l’opposition technique

L’exemple de La SCAPE montre la voie : seule une opposition techniquement armée peut espérer faire évoluer un système verrouillé depuis des décennies. En développant des compétences réelles en gestion de la faune, en écologie appliquée et en droit de l’environnement, elle déplace le débat sur le terrain de la compétence plutôt que de l’opinion.

Cette révolution méthodologique inquiète visiblement les milieux cynégétiques, habitués à régner sans partage sur leur domaine de prédilection. L’émergence d’une expertise indépendante remet en question leurs privilèges et expose leurs dysfonctionnements au grand jour.

L’échec de l’opposition traditionnelle à la chasse illustre parfaitement les limites d’un militantisme fondé sur l’émotion plutôt que sur la compétence. Dans un domaine aussi technique que la gestion de la faune, les bons sentiments ne suffisent pas : il faut des connaissances, de la rigueur et une vision alternative crédible. C’est exactement ce que propose La SCAPE, ouvrant enfin la voie à un débat rationnel sur l’avenir de nos écosystèmes.

Gestion de la faune sauvage

La biodiversité est le résultat, à un instant donné, de milliards d’années d’évolution.
Les humains sont un cancer de la biodiversité. La croissance anarchique de leur population entraine la destruction de la diversité des espèces et, sans doute, leur propre extinction.
La scape prône une gestion scientifique, éthique et durable de la faune sauvage, en rétablissant une biodiversité, proche de celle qui existerait sans les humains.
Elle conteste la gestion égoïste et archaïque de la chasse, qui fait perdurer les croyances dogmatiques de l’utilité ou de la nocivité des animaux sauvages. Ils sont le résultat de la sélection naturelle à laquelle les humains échappent. Ce sont les seuls vrais nuisibles pour l’environnement.
La croissance exponentielle de la population arrive à son maximum, elle commence à décroitre. L’économie doit s’adapter ou disparaitre avec les sociétés.

Droit d’eden VS droit de chasse

Depuis la Révolution Française, le droit de chasse est lié au droit de propriété du sol.
Le droit d’observer la faune, lui, n’a jamais été contesté, ni encadré. C’est un droit fondamental et inaliénable.

La loi du 3 mai 1844, est considérée comme fondatrice de la législation cynégétique, elle reconnait, qu’a priori, les propriétaires ne souhaitent pas que l’on chasse chez eux.

La chasse est interdite, sauf accord du propriètaire. Le droit de chasse est en fait un droit de « non chasse » qui ne peut être levé qu’avec le consentement du propriétaire.
C’est pourtant exactement l’inverse qui a été appliqué. Les chasseurs considèrent que, puisqu’ils n’existe pas d’autre usage possible de la faune sauvage, que la chasse, les propriètaires n’ont aucune raison de s’y opposer. Le droit de chasse est accordée par défaut, puisque le droit de scape, ou droit de non chasse, n’existait pas !

Cette invertion de la loi a été anticonstitutionellement grà vée dans le code rurale par la loi Verdeille. Cette loi oblige tous les propriètaires à faire don de leur droit de chasse à une association de chasse (ACCA).

La reconnaissance du « droit de scape » ou « droit d’éden » opposé au droit de chasse permet de rétablir le droit, pour le propriétaire, de choisir le sort qu’il souhaite réserver à la faune sauvage, sur sa propriété.
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La loi du 3 mai 1844 est la seule réglementation cynégétique qui reconnait un « droit de non chasse » prioritaire sur le droit de chasse.

« Nul n’a le droit de chasser sur le terrain d’autrui, sans son consentement préalable.» Ce que les chasseurs ont interprété comme « tous propriètaire est présumé avoir cédé son droit de chasse, tant qu’il n’a pas affirmé le contraire. C’est donc au propriètaire de faire savoir qu’il ne veut pas de tueurs chez lui !
Les chasseurs présument évidement, qu’il n’existent pas d’autres usages de la faune que celui de cibles. Ils ont qund même accepter de partager le terrain en tolérant quelques randonneurs, sur les santiers, mais les ceuilleurs de champignons et de marguerites sont de plus en plus considéré comme des voleurs.
Les chasseurs évitent de parler des scapeurs qui les culpabilisent en ayant bien plus de plaisirs que la chasse,  sans le plaisir de tuer.

En l’appelant « droit d’Éden » l’association scape définit ce droit par ce qu’il est et non par ce qu’il n’est pas : « un droit de non-chasse ».

Le droit d’Éden est le droit de pouvoir regarder vivre ces « choses qui n’appartiennent à personne » (res nullius) comme les définit la loi.

En absence d’alternative à la chasse reconnue, ce consentement a été considéré, par les chasseurs, comme acquis. scape rappelle que le droit d’admirer la nature ou d’observer la faune n’a jamais été interdit. Il s’applique sans autorisation préalable de quiconque. En absence de consentement express, à la chasse, d’un propriétaire, c’est le droit d’observer la faune qui doit s’appliquer.

La scape est le nom donné à l’activité et à l’association qui revendique et défend ce  » doit d’éden « .

scape exige que ce droit soit reconnu par la loi comme droit fondamental inaliénable,
afin de ne plus être remis en cause par le mépris d’une activité égémonique concurente.

L’observation de scènes de vies sauvages est incompatible avec la chasse qui terrorise la faune et met gravement en danger les pratiquants camouflés dans l’environnement.
Contacté pour savoir quelles dispositions l’état peut prendre pour assurer la sécurité des personnes qui pratique la scape, la préfecture conseille d’acquérir le droit de chasse et d’y interdire la chasse !
C’est méconnaitre la loi Verdeille qui oblige à céder ce droit à une association de chasse locale. Si l’association scape se déclarait en association de chasse, ses adhérents seraient dans l’obligation de passer le permis de tuer (permis de chasse) et de se livrer à des activités contraires à sa charte.