disent !

    Bruneau Retailleau (PDG Les Républicains, candidat aux élections prÚsidentielles.) :

    • il faut lutter contre le communautarisme.

    Maude BrĂ©geon (porte-parole et ministre de l'Énergie) :

     

     

     

    combattre ou remplacer

     

    LE PIÈGE DE L'OPPOSITION DIRECTE

    De nombreuses personnes et associations ont tenté de s'opposer frontalement à la chasse. Aucune n'a réussi à la faire reculer durablement.

    L'opposition directe est un piĂšge. Elle place la SCAPE sur le terrain des chasseurs — celui du rapport de force politique et mĂ©diatique — oĂč ils disposent de tous les avantages : un lobby organisĂ©, un poids Ă©lectoral reconnu, des dĂ©cennies d'entrisme institutionnelle et une lĂ©gislation taillĂ©e Ă  leur mesure.

    S'opposer à la chasse, c'est lui reconnaßtre une légitimité qu'elle n'a pas. C'est débattre du comment tuer, alors que la vraie question est le pourquoi.

    La SCAPE ne négocie pas, elle construit autre chose.

    ANNEXES

    Les annexes sont des informations, des documents et des liens officiels.

    ESOD

    les animaux actuellement classĂ©s sur la liste 2 des “espĂšces susceptibles d’occasionner des dĂ©gĂąts” (ESOD) jusqu’en juin 2026 sont le renard, la fouine, la belette, le geai des chĂȘnes, la pie bavarde, la corneille noire, le corbeau freux et l’étourneau sansonnet. En tant que “ESOD” (terme qui remplace celui des “nuisibles”), ils peuvent ĂȘtre “dĂ©truits” (c’est le terme officiel) toute l’annĂ©e, sans limite de nombre.

    Ce statut délirant est un cadeau aux chasseurs pour leur permettre de chasser partout et toute l'année.

     

    ACADEMIE VETERINAIRE

    Dans un rapport dĂ©taillĂ©* et un avis adoptĂ©s en novembre 2025, la prestigieuse AcadĂ©mie vĂ©tĂ©rinaire de France critique la rĂ©glementation** actuelle au profit d’une “gestion” rationnelle des dommages et des nuisances liĂ©s Ă  la faune sauvage.


    S’appuyant sur ses propres recherches et sur de nombreux travaux scientifiques existants, l’AcadĂ©mie appelle à “une refonte mĂ©thodologique et Ă©thique de l’évaluation et de la gestion des dommages et nuisances liĂ©s Ă  la faune sauvage”.

    Elle recommande notamment :

    • Une caractĂ©risation objective et comparative des bĂ©nĂ©fices Ă©cosystĂ©miques et des dommages causĂ©s par chaque population concernĂ©e ;
    • Des dĂ©cisions fondĂ©es sur la preuve scientifique, Ă  l’aide de structures de concertation rĂ©unissant l’ensemble des acteurs du territoire ;
    • Dans une dĂ©marche Ă©thique, que la prĂ©fĂ©rence soit donnĂ©e, chaque fois que cela est possible, aux mesures de prĂ©vention non lĂ©tales ;
    • Une évaluation systĂ©matique des effets des actions engagĂ©es.

    En conclusion, elle “appelle les collectivitĂ©s, services de l’État, acteurs agricoles, gestionnaires d’espaces, dĂ©tenteurs de droits de chasse ou de pĂȘche, ainsi que les vĂ©tĂ©rinaires, à adopter une approche intĂ©grĂ©e et durable de la coexistence entre humains et faune sauvage“. Une Ă©volution qu’elle juge “indispensable pour concilier activitĂ©s humaines, sĂ©curitĂ©, et impĂ©ratif de prĂ©servation de la biodiversitĂ©.”

    GLOSSAIRE

    • aphorisme : idĂ©e brĂšve, parfois philosophique ou mĂ©dicale.

    • maxime : rĂšgle de conduite, vĂ©ritĂ© morale.

    • sentence : formulation concise et solennelle.

    • prĂ©cepte : rĂšgle ou enseignement Ă  appliquer.

    APHORISMES

    célÚbres :

    • « Science sans conscience n’est que ruine de l’ñme. » — Rabelais

    • « Ce qui ne me tue pas me fortifie. » — Nietzsche

    • « Tout doit changer pour que rien ne change. » — Lampedusa

    • « Les absents ont toujours tort de revenir. » — Jules Renard

    • « Le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre. » — Victor Hugo

    • « L’imagination est plus importante que le savoir. » — Albert Einstein

    • « C’est pas parce qu’ils sont nombreux Ă  avoir tort qu’ils ont raison. » — Coluche

    • « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un Ă©tat d’esprit, une volontĂ© de bienveillance, de confiance, de justice. » — Spinoza

    • « Il vaut mieux enseigner les vertus que condamner les vices. » — Spinoza — scape

    • La folie est de toujours se comporter de la mĂȘme maniĂšre et de s’attendre Ă  un rĂ©sultat diffĂ©rent. — Albert Einstein
    • Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-la Ă  un but, non pas Ă  des personnes ou des choses. — Albert Einstein
    • Rare est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui Ă©prouvent avec leur propre sensibilitĂ©. — Albert Einstein - scape
    • Le monde ne sera pas dĂ©truit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. — Albert Einstein - scape
    • La mort n'est pas la pire chose de la vie. Le pire, c'est ce qui meurt en nous quand on vit. — Albert Einstein
    • La thĂ©orie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons rĂ©uni thĂ©orie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi ! — Albert Einstein
    • Aucun  problĂšme ne peut ĂȘtre rĂ©solu sans changer le niveau de conscience qui l'a engendrĂ© — Albert Einstein
    •  — Albert Einstein
    •  — Albert Einstein
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