LE GRAND LIVRE DE LA SCAPE
Le Grand Livre de la SCAPE est le document doctrinal structurant de cette activité.
Il explique la genèse, la finalité et les répercussions de l’officialisation d’une activité alternative à la chasse, appelée SCAPE.
Cette activité mérite d’être reconnue par les autorités pour ses nombreuses implications politiques, juridiques, éthiques, économiques et sociétales.
DÉFINITIONS
SCAPE est le nom donné à cette activité. Il n’a pas d’autre signification, mais il est souvent converti en « paysage » par les traducteurs en ligne. C’est un nom propre comme celui de n’importe quelle activité. Il a été choisi parce qu’il est libre d’utilisation et pour sa facilité à être décliné :
SCAPEUSE, SCAPEUR : personne qui pratique l’observation de la faune sauvage en respectant les règles de la scape.
SCAPER : observer la faune sauvage. Et l’immortaliser
SCAPISTE : adjectif et personne adhérant à la philosophie de la scape
SCAPISME : action de scaper.
…
La définition officielle de la scape est :
L’ART D’OBSERVER ET D’IMMORTALISER DES SCÈNES DE VIES SAUVAGES.
L’ART …
Depuis toujours nos sociétés glorifient l’art de la guerre ou de la chasse. La scape, elle, exalte un art de vivre en paix avec les hommes et les bêtes. Elle cultive l’art d’observer et de partager l’émotion de la rencontre furtive avec un animal sauvage et libre, en opposition à ce « loisir » dont l’art de vivre est un art de tuer.
L’immortalisation s’exprime aussi par de nombreux arts traditionnels, comme la peinture, la sculpture, la tapisserie, mais aussi en littérature, en photo et en vidéo.
… D’OBSERVER ET …
Pour que les scènes de la vie des animaux sauvages soient authentiques, l’observateur doit être invisible pour le sujet observé. Il peut soit se camoufler, soit être toléré. La technique diffère totalement selon qu’il s’agit d’un mammifère, d’un oiseau, d’un reptile ou d’un insecte. L’éthologie, développée par les scapeuses et les scapeurs, sera une aide précieuse transmise des anciens aux débutants.
Un bon scape est une observation où le sujet se comporte comme si l’observateur n’était pas là ! Il doit ignorer sa présence, par un camouflage adapté, pas nécessairement visuel, mais aussi olfactif, auditif ou autre, selon la vision du monde de l’animal. Le « camouflage » parfait est celui où l’homme est considéré comme faisant partie de la faune locale et n’est ni un prédateur, ni une proie, pour ne pas être acteur de la scène observée.
L’observation rapprochée se pratique généralement seul. La discrétion diminue fortement avec le nombre d’observateurs. Chaque présence supplémentaire accroît le risque de perturbation des comportements naturels. Pour tous les animaux, un rassemblement de prédateurs potentiels est un risque insupportable. Mais chaque cas est un cas particulier.
Le but étant de favoriser les opportunités d’observation et de préserver l’authenticité des comportements, les techniques modernes d’observation par caméra se développent de plus en plus. Bien maîtrisées, elles sont très efficaces et utilisées par les scientifiques et, hélas, par les chasseurs. Elles font perdre toute l’émotion d’une observation en présence, qui est la première raison de pratiquer la scape. Les scapeurs s’en servent pour préparer une observation ou pour immortaliser des scènes nocturnes ou difficilement observables.
… D’IMMORTALISER …
Contrairement au trophée cynégétique qui immortalise une mort, celui de la SCAPE immortalise la vie.
L’immortalisation transforme une observation éphémère en un témoignage durable et transmissible.
Elle peut être simultanée à l’observation, par des moyens techniques tels que la photographie ou la vidéo. Elle implique toutefois toujours une intervention ultérieure de traitement, qu’elle soit visuelle, artistique ou rédactionnelle.
L’image seule ne constitue pas une pratique de SCAPE. Elle doit être accompagnée d’un commentaire décrivant les conditions d’observation, la technique employée et son adaptation à l’éthologie du sujet observé.
… DES SCÈNES …
L’objet d’observation n’est pas l’animal, mais son comportement et son interaction avec son environnement. La SCAPE s’intéresse aux vies sauvages, ce qui la distingue d’une simple collecte d’images. Elle nécessite une approche si discrète que l’animal, paisible, ignore ou accepte la présence de l’observateur, dans l’intimité de sa vie.
Cette recherche d’authenticité rend la SCAPE fondamentalement incompatible avec toute activité qui, comme la chasse-loisir, tue ou terrorise la faune. Elle se pratique dans des biotopes préservés ou restaurés, où la biodiversité tend vers l’équilibre naturel et où la faune est sereine.
… DE VIES SAUVAGES
Certains demandent que les scapeurs pratiquent leur loisir dans les zoos ou les parcs naturels pour laisser les campagnes à ceux qui préfèrent tuer.
LA GENESE de la scape
BAPTEME
La SCAPE est le nom donné à un concept qui officialise une alternative crédible et ambitieuse à la chasse.
