Le législateur n'ayant à priori, pas de compétences en biodiversité, s'appuie sur des institutions officielles comme l'Office Français de la Biodiversité.
Les chasseurs ont imposé leur majorité dans toutes les instances de décisions concernant la faune sauvage et la biodiversité.
Leurs intérêts communautaires s'imposent avant la mission de régulation des sangliers que leur a confiée l'état.
Les conséquences pour l'équilibre de la biodiversité sont aussi dramatiques que pour le réchauffement climatique, mais certaines peuvent encore être corrigées en prenant en compte les propositions contradictoires.
S'il est sain dans une démocratie de consulter différent point de vue avant de prendre des décisions, c'est encore plus nécessaire lorsque ces points de vue viennent de personne morale comme des associations.
L'hégémonie d'une communauté implanté dans toutes les instances du pouvoir jusqu'au sommet de l'état, aboutie immanquablement à un système sectaire voire mafieux. Les provocations des dirigeants de la chasse confirment cette analyse.
Bien que ce ne soit pas le seul, l'exemple de la gestion des sangliers illustre parfaitement ce propos.
Les chasseurs, transformés en éleveurs, ont selectionné des animaux trois fois plus fértile que la souche sauvage. Il réduise au maximum les prédateurs de leur gibier d'élevage en déclarant arbitrairment ESOD, des carnivores indispensables à l'agriculture et que la nature élabore depuis 3,8 milliards d'années.
Le réchauffement climatique n'a que peut d'influence sur la démographie des sangliers, comme le prouve l'évolution des populations dans l'Est froid plus importante que dans l'Ouest tempéré.
La régulation et les battues par les chasseurs ne permettent qu'une réduction locale et temporaire du nombre d'animaux.
Les plans de chasse sont faits pour tirer le plus grand nombre possible d'animaux. Il semble logique de se dire que cela na peut que réduire le nombre de sangliers, mais comme, il organise aussi pour avoir le plus grand taux de reproduction possible, le bilan naissance moins tué est positif. La population s'acroit plus vite que ce que les chasseurs peuvent tuer. Ce qui était leur but. le problème est qu'ils sont maintenant complètement débordés par ce bilan de naissance exponentiel. Ce sera donc de pire en pire et de plus plus rapidement.
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Les sachersdimages sont des observateurs de la faune sauvage qui ne chassent pas et n'éprouvent aucun plaisir à tuer.
Pour réguler les populations animales, ils préconisent de rétablir les équilibres naturels et de rechercher en même temps un équilibre des activités agro-sylvo-pastoral avec la vie sur terre.
La biodiversité était un système en déséquilibre permanent, mais avec des amplitudes faibles dans un environnement calme. Il n'y avait pas de grandes conséquences de ce léger déséquilibre. Elles étaient prévisibles et anticipables, ce qui aurait permis une gestion agro-sylvo-pastorale durable. C'est le même problème que le climat, si les décideurs avaient écouté les avertissements des scientifiques avant qu'il ne soit trop tard.
Les campagnes d'exterminations brutales d'une espèce envahissante susceptible de causer des dégâts, ont le même effet que l'explosion d'un volcan sur le climat. On passe brutalement du réchauffement climatique à l'hiver nucléaire. La solution est pire que le problème.
Une gestion délicate de notre environnement ne permettra plus de corriger les graves déséquilibres d'une biodiversité cynégétique. Il faut rapidement réduire la densité de sangliers en Europe pour la ramener au nivaux où son taux de reproduction correspond à celui de sa mortalité par ses prédateurs naturels. La chasse et la" régulation" n'auraient plus aucune raison d'être, que le plaisir sadique de tuer.
Diffuser la PPA comme la myxomatose pour les lapins, serait une méthode efficace, mais aussi aveugle et aux conséquences aussi imprévisibles qu'une battue Européène.
Les militaires sont un choix plus pertinent, ils sont disciplinés, parfaitement capable de mener à bien cette mission de services publics, peuvent et savent tuer sans plaisir, ni haine et n'ont pas de conflit d'intérêt avec la mission. Ils sont les seuls à pouvoir organiser et mener à bien une réduction drastique de la population de sangliers à l'échelon national et sans mettre en danger la vie des populations civiles. Ce serait un excellent exercice qui pourrait s'étaler sur une période suffisament longue pour ne pas trop perturber la société civile et les équilibres de la biodiversité.
Il est indispensable de consulter des autorités scientifiques objectives, comme le muséum d'histoire naturel, pour limiter les conséquences de cette brutale correction du grave déséquilibre écologique engendré par le loisir de la chasse.
Les mathématiques nous rappellent qu'il y a urgence à régler ce problème d'exponentielles. La moralité, elle, nous oblige à mettre de coté nos amitiés cynégétiques afin de pas encore une fois confié l'extinction de l'incendie aux pompiers pyromanes.
Il serait judicieux de profiter de cette prise de conscience pour revoir la législation de la biodiversité. Notre président s'y engage, mais, comme le sénat, il la confond toujours avec la défense des intérêts égoïstes des chasseurs.
