LE GRAND LIVRE DE LA SCAPE
Base d’Idées Canonique (BIC)
La SCAPE est le concept d’une activité définie comme :
L’ART d’OBSERVER et d’IMMORTALISER des SCÈNES DE VIES SAUVAGES.
Le concept est la représentation mentale abstraite et générale de l’idée, du principe et de l’activité. Il est l’idée claire et structurée de cette activité, qui permet de la penser, de l’expliquer, de la distinguer d’autres concepts, comme la science, l’écologie, la peinture, la photo etc. et de la faire reconnaître.
La SCAPE n’est pas une nouveauté idéologique, elle est la reconnaissance formelle d’un usage de la faune sauvage, pratiqué depuis la préhistoire, mais jamais reconnue par les autorités religieuses, politiques et juridiques.
La SCAPE est une pratique d’observation et de documentation de la vie sauvage, fondée sur l’intérèt pour le vivant et le partage des observations.
Son association est la reconnaissance formelle d’un rapport au vivant aussi ancien que l’humanité, depuis les arts rupestres jusqu’aux sciences et vidéo naturaliste.
Ses missions sont de restaurer l’équilibre de la biodiversité indispensable pour une bonne pratique de la scape.
C’est une alternative à la chasse, pour gérer la faune sauvage, en repectant la vraie biodiversité et les autres usagers de la nature.
L’Art…
Depuis toujours nos sociétés glorifient l’art de la guerre ou de la chasse, la SCAPE, elle, célèbre un art de vivre pacifique.
Elle cultive l’art d’observer et de partager l’émotion unique de la rencontre furtive avec l’animal sauvage et libre, en opposition aux loisirs qui ne cultivent que l’art de tuer.
…d’observer et…
L’observation des scènes authentiques de la vie des animaux sauvages repose sur une présence furtive, adaptée à l’éthologie de la faune observée.
Dans un milieu naturel ou la faune est farouche, l’observation se pratique seul pour limiter les dérangements, favoriser les opportunités d’observation et préserve l’authenticité des comportements.
La discrétion diminue fortement avec le nombre d’observateurs. Chaque présence supplémentaire accroît le risque de fuite ou de perturbation des comportements naturels.
Les observations collectives ne sont possibles que dans des contextes où la faune est déjà habituée à la présence humaine, ou lorsque l’absence durable de chasse permet des relations apaisées entre humains et animaux.
L’observation ne se limite pas à une technique. Elle exige une attention constante aux effets produits par la présence humaine. Toute modification durable d’un comportement, d’un territoire ou d’un équilibre écologique constitue un échec de la pratique.
Certaines observations prolongées permettent une meilleure compréhension des interactions entre espèces et contribuent à l’évolution des connaissances scientifiques. Elles doivent toutefois rester compatibles avec le principe fondamental de non-nuisance durable.
Les pratiques susceptibles de compromettre des observations futures sont à proscrire.
Il faut parfois plusieurs années pour rétablir la confiance d’animaux ayant subi une pression humaine, notamment liée à la chasse. Il est donc préférable de renoncer à une observation plutôt que d’altérer durablement le comportement naturel de la faune ou l’équilibre de la biodiversité.
Les membres de l’association pourront rechercher et proposer des techniques d’observation parfaitement sécurisée, comme la pose de caméras. La faune particulièrement sensible sera protégée en relation avec les autorités scientifiques.
…d’immortaliser…
Contrairement au trophée cynégétique qui immortalise une mort, celui de la SCAPE immortalise la vie.
L’immortalisation transforme une observation éphémère en un témoignage durable et transmissible.
Elle peut être simultanée à l’observation, par des moyens techniques tels que la photographie ou la vidéo. Elle implique toutefois toujours une intervention ultérieure de traitement, qu’elle soit visuelle, artistique ou rédactionnelle.
L’image seule ne constitue pas une pratique de SCAPE. Elle doit être accompagnée d’un commentaire décrivant les conditions d’observation, la technique employée et son adaptation à l’éthologie du sujet observé.