Cette alternative est née avec la civilisation, mais elle n’a été baptisée que récemment pour être connue du public et reconnue par les autorités. Elle est plus ancienne et légitime que certaines activités dites « traditionnelles », comme la cynégétique, qui n’est devenue un loisir de nantis que bien plus tard dans l’histoire humaine.
Ce baptême permet la reconnaissance de cette activité par les autorités, qui lui permettra de proposer une alternative crédible à la gestion cynégétique de la faune sauvage.
Un loisir ancestral interdit
Les peintures rupestres montrent que l’observation et l’immortalisation de scènes de vies sauvages est une activité aussi vieille que l’humanité. On en retrouve les traces, tout au long de l’histoire, dans toutes les expressions artistiques, jusqu’à nos jours, dans la photo et la vidéo.
C’est sans doute le premier loisir. C’est une activité inutile pour la survie de l’espèce. Cette absence d’intérêt mercantile évident l’a rapidement marginalisée dans notre société productiviste. Les autorités dogmatiques l’ont même interdite aux populations laborieuses, chassées du jardin d’Éden !
L’observation de la nature est un plaisir inscrit dans nos gènes. Tous les enfants la pratiquent avant que la société et l’éducation les en dissuadent. La culture officielle n’est pas naturelle, elle ne concerne que les humains. Il est plus ‘raisonnable’, et pourtant moins logique, de connaitre le nom des artistes morts depuis longtemps que celui des oiseaux de son jardin que l’on côtoie chaque jour.
PATRIMOINE
Toutes les sociétés humaines vénèrent leurs anciens artistes, philosophes et hommes d’État qui ont marqué l’histoire. Ils sont rares, mais sans doute aussi présents aujourd’hui dans notre société. C’est mathématique. C’est contre-intuitif, mais la croissance exponentielle de notre démographie fait qu’il y a toujours eu plus de vivants sur Terre que de morts sous terre. Il est donc statistiquement probable qu’il y ait autant d’artistes et de penseurs géniaux vivants que tous ceux qui ont jalonné notre histoire.
PEINTURES RUPESTRES
En Ardèche, dans la grotte Chauvet, une peinture murale illustre des lions observant leurs proies, peintes sur le mur d’en face.
Cet art primitif témoigne que le plaisir d’observer et d’immortaliser des scènes de vies sauvages est ancestral.
Certaines peintures rupestres sont si difficilement accessibles, qu’elles ne peuvent répondre à un simple souci décoratif. Leur présence en ces lieux reculés trahit un besoin plus profond, celui d’immortaliser un instant de vie, de fixer un fragment d’existence, bien loin de toute préoccupation esthétique immédiate. On retrouve ce comportement chez les scapeurs d’aujourd’hui, plus préoccupés par le témoignage de leur œuvre que par son esthétisme.
Un ancien nouveau droit
Observer la faune sauvage est un droit fondamental inaliénable. L’inscrire dans la législation ne créerait aucun droit nouveau et n’en supprimerait aucun, si le législateur ne l’avait pas ignoré dans le code de l’environnement. Cette négligence entrave la pratique de la SCAPE au profit du loisir cynégétique.
Pour être reconnue, la SCAPE doit compter sur plus de soutien que la chasse. Signer la pétition
Le libre choix
La première loi républicaine de la chasse affirme que nul ne peut chasser sur le terrain d’autrui sans l’accord de son propriétaire.
Depuis cette loi, et en absence d’alternative comme la SCAPE, les chasseurs ont considéré cet accord comme acquis par défaut d’opposition. Le consentement du propriétaire devient alors présumé.
Ce renversement du droit, qui légalise la délinquance, est une spectaculaire entorse à l’État de droit, soutenue par le législateur-chasseur
Il existe une exception qui permet d’interdire la chasse chez soi, mais elle est dissuasive, menaçante et inapplicable.
La SCAPE permet de rappeler la loi et de la faire respecter. Le droit d’EDEN, (ou droit de non-chasse), redevient la règle par défaut.
Les propriétaires et les usagers de la nature doivent pouvoir choisir librement de tuer ou d’observer la faune sur leurs terres ou pendant leurs activités de nature. Tuer n’est pas un loisir ni une activité rurale normale.
Les nombreuses facettes de la scape

Les caractéristiques de la scape sont tellement variées qu’il est plus simple de les classer par ordre alphabétique.
La scape est une activité…
L’EMPATHIE
L’empathie est peut-être la qualité qui nous distingue le plus des animaux. Ce n’est pas un sentiment comme l’amour ou l’amitié. C’est la capacité d’un esprit évolué à épouser le point de vue d’un autre sans jugement préconçu. Le coup de foudre et la camaraderie peuvent exister sans elle, mais l’empathie est toujours la condition préalable d’une compréhension véritable.
L’antipathie entre humains est encore trop peu répandue pour que l’empathie interspécifique soit une évidence. Certains en sont totalement dépourvus, au point de trouver du plaisir à tuer. D’autres en sont si richement dotés qu’ils étendent naturellement cette aptitude au-delà de leur propre espèce, de leur animal domestique, jusqu’à la faune sauvage.
