Avec l'abolition de l'esclavage, les pays occidentaux ont acquis récemment la notion d'étique dans leurs décisions politiques. Il existe encore quelques exceptions pour les actes de barbarie auxquels participent les parlementaires et ministres.

Les plus connues sont la corrida et certaine pratiques de chasse comme la vénerie sous terre.

Les spectateurs de corridas éprouvent sûrement les mêmes émotions en voyant un taureau se faire torturer à mort, que les Romains lorsqu'ils assistaient au spectacle de cirque ou l'on massacrait homme et bêtes. Si au nom de la tradition, ce spectacle perdure, notre législation interdit les autres actes de barbarie. Il est probable qu'il y aurait autant d'amateurs pour une exécution avec de nombreux supplice. La volonté politique par la loi est le seul moyen de faire évoluer les mentalités sur le long terme. C'est ainsi qu'ont été abolis les combats de gladiateurs, les exécutions publiques et l'esclavage et ce n'est que comme cela que seront abolies la corrida et les chasses barbares.

S'en prendre aux aficionados ou aux chasseurs est inefficace. Ils pourront toujours prétendre qu'on ne les aime pas parce que on ne les comprend pas, qu'on n'est pas légitime pour critiquer leur éthique, ou sortir le joker de la tradition.

Les sachersdimages ne demanderont pas aux politiciens d'être pour ou contre la chasse, ils leur demanderont de choisir quel niveau de violence ils veulent dans nos sociétés futures. En ayant le choix d'être pour la chasse ou pour les sachersdimages, Ils pourront choisir sans être contre aucun électeur potentiel.

Le législateur pourra réprimer la chasse, comme il réprime les rodéos urbains. Ils ont les même nuisance et la chasse est bien plus dangereuse.

On ne peut pas, simultanément sanctionner des actes de barbarie sur un chien et favoriser ces mêmes actes sur un renard ou un blaireau. Pour l'animal c'est de la bêtise (ou de la discrimination), mais pour l'humain c'est toujours une formation à la violence sociale de demain.