…des scènes de vies sauvages.
L’objet d’observation n’est pas l’animal, mais son comportement et son interaction avec son environnement. La SCAPE s’intéresse aux vies sauvages, ce qui la distingue d’une simple collecte d’images. Elle nécessite une approche si discrète que l’animal, paisible, ignore ou accepte la présence de l’observateur, dans l’intimité de sa vie.
Cette recherche d’authenticité rend la SCAPE fondamentalement incompatible avec toute activité qui, comme la chasse-loisir, tue ou terrorise la faune. Elle se pratique dans des biotopes préservés ou restaurés, où la biodiversité tend vers un équilibre naturel et où la faune peut être apaisée.
La Scape defend la création d’un droit d’eden pour choisir librement de rétablir la biodiversité ou de continuer à la détruire.
Les clubs seront encouragés à créer un biotope local afin que chaque commune ait son lieu d’observation, comme elles ont leur stade de foot.
La scape est une activité…
PHILOSOPHIQUE
La SCAPE considère l’observation comme un art de vivre.
Dans son film La panthère des neiges, Vincent Munier montre que l’observation ne consiste pas à « consommer » un territoire, mais à y habiter pleinement par la présence.
Sylvain Tesson y découvre la différence entre avoir fait un lieu et y observer la faune sauvage.
Cette différence, sans être explicitée, devient évidente pour qui pratique la SCAPE.
L’observation n’est pas une contemplation passive. Elle s’effectue, comme chez l’animal sauvage, avec tous les sens en éveil, par une immersion complète dans le paysage.
L’observateur n’est pas situé en un point fixe.
Il est partout à la fois.
Il sait quels animaux sont présents, où ils se trouvent et ce qu’ils font.
Il comprend les interactions entre chaque espèce et son environnement.
Il connaît, parfois sans les voir, les formes de vie qui l’entourent.
Il peut anticiper les événements.
Apercevoir furtivement un prédateur se faufiler derrière un rocher et savoir qu’une proie se dissimule derrière la crête d’une colline permet de comprendre, sans les voir, quand et comment l’attaque va se produire.
C’est là toute la science de la SCAPE.
Elle repose sur :
- l’observation attentive des détails ;
- une représentation globale de l’environnement ;
- une connaissance approfondie de l’éthologie des animaux acteurs de la scène de vie sauvage.
La philosophie centrale de la SCAPE est de faire la paix avec la faune sauvage.
Il ne s’agit pas de protéger de loin, mais d’interagir par la non-prédation, l’observation, la compréhension et le respect.
- Observer pour comprendre
- Immortaliser pour transmettre
- Protéger pour durer
La SCAPE vise à retrouver une place active et harmonieuse au sein de la biodiversité, comme des participants éclairés et bienveillants de l’écosystème.
La SCAPE est à la chasse ce que la paix est à la guerre.
Les deux existent en opposition conceptuelle et ne peuvent coexister simultanément.
Il s’agit d’un choix politique.
La SCAPE se garde des interdits.
Elle n’émet pas de jugement sur la chasse alimentaire.
Son éthique est en revanche incompatible avec le plaisir de tuer.
La gestion de la faune sauvage telle que la conçoit la SCAPE tend vers un équilibre naturel.
La SCAPE ne reconnaît ni gibier, ni nuisible, ni animaux dits utiles.
Pour les scapeuses et les scapeurs :
- tous les animaux autochtones sont déclarés respectables ;
- aucun ne devrait être déclaré chassable ;
- les animaux sauvages ne sont pas res nullius, mais un patrimoine de l’humanité.
Vivre sur la planète Terre impose de vivre avec celles et ceux qui y vivent également.
C’est aux humains de s’adapter à la biodiversité, et non l’inverse.
Il s’agit d’une question d’éthique, mais aussi de survie.
L’extermination des prédateurs afin de favoriser la multiplication artificielle des proies constitue un crime contre la nature et contre l’humanité.
L’être humain n’est pas un dieu.
Il ne survivra pas à une nature transformée pour le plaisir de quelques-uns.