C’est de cette disposition que la SCAPE est née. »
ETHIQUE
Dans une société qui tolère encore que l’on tue par plaisir, observer sans nuire est un acte politique.
La SCAPE ne se contente pas de proposer une alternative à la chasse : elle en conteste la légitimité morale. Car il ne s’agit pas seulement de deux pratiques différentes face à la faune sauvage, il s’agit de deux visions incompatibles de ce qu’un être humain doit être dans son rapport au vivant.
La cynégétique repose sur un présupposé archaïque : que l’animal sauvage est une ressource disponible, un gibier en attente de son destin, une ‘chose sans maître’ que l’on peut s’approprier par la mort.
Ce présupposé n’est pas une tradition respectable : c’est un privilège maintenu de force, sanctuarisé par des lobbies puissants, financé par l’argent public et protégé par une législation taillée sur mesure par et pour ceux qui aiment tuer.
L’éthique de la SCAPE,elle, ne demande rien à l’animal. Elle exige tout de l’observateur.
C’est en cela qu’elle est subversive. C’est en cela qu’elle est nécessaire.
IMAGINAIRE
L’aspect imaginaire est sans doute le plus inaccessible pour celui qui n’a jamais pratiqué l’observation SCAPE. Il s’apparente à une méditation où l’observateur fusionne avec son environnement.
Sans les voir, il sait où se trouve chaque animal, ce qu’il fait et ce qu’il s’apprête à faire. Il est le scénariste d’une scène qu’il ne maîtrise pas.
Les scapeurs ne font pas qu’observer le paysage : ils les analyse, les imagine tel qu’ils sont réèllement, et anticipent leurs actions.
LUDIQUE
La SCAPE est avant tout un loisir pratiqué depuis toujours. Il semble improductif et les sociètès capitaliste l’ont méprisé au point de ne pas la nommer et de refuser sa reconnaissance politique face à la chasse. C’est un plaisir que seuls ceux qui la pratiquent peuvent comprendre. D’autres trouvent étrange que l’on puisse rester des heures à observer un paysage où ils ne voient rien.
Le secret du plaisir d’observer, est dans l’imagination qui complète l’observation et permet de comprendre et d’anticiper les scènes de vies sauvages.
Les films de Vincent Munier effleurent cette sensation, (que Sylvain Tesson confond avec l’affût , qui n’est pas l’observation elle-même mais une simple technique pour y accéder.
POPULAIRE
La cynégétique est un loisir d’élite, inventé au Moyen Âge pour permettre aux puissants, de la noblesse et du clergé, de jouer à la guerre sans en courir les risques.
La scape, elle, a toujours été gratuite et accessible à tous, ce qui lui a précisément valu d’être réprimée : rois et curés entendaient réserver l’oisiveté à leur propre caste.
La Révolution, puis l’avènement de la civilisation des loisirs, ont progressivement fissuré cet ordre ancien.
Le peuple n’a conquis le droit de se distraire qu’à la condition tacite d’enrichir les puissants au passage. La royauté a simplement cédé la place à la ploutocratie.
L’observation de la faune, libre et gratuite par nature, n’a jamais vraiment trouvé grâce en Occident, qui lui préfère la compétition virile à la contemplation silencieuse, là où la philosophie orientale, et la scape, en font une pratique à part entière.
La scape n’entend pas imposer ce loisir à la classe dirigeante, elle demande seulement qu’il soit respecté et pris pour ce qu’il est : une alternative crédible et éthique à la cynégétique.
PRAGMATIQUE
La SCAPE n’est pas “contre” la chasse, c’est inutile, dangereux et illégal, elle est “pour” les usagers non chasseurs de la faune sauvage. C’est donc une association de défense des droits (d’une catégorie d’usagers) et de protection de l’environnement (car la faune sauvage est un bien commun).
La scape ne dicte pas de règles dogmatiques incontournables mais des consignes convaincantes et documentées.
Les règles sont souvent contournées lorsqu’elles gênent, alors que les consignes peuvent être adaptées à une situation imprévue en conservant l’objectif essentiel.
L’exemple des photos de nids est soit strictement interdit, soit faisable si elles ne dérangent pas la nichée. Dans le second cas, une caméra à distance permet de surveiller aussi le nid contre le vandalisme sans aucun risque pour la nichée.
Aujourd’hui, l’État impose à tous les Français de subir et de financer la chasse-loisir. La SCAPE leur permettra d’exiger une gestion plus harmonieuse, plus compétente et plus démocratique du patrimoine vivant.
Le statut juridique actuel des animaux sauvages est une anomalie : contrairement aux animaux domestiques, ils sont considérés comme des « choses sans maître ». Ils peuvent être tués ou terrorisés sans raison, pour le seul plaisir du tueur.
Les « espèces protégées » ne sont que des « espèces chassables » en cours de reconstitution de stock. Seuls les intérêts des chasseurs sont protégés, pas ceux de la faune ni ceux de la collectivité.
Pour la SCAPE, la faune sauvage n’est pas une chose. Elle est le patrimoine vivant de tous. Sa gestion doit viser à restaurer l’équilibre naturel de la biodiversité dans l’intérêt du plus grand nombre, et non dans celui d’une minorité.
La chasse reste l’activité préférée d’une majorité d’élus, quel que soit leur bord politique. Mais le plaisir de tuer ne peut plus être un loisir d’exception dans une démocratie laïque qui lutte contre l’obscurantisme, le communautarisme, et qui refuse la barbarie. Même traditionnelle.
Les ruraux, comme tous les Français, ont droit à la protection de l’État. La terreur cynégétique n’est pas la plus dangereuse, mais c’est la seule qui est protégée par le législateur.
SENSUELLE
Dans sa quête du moindre détail pour construire le scénario des scènes de vie sauvage qu’il observe, le scapeur analyse tout, de la trace à l’ombre furtive, de l’insecte qui bourdonne à l’oiseau qui plane. Tous ses sens en éveil enregistrent les informations comme les pièces d’un puzzle spatio-temporel. Chaque son, chaque odeur, chaque sensation, la brise sur le visage, la tension d’un silence soudain, la vibration imperceptible du sol, tout participe à l’élaboration d’un scénario qui mènera à une action anticipée.
Il n’y a pas de patience dans l’affût, il n’y a que de l’imprégnation.
Les chasseurs primitifs ont sans doute développé cette perception. Cette capacité d’immersion totale, d’un dialogue silencieux avec le vivant. Elle exigeait patience, humilité et disponibilité sensorielle. Elle n’était pas domination, mais adaptation.
Les contraintes mercantiles et productivistes ont progressivement altéré cette relation. Lorsque l’animal devient ressource, quota ou trophée, l’attention se transforme. L’observation cesse d’être une rencontre pour devenir un moyen. La logique d’efficacité détruit la lenteur nécessaire à la communion sensorielle.
Les éclairages, les caméras, les drones et même les jumelles améliorent la précision de l’information, mais ils artificialisent l’expérience et affaiblissent la sensualité. La médiation technologique remplace la sensibilité.
Aujourd’hui, seule la scape peut encore préserver cette pratique d’immersion attentive, dans les territoires où la pression cynégétique n’a pas stérilisé les paysages ni rendu la faune trop méfiante pour être observée.
SCIENTIFIQUE
Le scapeur observe la faune parce que ça lui plaît. Il n’a pas plus à justifier ce plaisir que le promeneur n’a à justifier sa marche ou le lecteur son goût pour les livres.
Ce qu’il fait n’est pas de la science. C’est de l’attention portée au vivant, librement, sans prélèvement, sans intervention, sans agenda. Que ses observations puissent intéresser des chercheurs en éthologie ou des gestionnaires d’espaces naturels est une conséquence heureuse de cette pratique, pas sa raison d’être.
La SCAPE n’est pas un programme scientifique. C’est un loisir. Un loisir sérieux, exigeant, fondé sur des connaissances réelles des sciences de la nature come l’éthologie et une éthique rigoureuse, mais un loisir.
Le scapeur n’a de comptes à rendre qu’à lui-même, à la faune qu’il observe et à la biodiversité, qu’il entrtient pour son loisir.
wildlife watching
Le bird watching et le wildlife watching sont des pratiques proches de la scape. Il s’en distingue surtout par le nom propre spécifique à la scape, comme le chasse et le « wildlife killing »
PACIFISTE
Depuis que la cynégétique a transformé la chasse alimentaire, en un loisir de guerre contre la faune sauvage, on peut affirmer que la SCAPE est à la cynégétique ce que la paix est à la guerre.
Certains trouvent leur accomplissement dans la poursuite, la fureur et la mise à mort d’animaux innocents, d’autres préfèrent la contemplation, la sérénité et la préservation de la biodiversité.
Comme la guerre et la paix, la chasse et la SCAPE sont incompatibles. Elles ne peuvent exister simultanément dans un même lieu, mais n’existent que l’une par l’autre. Si la guerre et la chasse n’existaient pas, la paix et la SCAPE seraient des notions inexplicables et sans raison d’être.
Ce qui n’empêche pas, que presque toutes les personnes psychiquement équilibrées, préfèrent la paix à la guerre !
Elles préfèreraient également la SCAPE à la chasse si elles savaient que la chasse est, comme la guerre, un choix politique et une obligation légale, mais n’est pas une fatalité.
Certaines régions et certains pays l’ont interdite. La Terre et la biodiversité ont vécu en harmonie pendant des milliards d’années avant que des hommes armés de fusils viennent y faire leur loi.
SES QUALITES
ECOLOGIQUE
LA SCAPE N’EST PAS !
DE L’ÉCONOMIE
L’économie n’est pas une science exacte, c’est un système. Son étude peut avoir une démarche scientifique, mais il a existé, et on peut imaginer, d’autres systèmes économiques qui ne soient pas fondés sur la croissance, comme l’est le système dominant actuel. Contrairement à la biodiversité, qui est le sujet d’observation de la scape, notre économie ne fonctionne que par sa croissance, alors que la biodiversité ne fonctionne que par une recherche constante d’équilibre entre toutes les espèces. La biodiversité crée, en permanence, de nouvelles espèces mieux adaptées à leur environnement local et abandonne celles qui le sont moins. C’est l’évolution darwinienne ; mais la quantité de matière vivante est toujours en équilibre avec celle de matière disponible. L’économie, elle, ne fonctionne qu’en utilisant toujours plus de matière et d’énergie : elle prône la croissance plutôt que l’équilibre. Ce système permet d’avoir toujours plus de biens disponibles, mais il fonctionne au détriment de la biodiversité. Son principal inconvénient est qu’il n’est pas pérenne. Non seulement la croissance a obligatoirement une fin dans un monde aux ressources limitées, mais cette croissance est exponentielle : la fin se rapproche de plus en plus vite. On en voit les prémices lorsqu’un produit vient à manquer. Toutes les politiques consistent à choisir quels sacrifices doivent être consentis pour que cette croissance ne s’arrête pas. Évidemment, chaque humain préfère que ce soient les autres qui sacrifient. En cela, ils sont tous d’accord !
Car croissance économique et croissance démographique se nourrissent mutuellement. Notre système économique a besoin de toujours plus de consommateurs, de travailleurs et de cotisants pour fonctionner : plus d’actifs pour financer les retraites, plus de salariés pour produire, plus d’acheteurs pour écouler les biens. La démographie est le carburant de l’économie de croissance.
La croissance arrive à son terme. Il sera d’autant plus violent qu’on tentera de le repousser. Les exponentielles nous démontrent que la population double à chaque période. L’extermination naturelle ou anthropique de la moitié de l’humanité ne réduit pas la population : elle la fait seulement retourner une période en arrière. Si, en moyenne, la population humaine double tous les trente ans, au temps imaginaire d’Adam et Ève, la mort de deux personnes ramenait la population trente ans en arrière. Aujourd’hui, il faudrait éliminer 4 milliards de personnes, tous les trente ans, pour simplement stabiliser une population en croissance continue. C’est mathématique. Tous les décideurs le savent, mais espèrent que cela n’arrivera pas de leur vivant. Les exponentielles prouvent pourtant que si. SAUF, sauf si la croissance s’arrête, comme cela semble être le cas. Il semble que les humains retrouvent le réflexe naturel des populations animales, qui stoppent leur croissance lorsqu’elle n’est plus en équilibre avec leur milieu. Mais lorsqu’une cause imprévue modifie brutalement cet équilibre, l’effondrement est dramatique pour les populations qui ont augmenté exponentiellement, c’est le cas des coraux de la Grande Barrière australienne, et le nôtre. Certains économistes affirment que notre civilisation ne peut survivre à la décroissance. Mais elle arrivera bientôt, qu’on l’organise ou qu’elle nous soit imposée par la nature et les mathématiques.
Il est plus que temps de réconcilier notre civilisation avec la biodiversité, pour s’inspirer de son équilibre, qui évolue sans croître depuis 4 milliards d’années. Le bonheur, c’est d’être heureux de ce que l’on a, plutôt que de ce que l’on voudrait avoir. Nous avons la Terre : nous ne vivrons jamais sur Mars, ni ailleurs.
D’AUTRES ÉCONOMIES SONT POSSIBLES
La biodiversité nous offre un modèle : elle n’a jamais cessé d’évoluer, d’inventer, de s’adapter, sans jamais augmenter la quantité totale de matière qu’elle mobilise. Une civilisation pourrait faire de même : s’améliorer sans s’alourdir, innover sans consommer davantage.
Plusieurs penseurs ont formalisé cette intuition. Herman Daly, dès les années 1970, propose une économie à état stationnaire : les flux de matière et d’énergie sont maintenus à un niveau soutenable, le progrès se mesure en qualité de vie plutôt qu’en volume produit. Kate Raworth, en 2017, affine cette idée avec sa « Doughnut Economics » : elle définit un plancher social, sous lequel personne ne doit tomber, et un plafond écologique, au-dessus duquel la planète se dégrade. L’objectif n’est ni la croissance ni la décroissance, mais de rester dans l’anneau entre ces deux limites. Amsterdam l’a adopté comme cadre de gouvernance dès 2020.
L’économie circulaire va plus loin encore dans l’analogie avec le vivant : rien n’est déchet, tout est ressource pour autre chose. Plus de flux linéaire, extraire, produire, jeter, mais des boucles fermées, comme dans un écosystème.
Ces modèles ont trois points communs : changer l’indicateur de référence, sortir du PIB pour mesurer le bien-être réel ; faire payer aux biens leur vrai coût, y compris pour la nature ; et redistribuer plutôt qu’accumuler, car une économie d’équilibre ne supporte pas les inégalités extrêmes.
Aucun de ces systèmes n’est encore pleinement appliqué à l’échelle d’une nation. Mais tous montrent qu’une autre voie est pensable. La question n’est plus de savoir si la croissance finira, elle finira. La question est de savoir si nous choisirons ce qui vient après, ou si nous le subirons.
L’ORGANISATION
La SCAPE est une communauté de projets autonomes partageant une même charte.
LE SITE INTERNET
🧭 1. Mode d’organisation collègiale sans hiérarchie
🔑 Principe de base : pas de chef ≠ pas de structure
👉 Remplacer la hiérarchie par des rôles + des règles explicites
🧱 A. Les 4 rôles indispensables (même sans chef)
👉 Chaque rôle est tournant dès que nécessaire ou tous les 3 mois par défaut.
1. 💰 Référent finances
- supervise les paiements
- vérifie la compta
- ne décide pas seul
2. 📋 Référent coordination
- organise les réunions
- fait avancer les décisions
- pas de pouvoir supérieur
3. 🔍 Référent transparence
- vérifie que tout est accessible à tous
- alerte si problème ou opacité
👉 rôle hyper important en collégial
4. ⚖️ Référent médiation
- gère les tensions
- facilite les discussions difficiles
👉 évite 80% des conflits qui dégénèrent
⚙️ B. Les règles de décision (ultra important)
👉 Sans ça, ça explose tôt ou tard.
✔️ Règle simple et efficace :
- petites décisions → autonomie (celui qui fait décide)
- dépenses → validation à 2 personnes
- décisions importantes → consentement collectif
🧠 Méthode recommandée : “consentement”
👉 pas besoin que tout le monde soit d’accord
👉 il faut juste :
➡️ aucune objection forte
C’est beaucoup plus fluide que le vote.
🚨 C. Les règles anti-conflits (à poser dès le début)
- 💬 tout doit être écrit (Slack, Notion, etc.)
- 👀 tout est visible par tous
- 💸 aucune dépense sans trace
- 🔁 rotation des rôles obligatoire
👉 ces 4 règles évitent 90% des problèmes
🏗️ 2. Schéma concret : qui a accès à quoi
Voici un modèle simple que tu peux appliquer directement 👇
💳 Banque (ex : Qonto ou AssoConnect)
👉 3 niveaux d’accès :
🔴 Admin (2 personnes max)
- accès complet
- ajout/suppression utilisateurs
- validation paiements importants
👉 jamais une seule personne
🟠 Opérationnel (3–6 personnes)
- payer
- voir les comptes
- ajouter justificatifs
🟢 Lecture (tout le monde)
- voir toutes les transactions
- télécharger relevés
👉 transparence totale = clé du collectif
📊 Comptabilité / gestion (ex : AssoConnect)
- tout le monde → lecture
- référent finances → édition
- validation → toujours à 2
💬 Communication (Slack / Discord / email)
- public interne par défaut
- pas de discussions “privées de pouvoir”
📁 Documents (Drive / Notion)
- accès total en lecture
- écriture selon rôle
- historique activé
🧠 3. Astuce avancée (très puissante)
👉 Ajoute une règle simple :
➡️ “celui qui fait propose, les autres peuvent s’opposer”
Résultat :
- pas de blocage
- responsabilisation
- rapidité
⚖️ 4. Ce qui fait échouer une asso collégiale
👉 à éviter absolument :
- ❌ “tout le monde décide de tout” (paralysie)
- ❌ une personne qui contrôle l’argent
- ❌ manque de règles écrites
- ❌ rôles flous
🧭 Résumé ultra simple
👉 Structure saine :
- rôles tournants
- validation à 2 pour l’argent
- transparence totale
- décisions par consentement
👉 Accès :
- 2 admins max
- plusieurs opérationnels
- tout le monde en lecture
CONVAINCRE
L’association SCAPE ne souhaite ni interdire ni obliger. Elle souhaite convaincre.
Convaincre les usagers de la nature qu’il est possible d’en profiter pleinement sans que des exploiteurs s’improvisent seuls gestionnaires légitimes et imposent leurs règles dogmatiques à tous.
Convaincre les citoyens que tuer des animaux par plaisir est une tradition royaliste, pas une obligation républicaine.
Convaincre les citoyens que le loisir d’une minorité qui impose sa loi par les armes n’est pas démocratique, même quand il bénéficie d’une législation d’exception taillée sur mesure.
Convaincre les familles et les enseignants que la SCAPE est une activité de pleine nature sans danger, accessible à tous les âges, et vecteur d’éducation scientifique et de lien avec le vivant.
Convaincre les randonneurs, cyclistes, cavaliers et photographes de nature qu’ils pratiquent déjà une forme de SCAPE sans le savoir, et qu’ils ont tout intérêt à ce qu’elle soit officiellement reconnue.
Convaincre les médias que l’attachement à la faune sauvage est aussi légitime et aussi répandu que l’attachement aux animaux domestiques, et qu’il mérite la même couverture.
Convaincre les propriétaires fonciers que la chasse ne peut se pratiquer chez eux qu’avec leur accord exprès, que ce droit leur appartient réellement, et qu’ils peuvent choisir d’accueillir des scapeurs plutôt que des chasseurs.
Convaincre les agriculteurs que la SCAPE, en défendant les prédateurs naturels — renard, rapaces, belette — contribue gratuitement à réguler les rongeurs nuisibles à leurs cultures, là où la cynégétique aggrave les déséquilibres.
Convaincre les syndicats agricoles que la faune apaisée, non terrorisée par la chasse, cause moins de dégâts aux cultures qu’une faune rendue nocturne et imprévisible par les pratiques cynégétiques.
Convaincre les offices de tourisme et les élus ruraux que l’écotourisme d’observation génère des retombées économiques locales durables, quatre fois supérieures à celles de la chasse, sans en avoir les nuisances.
Convaincre les maires qu’ils disposent, en s’appuyant sur la SCAPE, d’un levier légal et démocratique pour réduire la pression cynégétique sur leur commune et protéger leurs administrés.
Convaincre les élus locaux que l’autorisation de chasse sur les terrains communaux est une décision politique, pas une obligation, et qu’ils peuvent y mettre fin.
Convaincre les partis politiques que soutenir la SCAPE n’est pas une position anti-chasse, mais une position pro-nature portée par une majorité silencieuse d’électeurs — dix fois plus nombreux que les chasseurs.
Convaincre les parlementaires qu’une représentation démocratique équitable implique de donner à la SCAPE un statut législatif équivalent à celui de la chasse dans le code de l’environnement. 80 % des élus sont chasseurs ou proches de la chasse. Ils représentent moins de 10 % des Français. C’est le degré zéro de la démocratie représentative.
Convaincre les préfets que les ESOD ne sont nuisibles qu’aux intérêts cynégétiques, et qu’ils rendent des services écologiques et agronomiques au reste de la société. Le mot « susceptible » permet de condamner une espèce entière sans prouver sa nuisance. C’est une honte juridique.
Convaincre le ministre de l’Intérieur que la chasse génère, dans les espaces ruraux et périurbains, un niveau d’insécurité objective — une centaine d’accidents et une dizaine de morts par an — que l’État tolère pour aucun autre loisir.
Convaincre le président que la chasse est le sport de tir le moins encadré en termes de sécurité pour les tiers. Aucun stand de tir ne laisse ses balles traverser l’espace public. La chasse, si. Deux agents de l’OFB par département pour contrôler des dizaines de milliers de chasseurs armés : c’est moins que rien.
Convaincre le législateur qu’une gestion écosystémique de la biodiversité, fondée sur l’observation scientifique, est plus efficace, moins coûteuse et plus durable que la gestion cynégétique, dont les résultats — explosion des sangliers, effondrement des perdrix, saturnisme des rapaces — parlent d’eux-mêmes.
Convaincre l’OFB que la faune sauvage s’autorégule depuis des centaines de millions d’années, que toute intervention humaine devrait s’en rapprocher plutôt que s’y substituer, et que confier la gestion de la biodiversité à ceux dont le seul objectif déclaré est de la prélever est une contradiction insurmontable.
Convaincre les organismes de sciences participatives — Muséum, MNHN, Vigie-Nature, OFB — que les scapeurs constituent un réseau d’observateurs rigoureux, complémentaires des protocoles scientifiques professionnels, et infiniment plus objectifs que les tableaux de chasse.
Convaincre les vétérinaires et les instances sanitaires que la pollution au plomb des gibiers et des sols, issue des munitions de chasse — 6 000 à 8 000 tonnes par an en France — constitue un risque de santé publique grave et délibérément sous-évalué.
Convaincre les compagnies d’assurance que le risque cynégétique imposé à tous les autres usagers de la nature devrait être couvert et tarifé à sa juste valeur actuarielle, et non socialisé en silence.
Convaincre les fabricants d’optique, de photographie et d’équipement de plein air que la SCAPE représente un marché structuré et en forte croissance, qu’il est dans leur intérêt économique direct de soutenir et de faire reconnaître.
Convaincre les institutions culturelles — musées d’histoire naturelle, centres d’art, écoles — que la SCAPE est leur prolongement actif dans la société civile, et que l’art d’immortaliser le vivant mérite le même statut que n’importe quel autre art.
Convaincre les associations de protection de l’enfance et les professionnels de santé mentale que le contact respectueux avec la nature sauvage est un facteur de développement et d’équilibre psychologique documenté, que la SCAPE peut structurer et démocratiser.
Charte de la SCAPE
Préambule
La SCAPE ne contraint pas, elle convainc. Sa seule volonté est de rétablir un environnement naturel et une humanité en harmonie avec la vie de la planète..
Article 1 – Respect du vivant
Respecter toute forme de vie. Ne détruire que par nécessité, rapidement et sans cruauté.
Article 2 – Promotion de l’alternative
Promouvoir la SCAPE comme alternative à la chasse congruente à la gestion de la faune sauvage dans tout débat ou décision la concernant
Article 3 – Évolution du Grand Livre
Contribuer à l’évolution du Grand Livre pour prévenir les dérives et empêcher toute mainmise.
Article 4 – Plaisir d’observer
Le plaisir d’observer n’a pas à être justifié. Il est une expression libre et respectable.
Article 5 – Non‑destruction
N’accomplir aucun acte de destruction volontaire du vivant. L’observation prime sur l’appropriation.
Article 6 – Discrétion
Être discret et renoncer à toute observation qui risquerait un dérangement durable.
Article 7 – Respect des autres usagers
Respecter les droits des propriétaires et des autres usagers.
Article 8 – Information et coexistence
Informer des contraintes de la SCAPE pour favoriser une coexistence harmonieuse.
Article 9 – Signalement des incompatibilités
Signaler à la SCAPE les incompatibilités d’usages pour un traitement par les voies légales.
Article 10 – Défense par la pertinence
Défendre la SCAPE par la démonstration de sa pertinence, non par la confrontation.
Article 11 – Dépendance à la faune vivante
Agir pour une faune vivante et apaisée, car la SCAPE en dépend.
Article 12 – Vigilance sans violence
Enregistrer et signaler les agressions, sans s’y engager stérilement.
Article 13 – Droit d’Éden
Le droit d’Éden est le principe fondateur de la SCAPE : toute propriété est par défaut un espace de paix pour le propriétaire et la faune sauvage, sauf consentement explicite et révocable de ses ayants droit.
🌿 CHARTE DE LA SCAPE
PRÉAMBULE
La SCAPE ne contraint pas, elle convainc.
Ses règles ne sont pas des obligations de moyens, mais des engagements de résultat.
La présente charte énonce les principes que ses membres choisissent librement de suivre. Elle comporte deux parties : les règles de vie, qui fondent l’éthique personnelle du scapeur, et les règles de pratique, qui guident son attitude sur le terrain.
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Règles de vie :
Les membres de la scape s’engagent à :
- Ne jamais nuire aux intérêts de la scape
- Respecter toutes les formes de vie et ne jamais les détruire par plaisir ou de manière inutile.
- En cas de nécessité, rechercher et utiliser les méthodes les plus rapides et les moins cruelles de mise à mort. L’éthique du scapeur réside dans l’intention et la conscience de l’acte.
- Promouvoir la SCAPE, comme alternative congruente à la chasse, dans tout débat ou décision concernant la faune sauvage.
- Participer à la rédaction du « Grand Livre de la SCAPE » afin d’affiner sa doctrine, pour prévenir toute dérive ou tentative de mainmise.
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Régles de scape
Dans le cadre de leur pratique de la SCAPE, les membres s’engagent à :
- Toujours œuvrer pour les intérêts de la scape
- Reconnaître la légitimité du plaisir d’observer les scènes des vies sauvages. Ce plaisir n’a pas besoin de justification économique, scientifique ou artistique pour exister. C’est une expression libre et respectable de la curiosité humaine.
- Ne pratiquer aucun acte de destruction volontaire du vivant. L’observation prime sur l’appropriation.
- Rechercher une présence discrète, et renoncer à toute observation tant que celle-ci risque d’entraîner un dérangement durable.
- Respecter les droits des propriétaires et ceux des autres usagers de l’environnement.
- Informer des contraintes inhérentes à la SCAPE afin de favoriser une coexistence harmonieuse avec les autres usagers de la nature.
- Signaler aux instances de la SCAPE les incompatibilités d’usages constatées, afin qu’elles puissent être traitées par les voies légales appropriées.
- Défendre la SCAPE par la démonstration de sa pertinence.
- Comprendre que l’existence de la SCAPE dépend d’une faune vivante, fonctionnelle et apaisée, et du soutien d’une large majorité de la population, et agir en conséquence.
- Refuser toute confrontation stérile, mais enregistrer et signaler les agressions et actes délictueux.
GESTION RATIONELLE DES ESOD
Dans un rapport détaillé* et un avis adoptés en novembre 2025, la prestigieuse Académie vétérinaire de France critique la réglementation** actuelle au profit d’une “gestion” rationnelle des dommages et des nuisances liés à la faune sauvage. appelle les collectivités, services de l’État, acteurs agricoles, gestionnaires d’espaces, détenteurs de droits de chasse ou de pêche, ainsi que les vétérinaires, à adopter une approche intégrée et durable de la coexistence entre humains et faune sauvage“. Une évolution qu’elle juge “indispensable pour concilier activités humaines, sécurité, et impératif de préservation de la biodiversité.”
LA CHASSE-PHOTO
On l’appelle maintenant photographie animalière pour éviter toute référence à une activité honnie par les scapistes. Ce n’est pas le meilleur moyen d’immortaliser des scènes de vie, mais c’était le plus utilisé. Grâce au téléphone portable, la vidéo fait maintenant un grand retour chez les amateurs. Les drones sont également de plus en plus prisés, mais ils manquent souvent de furtivité et peuvent provoquer des catastrophes. La scape devra rapidement encadrer son utilisation pour garantir un minimum de dérangement.
LE PIÈGE DE L’OPPOSITION DIRECTE
De nombreuses personnes et associations ont tenté de s’opposer frontalement à la chasse. Aucune n’a réussi à la faire reculer durablement.
L’opposition directe est un piège. Elle place la SCAPE sur le terrain des chasseurs — celui du rapport de force politique et médiatique — où ils disposent de tous les avantages : un lobby organisé, un poids électoral reconnu, des décennies d’entrisme institutionnelle et une législation taillée à leur mesure.
S’opposer à la chasse, c’est lui reconnaître une légitimité qu’elle n’a pas. C’est débattre du comment tuer, alors que la vraie question est le pourquoi.
La SCAPE ne négocie pas, elle construit autre chose.